if Pirle^'on quelque foii de QpELUi i
De plu* d« trenu Fuiillier»
BtdcplofdeeeiitCanlim,
Qjii court iey dcpuii un jour
Mit en pièce* toute» ce* Garda* .
De cet infortuné coupable ?
Tua tant qu'il n'«n tronva plu
Je tnnible h voui le rteonter.
El leur orta dea main* le ComTï ci QysLua.
Il auroTt eité na; *i ce Ameux coupable
Or 1-Mt , dit-on , conduit au Put de Nomi-
Se lut «Un tnuW capable
Le Mamui* d'Ejmicha , doutint que le*
[Ua»i„,
IMai* d'EipiHCHA ne l'eut que mort ,
N* poMcnt 1 11 fln perdn une li gnndo une,
Et ce que le* Anhen de* GaAXDi louu ni
Q)und clk le cnifnoh le moini.
rNA«o«-
Rtmuu beaucoup de Nobleaae
Avoicnt fait tout dabord qu'il» virent le combat
Du Toiiina» d'alentour ,
Avoit etté l-uiatainal
Alla fur le chemin l'attendre à aon retour
De ae* flli & de aa penonne.
iSo A Dan* un fàmeut duaJ.
583 303. — Du 34. Décembre 1666 (SubuohtJ.
185 Pour vous pouvoir entreteoir.
Pourtant 1' Impératrice , ft U fin , est venue Où depuis plus d'un an elle en vouloir venir ; A son gré Vienne l'a veue.
Son Entrée a charmé tes yeux 190 Des peuples arrivez de mille & mille lieux ,
Et fort contenté tout l'Empire.
C'est une Nouvelle i vous dire.
Menise , un certain Espagnol , A sevré le Roy Cathouqce i9> D'un Royaume dans I'Amerique ;
Il s'en fait , dit-on , Roy luy-mesme : est-il fol ?
Encore un coup , adieu , mon Prince ,
Car je n'ay plus rien da nouveau
Dont l'espèce ne soit fort mince.
*M On voit tous les jours croistre l'Eau ;
On &it observer la Police
Avec une exacte Justice ;
On tient toujours Paris fort net ;
Les Nuits y sont bien éclairées W5 Par les Lanternes qu'on y met ;
Règlement toutes les soirées
Personne n'ose aller sans feu.
Mais c'est trop lanterner , Adieu.
DE SUBLIGNY
EXTRAICT DU PuyiLiGB DU ROY.
Par Lettres Patentes du Roy, signées & scellées du grand Sceau de cire jaune , en datte du quatorziesme Avril 1666 , il est permis à Alexandre Lesselin... (/^oy* Amv /, col. pof).
A Parit, CIttj AltKtnJn Laielia, «■ «m de la nu Daitpinmt, Jttaal U Ponl-waf.
19] J Et c'ctt unt Nouvel]* t dir*. | 196 ^ Il tit fpl.
{A Li Muic d« Cour 1666 (voy. tome t , co). 909), pp. *4j-*ji. B U MuM Dauphinc 1667 — 3B1-190.
C U MuK Diuphin* 166B —
.yGOQl^lC
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pai Chakiis ROBIHBT.]
Du s6. Décembre 1666.
C'est trop taire Quartier , Belle Altesse , aaz Douleurs :
Le Coeur d'une grande Héroïne
Ne souffre pas qu'elle s'obstine A pousser des Soupirs & répandre des Pleurs. L'Amour voudroit aussi vous voir d'une autre sorte Employer ces beaux Jours que le Dueil vous emporte Par Exemple à refaire un aimable Héros. Pour te Bien de l'EstaC & vfitre propre Gloire , Faites viste ce Coup : on le juge à propos ; L'on en fera parler ta Suite de l'Histoire. Et cependant voici vôtre nouveau Tribut ,
Après ce beau petit Début.
Précieuse & grande Henriette , On espère que la Diétk
'ï Fera du Bien aux Polonois Ptus que celles des autres fois.
