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Du I. Ma^ 1667 (ROVKR

Et mr tout daoa leun yeux tracé leur grand courage . Comme l'ils eussent dû suivre leurs Etendards Du Cakp de l'ExERaCE en un vrai Camp de Mjuis.

Du beau nombre de ces Milicks Etoyent Gardbi François & Suisses , Les premiers remplis de Cadets Des plus lestes & des mieux faits ;

Itbm , du Corps les dignes Garsu , D'Ames preuses & non couardes , Et de qui tous les Officiers Sont grands Moissonneurs de Lauriers :

Itku , les brillans MonsQUETUREs , Reconus vaillans Miliuûres , Et qu'on ne peut prendre sans Vert

Sous d'ARTAGNAK « SOUS COLBERT ;

Itkm , Messieurs les vrais Gkms-s' armes , Si propres aux n'ands Explois d'Armes Elles Chbtaitx-Lbosrs encor, Aimans le belliqueux Essor, Scavoir tant ceux de nôtre Siits ( Puïs-qu'en détail , il faut tout dire ] Que de la Rethb , du Dadphm Et de Monsieur , son Oncle , enfin ;

Itkh , pour achever la Liste , Suivant mon Mémoire, à la piste , Le nombreux RÉoniEnT du Roy , h^BUi

Tenu dans un si bel arroy Par son Mestre de Camp illustre , "'■r^

^ galant dedans le Balustre , Et le RiODonrr Ltonnois , infcrt*

Dont le Chef , si je m'y connots , "* >*^

Ne voudroit céder i Personne L'Honneur qui s'acquiert chez Bbllokb.

Toutes ces Troupes-là ,' sans erreur, se montans A quinze mille & plus bons Hommes Combatans , Dont même j'oserois estimer les Centaines Autant que les Milîers des Logions Romaines . Ne furent pas plutôt au Lieu du Campement, Qu'un Tapis Printanier couvroit superbement. Qu'on les vetd , à l'instant , sans quiter les Epées , Les Pics dedans la main , ardamment occupées.

Leur noble empressement fut tel qu'en demi-jour La Haine fut changée ainsi i^u'en un grand Bourg, Rempli de tous costez de Maisons & de Rues Et , dans le même temps , de vivres bien pourvues.

En cette Martiale & nouvelle Cité Etoît la Tante aussi de nôtre Maiest^ , Tout ainû que pour Elle ornée ,

3S9> — Du 1. May 1667 (ROBD

De Pavillons eavironn£e , Avec quantité de Guidons , . Ayant mêmes ses Galeries , Ses Plates Formes , ses Balcons , Ses Sales & ses Ecuries , Et les autres Commoditez Nécessaires aux Majestez.

Les autres principales Tantes

Etoyent tout-a-fait éclatantes Et , tant ces Tantes-là que celles des Soldat) , Occupoyent bien trois quarts de lieue & quelques pas Sur le Rivage clair du beau Fleuve de Seinx , Qui n'égayoit pas peu la bdliqueuse Scdie ,

DiqueUc éteadoit ses Qoisoni

De la BoRSB jusqu'à Maisons.

Sur le soir, l'aimable MoHAftQDE Avecque maints Seigneurs de Marque Vint se promener en ce Champ Et fit le tour du vaste Camp , Et c'est comment cette Journée De point en point fut terminée.

Le lendemain , sa Majesté .

Qui dort bien moins qu'elle ne veille ,

Et dont la Martialité Fait qu'aussi bien des Gens ont la Puce & l'oreille .

Revint en ce Lieu , le matin , Où lors tous les Soldats , l'Epée nue à U maîn ,

La receurent , remplis de joye , Au bruit de leurs Concerts & des belliqueux Tons Des Tymbales , Tambours . Hauts-Bois , Fifres , Clairons . Qui font abandonner A Mars une Ame en Proye.

Ensuite Elle disna dessous une des Tantes , Et l'une des plus apparantes , Du CoRNKTTB , dït-oc , de ses Chevaux-Légers , Et puis , ce Repas fait , qui fut des plus légers , Elle donna ses soins A diverses AHaires , Sans doute de l'EsrAT autant de grands Mjrstéres. Desquels , par conséquent , je me taîray fort bien , Et mCme d'autant mieux que je n'en ay sceu rien

Sur le Soir, lors que le Zéphae .

Que Flors tient sous son Em{»re ,

Eut poiùaé jusqu'au Camp ses soupirs amoureux ,

Ce grand Rot fit ranger ses Troopbs en Bataille ,

CoQi^lc

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