‹ Les contes rémoisChapitre 59 sur 98 · LE TRAVAIL INUTILE. IÎ · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL INUTILE. IÎ

Au moment donc où l'on croit qu'il repose,

Le vieil abbé descend à pas de loup.

11 les entend, s'arrête tout à coup.

Et, par la porte entr'ouverte ou mal close,

11 voit le moine occupé d'autre chose

Qu'à babiller. Il essayait un jeu

Cher à l'Amour, mais la fille innocente

Ne s'aidait point et s'y prêtait trop peu ;

Rien n'avançait. L'abbé s'impatiente.

Ouvre la porte et dit : « Cessez, morbleu !

« Ce ridicule et honteux badinage. »

Puis, se parlant : « Ah ! si j'avais son âge.

« J'aurais bientôt fait voir à ce nigaud

" Que de mon temps l'on n'était pas si sot ! »

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