APOSTILLE
Je donne Avis que chez Ribou , s7)Qui demeure vous voyez où .
Aq Pitits, Tls-l-*lgli laliit* Chaptil», gt t linif* SuatLoili
On débite le Licantrope , Non , c'est l'amoureux Misantrope Lequel (ronde si bien les Gens Sur les honteux Vices du Temps , iBo Qu'il n'est point d'Ecole de Sage Ob l'on profite davantage Que dans son merveilleux Chagrin ,
De fine Morale tout plein ,
Et , si sur' la Scène on l'admire ,
ji; Il n'est pas moins charmant A lire. Le Médecin ftàt malgré luy. L'un des habiles d'aujourd^hay, Notamment pour le Mal de Rftte, Qu'il guérit mieux qu'un Hypocrate
190 Avec son admirable Jeu , Se trouve encor au même Lieu , Et l'on conét par sa Lecture Que dans tout Genre d'Ecriture, Molière , de tous deux l'Autheur,
39s Est un admirable Docteur.
M Paru . Ch? F. MuiÉil, n
U la Harfit, aux Traà Km. Avtc Prniligt it R
(BibIJoth. TMt.. U*. il Kéa. — Bibliotb. Miurinc, 196. .
— Biblioth. del'Anenit, B. L. nSoi.
— Biblioth. de M. le bxren Junc* de RotbKhiM.)
.yGOQl^lC
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par ChÀrii* ROBINET^] Du 9. Janvier 1667.
Madake , arcc plaisir j'ar sceu que VAtrc Altesie Avoit repris son rang au Balet des neuf Sœurs Et qu'sTecque des E^ triomphàns & vainqueurs D'autour de vous enfin vous chassiez li Trlstetie. O que vous faites bien de la licencier
Et de ne pas l'associer
Avec vos Appas davantage I Qu'elle s'en aille lulleurs &ire société
Et qu'en vdtre florissant ige Vdtre grand Cœur jamais n'en soit inquiété I
Ce n'est pas un Poste pour Elle Et , M je l'y revoy, je luy fcray querelle.
Mais, pour revenir au Balet, Le Tour galant assez me platt 15 De ndtre nouvelle H^roInb , Qui , survenant ft la sourdine , Comme on dançoît ledit Balet, Fit défiler le Chapelet Et cesser toutes les Entrées
10 Qu'on avoit si bien préparées , Afin qu'on l'allftt recevoir Ainsi qu'il étoît du devoir.
C'est ce qu'on fit aussi , je pense , Avec beaucoup de diligence
11 Et non moins d'exultation.
Mais , pour en faire mention Dans un stile plus historique , Au Lecteur ainsi je m'explique.
DuiAKCHE , second jour de I'Ak , jo Apres quelque amoureux Elan , C est à dire douce Tranchée , La RsTNB se veid accouchée Fresques dedans un tourne-main Et par un tres-hcureux Destin , P^m^j, D'une gracieuse Puncessx , proos] Qui remplit la Cotra de liesse.
Il bisoit , certes, beau la voir; Et , comme Elle naquit le soir.
On eût dit, aux douces himléres.
40 Que poussoyent ses tendres paupières Et mêmes à son air riant , Que c'estoit un Astre Ouaht Qui venoit , dans la Nuit obscure , Rendre le Jonx à la Natuks.
4J C'estoit une Grâce du moins (Au rapport de plusieurs Témoins) Qui découvroit , dés sa Naissance , Qu'Elle établiroit sa Puissance Dessus les plus Illustres Coeurs
;o Par ses Charmes déjà vainqueurs ; Si bien que la divine Rbthb Ne pouvoit feire aucune Etreine Plus agréable à nôtre Rot ( Et l'on en peut jurer sa fer ]
SJ Que d'une si charmante Fille , Où déjà tant de beauté brille , Après avoir ses Vceuz remplis Par le plus beau de tons les Fiu, Or, toutes choses préparées ,
60 Comme on commançmt les Entrée* Du Baixf des SauM d'Asosion , Où l'on oid maint bon Violon ,
La Bklle rompit la Partie Et voulut faire sa Sortie
65 Tellement que son cher Papa , L'ayant appris , laissa tout là Et courut avecquè ataigresse Pour luy témoigner sa tendresse , Dont , par de beaux perits Od-ais ,
7° Sans se mettre autrement en frais , Elle rendit grâce au grand Sirk , Et c'est tout ce que j en puis dire.
30S. — Du 9. Janvier 1667 (Rounst), 604
De demeurer k ce Spectacle :
Mais, par un mal-heureux Obstacle, Ayant des Affaires Ici , Il m'en fallut sevrer ainsi.
Mais j'appris de la mfime Belle , Comme un Ange spirituelle , Que l'excellente d'ÉuDiconirr, L'un dcfi beaux Astres de la Cour, Dedans ce Balet escarpine D'une manière tres-poupine.
Sans attendre le lendemain , On en fit par tout SAOtr Gbuuih ;
7J Dés le soir, de beaux Feux de Joye . Dont beaucoup de bois fut ia proye , Et des mieux auiai l'on sonna , Ou plutôt l'on carillonna.
Le jour d'après, Piunces, Princsk
SoGrandes & petites Altesses, [sbs , Et tous les Gens de qualité A la suprême Majesté , Ayant bien affilé leurs langues.
Sur ce point firent des Harangues.
