‹ Les contes des fsChapitre 2 sur 21 · I.KS F El'] S · texte numérisé non relu

I.KS F El'] S

])iiu\ ro lillc, (lavoir lardé si loiu^jlonips. » \À en disaiil ces fiiols, il lui sorlil do la boiiclic doux roses, <leu\ jteiies et deux gros diamants.

u Que vois-je là? dit sa mère tout étonnée; je crois qu'il lui sort de la bouche des perles et des diamants. D'où vient cela, ma fille? » (Ce fut là la première fois qu'elle l'appela sa fille. )

La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de diamants.

<i Vraiment, dit la mère, il faut que j'y envoie ma fille. Tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur, quand elle parle : ne seriez-vous pas bien aise d'avoir le même don?- Vous n'avez qu'à aller puiser de l'eau à la fontaine, et quand une pauvre feFiime vous demandera à boire, lui en donner bien honnélemeuL

— Il me ferait beau voir", répondit la brutale, aller à la fontaine!

— Je veux que vous y alliez, reprit la mèr-e, et tout à l'heure. »

Elle y alla, mais toujours en gr^ondant. Elle prit le plus beau flacon d'argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plutôt arrivée à la fontaine, qu'elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vêtue, qui vint lui demander à boir-e. C'était la même fée qui avait ap])ai'U à sa S(eur', mais qui avait pris l'air et les

10 1.1^ s Fi:i'S.

liahilsd'iiiH' i>iincessi', i»()ur xoir iiis(|u'()ii iiail la mal

honnêteté de celte fille.

(( Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutal(> orgueilleuse, pour vous donnera boire?, lusleinenl j'ai apporté un flacon d'ai-îent tout exprès |)our don.ner à boire à madame; j'en suis d'avis : l)uve/. a même si vous voulez.

— Vous n'êtes jvuèic lionnéte, rc^prit la fée, sans se mettre en colère. l']b bien! puis(|ue nous êtes si |)en obligeante, je vous donne pour don, ([u'à cluKjue parole que vous direz, il vous sortira de la bouche on un serpent ou un crapaud. »

D'abord que sa mère Taperçut, elle lui cria : « Eh bien! ma fille?

— Eh bien! ma mère? lui répondit la brutale, en jetant deux vipères et deux crapauds.

— 0 ciel! s'écria la mère, que vois-je là? C'est sa sœur qui en est la cause : elle me le payera. » Et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s'enfuit, et alla se sauver dans la foret prochaine.

Le fils du roi, qui revenait de la chasse, la rencontra, et la voyant si belle, lui demanda ce qu'elle taisait là toute seule, et ce qu'elle avait à pleurer?

« Hélas! monsieur, c'est ma mère qui m'a chassée du logis. »

Le fils du roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou

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six perles, o( aillant de diaiiiaiils, la pria do lui ilire

d'où C(da lui vciiail. l"]lloliii racoiila (oiile son aventure. ^ ^ ' Le lils du loi en devint

amoureux; et considérant qu'un tel don valait mieux que tout ce qu'on pouvait donner en mariage à une autre, l'emmena au palais du roi son père, où il l'épousa.

Pour sa sœur, elle se lit

tant haïr, que sa propre

mère la chassa de chez elle;

^et la malheureuse, après

avoir l>ien couru sans Irou-

\er ])ersonne qui M)ulùt la recevoir, alla mourir au

coin (rim bois.

AI01\ALlTi:S.

J/lii)iiiièlelc coule dos soins, Kl veul lin pou do ooniplaisanco ; Mais loi on lard elle a sa roeoniponsc^ . Kt sonvonl dans le loinps qu'on y pcnso lo nioin<.

I.rs diainanls cl les pislolos l'cuvmt licancdup sur los osprils:

(lopondaiil l(>s douces paroles Onl encoi- plus de luice. el sont dun jiliis ;;rMnd prix.

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