Du i. iasrier 1667 (Romhbt
Ils oat tons deux fait leur Entk^ , Si bien que I'Inpàntc à présent Est , par nn Sort aiMz plaisant , >6ï Selon maints Am tous confonnes, . ImpAutkjo dam les Formes.
Les HoKuaBs & les Musuliums Ont de* Rises à tous momens , Et , par eflct d'Antfaqwthie , ■70 Faisans de la moindre poutie Ou d'une Mouche un Élephan , Ils mettent leur Paoc i I'Enca».
Les belles Pkovinces Unu , Que gouvernent de p^nds Génies ,
17$ Font préparer leurs Osts Sotans Pour rentrer en Mer au Printemps , Si la Paq n'a baoni la Gdsrke Qui lea brouille avec rAK(H,BrBuiE.
Ce que l'on espère , la , la.
iBoMais elles ont. outre cela.
Leur grand DînetantpourrOKÀNGE, Lequel tire en langueur étrange.
La DiLOTAVTÉ des Ah<h«is Envers le meilleur de leurs Rots
iSj A fait choir sur leurs Cbeb coupa- [âes Plus de trois Flbaox redoutables.
Mais il en est un qui leur plait , Je ne sçais par quel Interest :
Vous m'entendez bien, c'est la Gma-
■90 Et, tâcbans d'oster de leur Terre [rk, La Peste & la Famine enfin , Ils donnent 6 l'autre la main , Encor qu'elle leur soit contraire.
Peu je pénètre ce Mystère ,
195 Mais je plains fort le Potentat Qui soutient le Fais d'un Estât Que l'AsPECT ennemi des Astres Rend sujet ft tant de Desastres .
Et je conjure tous les Dieux
K» De le rendre un peu plus heureux.
Le Vénitien magnanime ,
Que beaucoup j'aomire & j'estime
De soutenir depuis trente Ans
Tant de hideux Mahomsians ,
*o5 Nonobstant les Bruits de la Porte .
S'api^hiiie de la bonne lorte A ses nulîtakea Apprestx, Dont la pluspart sont déjà prssts , Pour éprouver, sî-t6t que Flore 10 Fera ses beaux bouquets éclore , S'ils seront lors des Ennemis Aussi machtns qu'ils l'ont promis.
' LcPkRB ALBXUlinBSXFTlblB,
Qu'on croyoit ft son heure extrfime , 5 A baisé les Mains à la Mort . Qui pentoit terminer son Sort.
Ce cher Sdccesseur des Apôtres Dort , mange'& boit comme tes au- Et de Grana Vicairb de Dieu [très , ip Fait les Fonctions en tout Lieu De façon vigoureuse & brave.
Qu'on tienne donc clos le Conclave, Et que Papables Cardinaux Pour le présent soyent en repos.
M5 Naples est toujours allarmée Tant par sa Montagne enflflmée Que par ces Garoemeiis maudits QoeTon appelle les Bandits.
Les PoimiGAis ne sont en peine
130 Que de bien divertir leur Rxtni , Qu'ils regardent, en vérité , Ainsi qu'une DiviNrrÉ Parmi-eux du Ciel descendue.
Tant elle est de Charmes pourvue ,
>Si Qu'on ne conessoit point chez eux Avant qu'avoir vu ses beaux Yeux.
Ah 1 que leur Roy, qui porte Fraize, De la posséder doit estre aise !
Il l'est aussi , comme je croy,
MO Mille fois plus que d'estre Rot, Et n'estime plus sa Couronne Que pour en parer sa Personne Et mieux menter l'amitié D'une si charmante Momâ.
S45 Aussi, vous pui-je bien apprendre. Qu'il a dessein de la défendre Avec plus d'ardeur que jamais , Et cela je vous le promets.
Les Espagnols, sous leur Reobmti, s;«Dans les Affaires tres-ardente ,
ao4> — Du ». Janvier 1667 (Roaiin'].
FeroDt iiuii pour l'en sevrer.
Je puis de même l'asieurer, Tous tes efforts imaginables , . Car je fais, plus d'estat de Fables,
>JJ De Songes & de Visions , Que des Négociations Qui se font par quelques Personnes Pour l'Union de ces Couroknks , Et chacune fait ses Apprests
s^ Pour la GoBUtB & non pour la Paix.
J 'ay fait use aases longue Traite ; Il est boa de batre en retraite En disant ce mot des François , Qu'ils sont, sous le plus grand des 165 Une Nation triomphante [Ron, Et de toutes parts Sorisaonte , Dont certes le Sort , des plus doux , Leur hit par Mut mille Jaloux.
Princesse, qui parmi les Sceptres estes née. Voila comment du nouvel An Je vous ay consacré la première Journée. Je conjure le Ciel avec un grand élan Que j'en puisse autant dire en la prochaine Ajinée.