Du 30. Mars 1667 (Robinst
D'uoe telle supercherie ?
Non , je lis dans vôtre beau Cœur.
Et TOUS y murniurez contre sa tromperie.
Essayez toutesfois de la mettre au Devoir ; Sur Elle , avec l'Amour, la chose est tres-certaioe ,
Vous avez plein pouvoir , Et , pour peu qu'avec eux vous vous donniez de peine , Dana neuf mois il nous feront voir Un beau Poupon , en bonne Etr^ne.
Attendant ce ryre Bon-^edr , Qu'avec Phcbbus j'auray l'honneur
35 De publier par tout le Monde , De nôtre Veine assez féccuide Trente-«iz LffrrRBS vous aurez , Et , s'il vous plaît , vous les lirez.
En voici la fine première ,
y> Qui ne manque pas de matière , Des plus curieuses vraiment , Et voyez si ta Muze ment.
Le Phanatique de MBSsrs , ""^ Personnage sans Prophétie , ii Après avoir en bel arroy De Mahom embrassé la Loy, A découven le Pot aux Roses Et dit au SnLTAK bien des Choses.
Ce furent quatre bu cinq Bassas
40 Qui lut firent franchir le Pas , Alors que ce Maître Belttre
De Rot DEsJtrm prit le grand Titke, VouUrs dans leurs GouvsRHBiims , Par là , causer des Mouvemeos ,
41 Lesquels pussent leur être utiles , Mois dont, comme à des Malhabiles , D leur a , ce dit-on , mal pris , Ayans tous été raccourcis
De toute leur superbe Teste joQui désiroit lever la Creste.
Or, la dessus, le Grand Seigheuk , Pour faire au Messias honneur.
Âpres un Avis de la sorte , Des plus oblinans pour la Postk , Ï5 II le fit Babu-Bassa , Pour, en cette QuaÛté-là Qui pouvoit bien l'enâer de gloire , Se signaler vers la Mer Noire Contre les Cosaqobs d'Illec, te Qui causent aux Turcs noaint Echec.
En suite , le Sultan , plein d'Ire , A tous Messieurs les Juifs fit dire Qu'ils eussent à se turquiser Ou , sans marchander, ni biaiser,
6$ A dénicher de ses Domaines , Dessous de rigoureuses peines ; Et , n'ayans sceu , par leur argent , Le rendre un peu plus indulgent , On dit que la Race perverse
70 Passa de la Tuhquie en Perse , Et que de Perse le Sophi , Bien éloigné de dire fi , Comme sa Hactesse animée , Les enrôla dans son Arhéb ,
7S Avec laquelle , & ce Printemps , Il devoit aux Mahohétans Tailler comme il faut des Croupières, Pour les chasser de ses Frontières , Sans une Trêve de huit ans
So D'entre les Turcs & les Persans.
Sa Hadtesse , dans Andrmople , A receu de Con5tantikopi.e Un Avis qui le réjouit Et son cœur d'aise épanouit , 8$ Sçavoir que sa grande Lignée Se trouvoit crue en cette Année De Deux cents & soixante & otx , Tant belles Filles que beaux Fiu .
Dont quatre , plus beaux qu'AMOint [mSme.
9» Eloyent , avec un soin extrême , Elevez en Lieu séparé.
Ce Prince travaille , à mon gré , Au Métier de &ire des Hommes Mieux qu'aucun du Siècle où nous [sommes ;