En ce Lieu, l'on éleut n'aguere Un MARécRAL, lequel sçait plaire.
Appelle le Sieur CJbosski .
«►Qoi n'est pas un Je ne sçai qui , Mais un tres-galant Personnage Intelligent , courageux , sage.
Les Nonces, comme bons Amis, Furent . dit-on , en suite admis
*S A baiser la Main ft leur Sckb , Apres que Luy, qui sçait bien dire ^ entens ce brave Maréchal) , Eut fait un Discours fort légal.
U fut suivi de la Harangue
JoEncor d'une autre belle Langue , A sçavoir du Grand Chakceueb Dont l'on bit un Cas singulier ; Lequel , par de dignes Semonces , Convia ces Messieurs les Nonces
)J A s'acquiter de leur Devoir De tout leur ctsur & leur pouvoir.
Or, ayans promis de le faire , Nous verrons un peu cette Affaire.
Mais les Poiokois sur les Bras 40 Ont encor d'autres Embarras , Car ils ne sont pas encor quites D'Affaire avec les Moscovites , Et l'on écrit de Lieux divers Que leur TnArrÉ va de travers , ' 4} Ces Drôles estans moins dociles Depuis qu'ils ont dedans leurs Villes Etoufë i intestin Discord Et même conclud leur Accord Avec le Goth & le VandalK .
jo Qui rend leur fierté sans ^ale.
Un Pbincf, nommé Locôdis, in>bfa™iii| Par des Complimens bien construis.
Ayant salué , dans Scot-Vienne , L Impératrice Autiiichienne ,
59 Lui présenta maints Cavauers En bonne mine singuliers, Dont estoit le Seigneur Ignace' '
- Qui , seulement pour la grimace , Voulut paréstre iNcoGNrro
60 Et passer là pour un Z*ro ,
ns,i,z.dbvG00i^lc
ao3. — Du i6. Décembre 1666 (Robinst).
Devant la Reyne de son Ame.
Mais bientôt à l'illustre Dahe Il découvrit , le Chapeau bas , L'humble Esclave de ses Appas.
^5 Elle , de parole &. de geste , Dans sa gloire fit la modeste , Et receut des mieux dans sa Cour Son noble Prisonnier d'Amour.
Ainsi donc , en cette Avanture ,
7«Tous deux , de bénigne Nature , Se traitans fort humainement.
Ils entrèrent ensemblement Et seuls , dans un Lieu de retraite.
En Conversation secrette ,
7S Qui dura l'heure entière au moins.
Or , quoy qu'ils fussent sans Té-
[moins,
On sçait à peu prés ce qu'ils dirent.
On sçait à peu prés ce qu'ils firent.
Ils se parlèrent du Damier,
•* Et même ils purent y jouer , Car on avoit , en belle same , Pour lors la Principau Danb.
Quoy qu'il en fût, une heure après, L'Empereur quittant ses Anraits ,
S5 Elle parut comme une Amante Fort satisfaite & fort contante.
En cas qu'un Tiers soit survenu
(Ce qui sera bientôt conuj
Dans leur première Conférance , 90 Comme 11 n'est pas hors d'apparance,
Le Baska de Bude vraiment
Pourvoid non moins diligemment
A tout le petit Equipage
Nécessaire pour son Ménage , 95 Envoyant même un riche Bers
Pour bercer le beau petit Tiers.
Cette chose est assez comode ,
Et ce devroit estre la mode [joints.
Que , dés qu'on verroit deux Con- ■•0 D'autres prissent ainsi les Soins,
Par obligeante prévoyance ,
D'envoyer avec diligence
Tout ce qui pourroit convenir
Au petit Poupon à venir.
■01 Mais , las ! il est de si sots Hommes
Dans le ficheux Siècle où nous
Qu'ils ne pourroyent voir un tel soin Sans en.avoir quelque 'îintoin , Et, d'autre pan, la Médisance
■•Est n maligf^e que je p«ise Qu'elle gloseroit sur ce Point.
Bien donc , qu'on ne le fasse point.
