Du 17. Février 1667 (Sobugiiy
Mais . moa charmant Epouz. U but que ce temps pasie ,
Tout est de Caresme prenant.
On voit donc bien d'autres af&ires
A Paris , dans cette saison ,
Qu'on n'en voit dans vôtre maison , Quoy qu'on n'7 prenne point de passe-temps vulgaires.
Quoy que Monsieur de Perighy Ait rendu du Balet la beauté sans seconde , Vous ne voyez point là de belle Sevigny A bons grands coups de poings faire battre le monde. Comme elle alioit en masque un de ces dernier* jours ,
Des gens que vous voyez toujours
A son sujet prirent querelle ;
La cause fut qu'en parlant d'elle , L'un d'eux accordoit bien qu'elle avoit l'air charmant .
Qu'elle esroit belle asseurement.
Mais , ajoûtoit-il , pas tant belle.
Pareille impiété ne méritoit pas moins
Sans doute que des coups de pcûns ;
Mais coups de poins à gens d épée , Pour venger un objet digne de mille Auteb .
Et de qui la France est charmée I
Ah I cruel Edict des Duels !
Cete Semaine estant pauée, Adieu le Balkt de mes Soms.
On dit qu'on a dans la pensée De vous donner d'autres douceurs.
Depuis quelques jours on travaille A préparer le Caxoussl , Qui se doit faire dans Vkrsaillk.
Jamais la Cour n'aura rien veu de tel , Si j'en crois ce que l'on en pense ; Le Roy , qui sçait l'Art de braver Tous les Roys en Magnificence , Y va traitter toute la Frakce , Si LA France s'y veut trouver.
Panny tant de plaisirs & de tant de manières . Je pense qu'on ne songe gueres A ce que lont tous nos Voisins.
On vient cependant de me dire Que la Guerre est prés des Confina, Et que les Genevois n'auront pas de quoy rire : Que le Doc de Savote a fait passer les Monts A quatre ou cinq mille piétons , Et huit cens Chevaux oui , sans trêve , Mettront par tout le feu dans l'Estat de Genève.
Je ne me trompay pas trop fort Quand je dis , l'An passé , qu'à U fin l'Heresie En auroit cet Esté jusques dedans son Fort :
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