A PROPOS DE CONTES MAURES RECUEILLIS A BLIDA PAR M. DESPARMET
(M" 11 et 12)
Les deux contes maures de Blida, La Princesse Sang-de-Gazellesur-la-neige et Rubis, qui feront l'objet de ces remarques, sont, au fond, des variantes d'un même thème général : un objet précieux, trouvé par le héros, lui attire les plus grands ennuis et l'expose aux plus grands dangers. Nous avons déjà étudié autrefois ce thème dans les remarques de notre Conte de Lorraine, n° 78, la Belle aux cheveux d'or; mais les deux contes maures présentent de ce même thème des formes très particulières.
Ces deux contes sont, nous n'hésitons pas à le dire, des documents de première importance : ils fournissent, en effet, de nouvelles preuves, — et, entre autres, une preuve inattendue, — de l'existence historique de ce grand courant qui, passant par la Perse et suivant la marche des invasions arabes, a jadis apporté les contes indiens sur la côte barbaresque.