De la CrrÉ du rres-SAinx Hohhe (C'est comme qui diroit de Rohb)
15 On écrit une Nouveauté Qui vaut la peine , en vérité , D' estre dite & d'estre écoutée.
Peut-estrc vous l'a-t-on contée ?
A tout hazard je vous l'écris ,
■o Comme je la sçais d'une Iris Laquelle a beaucoup de mérite , '
Et de la sorte me l'a dite.
Des MoYNES de Caiuldoud A Frescati faisans leur Nid
>5 (Ou bitissans leurs Monastère) , Comme on poussoit & fonds l'Affaire Et qu'on fouiUoit des Fondemens , Vieux tout au moins de deux mil
[ans.
Un Bruit sourd, donton s'émerveille,
>o S'oid & met la Puce à l'Oreille [leurs. Tant aux Moines qu'aux Travaîl- Ceux-ct pour lors font les baîUeurs, Et ne vont plus (voyez l'adresee) En Besogne que d'une fesse.
)5 D'où vient cet Engourdissement ?
C'est qu'ils croyent très- fermement Que ce Bruit indique une Cache Où quelque beau Trésor se cache , Et qu'ils désirent fort eotr'eux
)■> Qu'il ne se montre qu'à leurs Yeux. Mais leur finesse est apperceue , N'estant que de fil blanc cousue , Et les Patres , plus fins que niais , Les font agir de si bon biais
15 Qu'enfin on trouve le Mystère .
Mais tout autre qu'on ne l'espère.
On apperçoit dans le moment , Non sans beaucoup d'étonnement .
Deux LuMiÉRKs qui s'étei^rent
>« Sitost que l'Air elles sentuent 1 Et c'estoyent de ces vieux Romains , De ces grands Hommes plus qu'hu- [mains.
Deux des Lampes iMCONBnsnBLHs , Immortelles, inextinguibles,
>s Dont le Secret meurt avec eux.
Or. à la lueur de ces Feux , Reposoit leur fameux Camille, Dont la Gloire en l'Histoire briDe.
3o3. ~ Du a6. Décembre 1666 (Rounbt).
16a Dont VaspecCMt St eocore peur A cette Troupe Spectatrice De sa Personne Dictatrice, Qui. (Un> ces Ombres de la Mort .
Sembloit mSmc braver ie Sort.
165 On le coQUt i deux Médale* Valu» plus de cent Richedoles , Où son Buste & sa Qualité Eatovent d'un & d'qutre Coflté.
Et c est comme les plue grands
[Hommes
■70 Depuis Asui, mangeur de Pommes, Ont vu nnniner leur Destîo Et comme passeront enfin (Nécessité certo un peu triste] fpiste.
Tous eaux qui viendront sur leur
17$ On discourt encor de Débats , De FactioiM & de Combats .
Dedans le Royaume d'Ecosse Où croissent peu de Pois en Cosse.
De* Brouillons se sont gendarmez ,
1 8a Et , ce dit-on , marchent armez De FauU & de grosse Massue , Criant par tout : mort , teste, tue 1 Mais on ajoute neantmoins Qu'on prétend avec quelques soins
■ 85 Dissiper leur fiere Conorte, Et qu'on s'jr prend de telle sorte Qu'on a déjà tué cinq cens De leurs plus vaillans Combatans.
Le dernier Mardi , fut bénie 190 Avec grande Cérémonie ,
{Gnlltaiiiupar l'EvESQUE I>E PÉKICQEUX ,
L* Bon] L'Egji^ gu Bâtiment pompeux
Des AcansTiNs portans Sandale ,
De qui l'Ame est toute Royale.
19s Le jour d'après , où le Soleii.
Voulut éclairer l'Appareil ,
[HndanUfiIotre ArCHEVESQUE V£hÉRABL£ ,
PinAta] D'une prestance autant Papable Que soit aucun autre Mortel,
"ooAu Maître & magnifique Autel .
Célébra la première Messe, D'un air qui . je vous le confesse , Comme on conott sa Probité , Vous inspiroit la Pieté.