■ii Divers Ahbassadeurs depuis, .
Comme en leur Devoir bien instruits.
Ont été sur le pareil Thème Complimenter le Rov de mâme.
Noe MaoïsntATe ont pris aua^ ,
90 A t'envi, semblable souci.
Et dans nôtre Putn , si aene , Avecque grand bruit d'Escopette Et Tintamarre de Canon , Qui parle un peu d'un plus beat ton,
95 Bref, par des reux &. dès Lanternes, Tant suprêmes que subalternes , . On a feu la aolemnité De rillnstre Nativité , Laqudk s'en va , d'afseurance , ■00 Mettre par tout ea Feu la Fuacs.
Mercredi . le cas est certain , Le Balet fut des mieux son Trrài , rJt' Il ^^'""S^ d'une P.uroaai.B »m(m1 Qu'on dît tant a fait joviale 1Û5 Et par iAouÉME feite exprès, Avflcqne beaucoup de prognSi.
EsMnt aUé voir, ce joêot même , Nôtre Gmjoa Pnent-DuBftiiK , Je fus Traymant loUicité 110 Par un* obUceaote Baisii 98 D* ««• Hithk*.
Du mois courant le Jour premier.
Le cçavant.ABiA li Teluer , Faisant son ëssat de la Cbaoui Dessus l'adorable MvSTdaE
■isQu'on solemoise en ce jour-lk, Monba les beaux Talens qu'il a Dajifl le pieux Art Oratoire , Et , ae couvrant à lors de Gloire , Fit d'une foule d'Auditeurs
ijfi Une foule d'Admirateurs , [ces, Dont n'estoyeiU ancunes Gens min- Mats, avecque nos premiers Pumcxs, Force Prélats & Docs-A-Pairs , Et des Prédicateurs experts ,
I jj Qui furent ravis en extaze
De soa Sennoo rempli d'emfBze , De maints Passages exceUens , Et de vrais , non de bux Brillans ; D'oti je puis tirer ce IVésage ,
140 Qu'étant d'aîlfaurs tout-A-fait sage, On en peut faire un grand PrAut, Pour servir l'EnLiaB & l'EarAT.
Je ne pas en œoo antre Epf tre
Insérer un fiart beau Chapitre :
145 Mais , mon cher LectjHif, le voici Et voua pourrez le lire là.
Le charmant Pwufps de Fuhck .
Nommé MoMsmm par excellence , Qui remplit l'un des prenûeis Rangs, ijoTinst l'autre jour, àSaint Laorens, Un Juif sur les Foirrs de Batëmk Et, par uo Bon-^eur tout extrême , Le nomau Pigum>lAiins.
Mais ce plus fortuné de* Jm&, 1 j5 Avec PASkAiH de tdle ganw ,
Eut . pour sa MuauniK , une Dame Dont à la Cour on fait grand cas Pour ses Vert» & sea Ajppë» t C'eM la DscHMH de Notku ,
'^.OOQ
6o5 aoS. — Du 9.
lâo Qin > es dh-wi , JMBu* M piaille Et de cfascsn gai^c le coeur Par une attrayante douceur.
Mais poursuivons nOtre Curl^re Par qudque Nouvelle émingére ,
16$ Pour satisfaire à maintes Gens Qui àt pareils Mets sont fHans.
Le MoscovrrB , eniîn finale , Estant d'humeur moins martiale , Préfère A tous douteux ExplcMs 'T> La Pais aree le PouoKois j El l'Affeire s'est consommée , A ce que dit la Renommée .
Par un fort ample & beau Tiurrt , Qu'<m a meurement concerté.
■75 L'ExEAcrrc de la Polo««b , Lassé de Guerrière Besogne , A pris ses Quartiers doucement Pour r vivre tranquilement , Attendant, sans que rien l'inquiète ,
i»o Son Payement après la Ditra.
S'il a cette constance-là , O Dieux, quel changement vcrilA 1
Mais cette Dién, peu docile , Des Diéteurs échauffe la Bile :
185 Et , par un excez de chaleur, Leur cause un Esprit querelleur.
Qui pensa , comme on me l'assun N'asuére en foire ta rupture Et tait que l'on en craint encor,
190A la fin , un Gftcbeuz Transport.
De riHPÉRATMCE I'EnTRÉK
Fut d'une si longue durée Qu'à grand peine la pût-on voir Terminer du matin au soir,
i9sTant, en équipage fort riche
[Car, là, Personne ne fut chiche].
Il s'y rencontra des Seigneurs Pour luy rendre de pleins honneurs.
Tout ce que I'Indk ORiEtnALE
«w Dessus ses Bords pompeux étale Relevoit de sa Majbstï La jeune & ta fiére beauté.
Sur une Machine roulante , De naques d'Or toute éclatante.
1667 (RoBniKT|. 606
ao$ L'Empoko» , environ âtat pas .
Marchoit devant ses doux Appas , Monté , csttes , & l'avantage Dedans un suparbe équipage.
Et, pour tout vous dire en deux mots,
iioCe'CooPLE , aux AdoUshns DdcaAUs Receut d'une Main Cardwalk La BiKÉDicnOH Nottulk ; «,
Puis il tut conduit au Festin , Et, par un amoureux Destin ,
*'$ De là , dons le Ln- d'Hwén^b , Pour travailler à leur LiwtAx.
Sus achevons, & prestement.
Par un gaiUard Evénement.