‹ Les contes rémoisChapitre 68 sur 98 · LE LONDRES · texte numérisé non relu

LE LONDRES

Tout fut détruit. La femme triomphait.

Huit jours après, Alfred au lit bâillait, Dormait toujours, cl du lit s'échappait Sans dire un mot, mot si doux quand on s'aime.

La femme enfin s'en afflige et se dit :

« Il est certain qu'Alfred n'est plus le môme.

<« D'où peut venir ce changement subit?

« Serait-ce point, par hasard, du cigare?

u Si c'était vrai, j'eus tort d'en être avare. »

Dans un tiroir un vieux londrès restait :

A le fumer Isabelle l'engage.

Du bon cigare ô merveilleux effet!

Toute la nuit babilla le ménage.

Le lendemain Isabelle à grands pas Court chez sa mère, et lui redit tout bas Ce qu'un londrès est capable de faire.

« Si le tabac à l'homme est nécessaire.

« J'avais grand tort d'en priver mon mari : « Aussi, maman, Alfred dès aujourd'hui o Soir et matin fumera pour me plaire. »

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