*o{Au reste . une grande Musique .
Sous Fexdimand, Maitre authentique.
Faisant des Accords tres-charmans Et des Voix & des Instrumans , Du Spectateur charme l'Ouye
110 Durant cette Cérémonie ; Si bien que chacun s'en alla Fort content d'avoir esté Ift , Hors deux ou troisqui, sans resource.
En ce Lieu, perdirent leur Bource,
l'ïQue des Filoux devorïeux ^r Mie mirent devers eux.
Mais & quoY pensé-je ? j'oublie Le Point qu'il faut que je publie :
Que le PEitE de nôtre Roy ,
210 Ayant réduit dessous sa Loy Le Boulevard où I'Herbsie Entretenait sa Frénésie, Comme il estoit des plus pieux , Etant de retour en ces Lieus
"S Apres cette pénible Guerre, Fut poser la Pkehiere Pit^nitK De ce beau Temple , sous le nom (Qui le rendra d'un grand Renom) De Nôtre-Dahb dk Victoire,
3JO Ce Prince consacrant la Gloire De ses plus célèbres Explois A la Reyke de tous les Roys.
C'est ce que Louis Quatorzième , A son Exemple , fait de même ;
'îi Et c'est d'où vient à cet Estât Tant de Bonheur & tant d'éclat.
Monsieur Colbert de Sawt Pou- SujBT d'une haute Louange [ange , (On en jureroit sur le Nom'),
»4<'Est digne Evesque de Mascon.
Chez les Reugieus d'un Ordre Où l'on ne trouve rien k mordre , Vivans saintement & mon gré . p
Ce nouveau Prélat fut sacrf
345 Avec beaucoup d'éclat , n'aguere , Comme il sied bien en tel'Mystere.
Tout alla d'autant mieux aussi Qu'un Père, nommé de Fuaa .
Qui surpasse tous les Génies
150 Pour de telles Cérémonies , S' estoit meslé de Celle-là , Et je dis tout, disant cela.
Non, ce n'est pas encor tout dire.
Car je trouve , achevant de lire
35s Le Mémoire qu'on m'a donné ,
ao3. — Du 36. Décembre t666 fRoraWr).
Que d'on tre*-opulent Disné HuGteurs Gens ft Teste fendae Furent régalez à l'issue 1 Entre lesquels , au premier rang , ï6o Estoient rEve«<jue Consacrant Et les deux Assistans , je pense ; Et voila tout en conscience.
Voilez dire un Dkpkofdiidis Pour le Sieur Marqdis de Sodkdu.
»6s Enfin , ce brave Personnage , Eq I'Ah quatre-vingt de son Age , A succombé dessous Clotoh Qui , las ] lui serroit le Bouton Depuis mainte & mainte Semaine ,
170 Perdant son escrime & sa peine ,
Tant dudit Seigneur de Sourdis
Les Jours se trouvovent bien ourdis.
Mais , comme il faut que tout tre-
[passe
Et, bon gré, malgré ses Dents, passe
S75 Dessous Ta Pâte de la Mort , Bien qu'il fut courageux & fort Et qu il sceût si bien se défendre , II lui fallut , Mardy, se rendre.
Son GoaVEKMEMXKT d'OlLÂUtS
sSo Vaqua dedans le mesme temps
Au Rot qui voudra le demande ; Je ne croi pas que j'y preteode.
L'auguste Bàlet des Nsor Ststras , Où 1 on void d'excellens Danceurs ,
1B5 Divertit toujours à merveille
La Cotnt des Cours la nompareille , Et , parmi les Obists poupons Lesquels font Ui des Pas mignons, Tonssi , cette Grâce naissaote, ^^
190 De plus en plus est ravissante; „^
De riKHNE, qu'on ne sçauroitvoir *k, Sans mille Attrais appercevoir, "'^
Dedans sa Danse para telle Qu'on meurt de dancer avec Elle,
195 Et du LnsxK , I'Abtkk LoaSAni n^S
Qui des Cœurs s'empare soudain . ^^ Par sa belle & forte Influance , Les prend lUec comme en Cadance.
Divine Altesse à qui j'écris ,
joo Vous s^vez tout ce que je dis ; Mais, comme ma Lettre est puUique, Aux Lecteurs aussi je l'indique.
Sur ce , je ferme mon Cornet Jusqu'en Six cens soixante & sept.
305 Et par là , sans la Date mettre , 0;i peut voir de quand est ma Lettre.
; PariM . Ckt^ F. Mnftt . n
! JtU Harpi, tuxtrtit Ktts. Aue PriviUgt in Kaf.
(Biblioth. nit.. U* . 11. Rit- ~ Bibliolb. Mutrine, 196. A*
— Bibliotti. de l'Anenit, B. L. liSoi.
— Biblioth. de M. le Una Jamei de RMbi^ild.)
4 bKS LErntBs en vers de l'année 1666.
.yGOQl^lC
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pas Chakli* ROBINET.)
Du 2. Janvier 1667.
Bon Jour, bon An, belle Princessel Puissiez-vous , selon mon souhait, I^sBCT tout ce Soixante & sept Avec nne pleine alaigressc.
$ Que les Jeux , les Ris , les Amours Fassent pour Vous de tons les Jours Une Trame d'Or & de Joye ; Que tout j âate vos Appas Et <iue, même en Hvrer, on voye •o Les rieurs y naître 'soub tos pas I
Mais ce n'est pas assez encore ; Si le Ciel écoute ma voix'.
Vous antez un Fils dans neuf mois , Plus beau que l'Enfant qu'on adore.
■5 Auguste & noble Sans des Dieux , Voilâ queb sont mes inates Vœux Pour Vôtre Altesse sans seconde ; Apres quoy, je vais parcourir Presque toute la Terre & l'Onde,
3a Et de cent Peuples discourir.
Dans les Irdbs Orikntales , Comme dans les Occidbktales , On se donne maints horions Entre diverses Nations ,
*S Pour la Canelle & pour le Sucre , Dont il se tire un très-beau lucre ; Pour la Muscade & le Petun , A présent aimé d'un chacun ; Pour le Girofle & le Gingembre,
^Pour le Corail, l'Ivoire, l'Ambre, Pour l'Indigo , pour le Coton, Dont un Coussin est assez bon ; Bref , pour Diamans & pour Perles , Qui n ont pour rime que des Merles.
» Mais on dit que certams Framçois Sont lA du CoHifKRCE les Rois ,
' Et, quoy qu'on puisse faire ou dire. Qu'ils ne font que batre, (]u'en rire.
Et , pour tout dire rie à rie ,
40 Tirer le Profit do Trafic.
Ceux que Sauvages l'on appeUe , Peuples de nature cruelle , Les Iroquois & les Japons , Au lieu de Perdrix & Chapons ,
4j Font souvent servir sur leurs Tables, Dans- leurs Banquets plus délecta- LeS'Hommes lardez & rôtis, [blcs, O quels Mets ! ô quels Appétisi Chez ces gloutons Antropopfaagcs
5« N'allez pas , si vous êtes sages Et si vous voulez que les Vers Quelque jotir cKsséquentvos chairs.
Les Cmnois, autres Gens barbares.
Ennuyez du Joug des Taktarbs ,
5ï Qu'ils voudroyent tous voir au Car- Lies devoyent, Il ce jour de l'An, [can. Donner au EMable en bonne Etreine Je suis présentement en peine De sçavoir ce qu'ils auront fait ;
^Mais cependant, mov, de bon hait.
Ces Chinois au Diable ^e donne Et pour néant les abandonne , Pour n'avoir pas en temps & lieu Voulu se donner au bon Dieu
6j Par les soins & par l'entremise Des Ministres de son Eglise.
Le Puissant Prince & grand MoQOB, Sans prendre hors de chez luy l'es- A tout ce que le Coeur avare [sor, 7« Peut souhaiter de ricâe & rare :
.X^'OD^^Ic
S(>4* — Du 3, Janvier 1667 (RoBiKer).
Les Perles , l'Or, tes Diamans ; Ses Palais , ses Ameublemens Sont tous brillans de ces Richesses > Et telles en sont ses largesses , 7S Que , ce dît-on , ses Courtisans Sont accablez de ses Présens.
Les Vaillans Peuples de la Perse, Dont fiit Roy défunt Art*xekc£, Etoîent venus sur les M akoms SoAvec de grosses Légions , Pour reprendre leur Bàbylônx; Mais ils ont; tout du long de l'aune.
Eté pour lear peine batus , Et leur grand Soput £nt tktds ; 85 De telle sorte qu'il enrage , Apres un tel desavantage, i.'ïîLi ^ "™''" poussé vers Baodedet, tu]*<i« A ta mal'heure, son fiidct.
Bibjlinia.
Cealii(AHoiuouTiiRcs(iln'iiiiporte) 90 Font de grands Projets à leur Poktk. S'il faut qu'Us en viennent à bout, vMMu Ceux de Saikt Marc sont mat par Je les vois privez de Caksik [tout : Et de toute la Dauutie , 95 Et peut-être Eux mis dans les Fers . Ce qui aérait un grand revers.
Mais , avec un Si , par merveiUe , On mettroit dans une Bouteille La Terre & les Cieux à la fois ; ■M Et, pour perler meitteur François , Si la Bouteille peut lufBrc, Le Miracle s'en va sans dire :
Mais Si... vous m'entendez. Lecteur, Sanc trop faire le Raisonneur.
'M Les francs Tau pi ni de Moacovrrss, Vouiaiu étendre leurs Limites De l'un ou de l'autre ceaté , Cemise ils ont conclud leur Traité Avecque la Gzmt Sdédoisb ,
I lo Veulent avec la Polomoiss , Ce semble , encore ferrailler Et. c'est à dire, batailler; Prétendans que son Mal redouble Et pouvoir pesdier en Eau trouble.
■ >s En «niet, cMte Natioh
Ect toujours dans t'emodon ; EUe a certaine Intempérie Dont l'on ne peut la voir guérie , Et cela luy vient , ce dit-on ,
■ïoD'uil Mal nomjnj l'EtEcnoif, Mal tout'à-faît symptomadque :
On m'entend sans que je m'explique.
Pour promrement la secourir Et , s il se peut , pour la guérir ,
■*$0n l'a remise à la grand' Diétb.
Sans donc que l'on s'en inquiète, Il faut attendre , & l'on verra Si U DiAte la guérira.
Les Dansu , par leur Aluamœ
'jo Notamment avecque la Fiuxcx , Qui n'est paa un mauvaii Appuf (Et plusiears pourroyont ««jour - Loin sur ce de me contredire; [d'iiay.
Assez justcinent le souKrire).
■35 Sont à couvert à cette fois Du HoDaAOAM des StràiMHS, Qui certe est un étrange Orage, Qui mit à deux doigts du Naufrage, N'aguére , ce Rotadhe^U
■40 Et fécorna , par-ci , par là, D'une manière assez notable Et (]ue je croi peu réparable.
Mais laisEons-t les maux paisex ; C'en est «or ce Chapitre assez.
145 CesSuénois, Gens plus beUiques Dix mille fois que pacinquts, • Cherchent par tout maille à partir.
Et BaâiiEN l'a bien sceu senrïr.
Ah 1 des Voisins de telle soru i}«Sont bien ftchcux. la Diantre em- (porte.
Et prés d'eux on est peu certain D'avoir , comme on dit. Bon Matin.
Les liivÉïtuvx. dontlesAiGLBt [gles Se trouvent beaucoup moins Espié-
'5ï Qu'ils n*én>yent dessous les Rouains. Sont d'alaigresse aujourd'hui pleins De voir leur jeune Souveeainb , Car, enfin , la chose est certaine Qu'à son Illustre Epoos , Illec ,
1 60 La Bette a dit Salamalbc , Et qu'à VnofNE . fort décorée ,
;,Ca)i>^1c