Du I. May 1667 (RoBmKT
Où , quand c'est tout de bon , la Pakqok en plein Drap taille Et remplit aa avides Voeux.
Ces Troupes , ^tans sur deux Li&mei , Plurent au Soovkrain & lui parurent dignes Des Soins que chaque jour nous voyons qu'il en prend , Et leurs regards de feu sembloyent aussi lui diie ,
De rang en rang , Qu'Elles iroyent par tout étendre son Eupirs.
Au reste , le brillant & céleste Fluoead Ne pouvoit éclairer un Spectacle plus beau ; Rien n'étoit plus superbe & plus leste & plus riche Que d'or & que d'argent brilloit sur les habits I Et dessus les Castors que de Plumes de prix I Aucun là ne sembloit & ni pauvre & ni cotche , Et la Pompe , éclaunt jusques sur les Chevaux, Ne montroit A nos Yeux par tout que des égaux.
Deux merveilleuses Hâaonncs , Lors en-Vestes & Capelines , Et les Heds dans les Etriers , Sur deux aimables Destriers , A sçavoîr la Rittne & Madame , Si belles , & de Corps & d'Ame, Que c'est pour la Muze un grand Champ ' Vinrent ensemble voir le Camp , Certe , à la Teste d'une Troupe Qui de I'Akoor a Vent en poupe.
Toutes ces exquises Beautez Qui R'iompbent des Lîbertez , Mêmement sur les plus hauts TrOnes , Etoyent vraiment en Amazones , Et pourtant fort en diffëroyent.
Car je pense qu'EUes avoyent , Par une meilleure fortune , Deux aimables Tetohs chacune , Et , quoi que dessus leur âerté Elles réhaussent leur beauté , Elles ne sont ni Lycantropes , Ni , comme je croy, Mysantropes , ■ Et, pour l'honneur de leurs Appas , Aussi ne le feudroit-il pas.
Ces chères Sources de Délices D'un bout â l'autre ayant visité les Milices , Qui receurent de leurs beaux Yeux , Le faut-il demander î mille coups furieux , On les veid retirer , en très-belle Ordonnance ,
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Dessus une Eminence , Et ces Troupes , tout à l'instant , Comme par hommage éclatant (Qu'elles Touloyent rendre à leurs Channes, 17* Firent xroi» Salves de leurs Armes ,
Qui , pour ce soir-ll , tinrent lieu D'un assez raisonnable Adieu , Car ces Milices triomphantes S'allèrent retirer aussi-tôt sous leurs Tante*.
Quant au beau Séze , en bonne foy.
Il vint dessous celle du Rot , Où , dans une riante Sale , Les aRendoit un grand Régale , Et puis la Troi^ alla soudain Chercher son Gîte a Saint Germain.
Cela dura quatre Journées , Les Damzs étans , chaque jour.
De nouvelle Eiçon.ornées Et plus charmantes que I'Auook , Mais qui , pour attraper ces Belles Et pour être aussi charmant qu'elles (Jugez si le Drôle étoit fin ) , Vint U montrer son nez , sous celui du Daupkik.
DiHAitCRB , tout Paris sortit hors de lui-même Pour aller voir ce Cakp qui bisoit tant de bruit ,
Et veid avec plaisir extrême
Ce Royal & charmant Déduit.
Mais maint Prêcheur n'en fut pas aise , Car, ne vous en déplaise ,
Etant dans la Chaire monté ,
Je vous le di , sans que je raille , Quoi que le dernier coup eust fort long-temps tinté , n trouva seulement des Auditeurs de Paille.
Nôtre rare Au&ustk , Makdy ,
Non , je voulois dire Lhkdy .
Renvt^a ces galantes Troupes , Jusques a nouvel orare , en leurs premiers Quartiers , Et Ton dit que, bien-tôt , en Pays de Lauriers ,
Elles iront tailler leurs Soupes.
Déjà , le bruit en vole & se répand par tout ; ï^us d'une Nation en demeure à l'écoute.
Mais attendons jusques au bout :
Nous devinerons tout quand nous sçaurons la Route ,
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Et , chex qui que ce soit , îl dc &ut pas qu*oa doute
Qu il ne soit réduit k Quia Et que nous n'en chantions Ici Victoku*
Mais , pour achever nâtre EfHtre , Passons à quelqu'autre Chapitre , Et mettons dans nôtre Narré Que I'Abbé de Bar fiit sacré (Lequel , je croi , n'a pas nom Jacque ) ËVBSQDK d'Acs , à la grand' Pasqub , Avecque un si noble Appareil Qu'on n'en void guère depareil ; Et , comme c'est à juste Titre Qu'il est coCflé de cette Mttu Et <]ue son grand mérite a fondé son Bon-heur, Qu'il en fut applaudi de force Gens d'Honneur.
Je ne pus cet Article mettre En ma pénultième Lettre , Non plus (ju'un autre que voici.
Des plus dignes de mon Souci ;
C'est qu'en nôtre Françoise & docte Acai>£kik . Dont est Chkf l'illustre SiouiRR , On avoit, avec preud'homie ,
Receu Moksibur Colbert , l'autre Jeudt dernier.
Le Duc de SAmr Asnan , qui joint, de bonne grâce , Aux beaux Lauriers de Mars les Lauriers du Parnassk Et sert aux Courtisans de Modèle aujourd'hui. De la part de ce Corps . l'alla prendre chez luj
Et le mena dans I'Assamblâi ,
Qui d'alaigresse fiit comblée
De se voir un si grand Apput.
Il y montra qu'en nôtre Langue 11 scavoit faire une harangue Et du beau stile & du bel air , Et , prenant nôtre charmant Sire Pour le sujet de son bien-dire , Dessus un si beau Texte on le veid triompher.
Enfin on reconnut que ce sage MtmsntE (Que Dieu gara de tout cas sinistre 1 ) Ëtoit en tout un grand Mortel
Et que , pour le P^er des utiles merveilles Que tout l'E^AT doit k ses Veilles ,
Les MosBS lui devoyentVhez-EUes un Autsl.
La Chose me parët bien juste :
U est leur MAcAhas aujms de nôtre Auoosn ;
n.i,z.dbvG00i^lc
ïag- — Du I. May 1667 (Robinet).
Oui , par lui, ce grand Rov leur répand ses bveurs ,
Et ces Reiwbs de la Science ,
Ces nobles & divines Sœnrs , Veulent , pour cet effet , être toutes de France.
Deux des plus beaux Arts LiBBRAnx Qui dépandent de leur Empire , Qu'après la Natdrb on admire Comme ses illustres Rivaux ,
A sçavoir la Psottore
Avec l'AKCHrrEcnntB , L'appellent bien souvent aussi En leur Royale AcjJtiitm , Et de son obligeant Souci Lui demandent une partie , Si qu'on peut dire , ae bon sel , Qu'il est seul aufourd*hui I'Esprit d
Mais passons à quelques Nouvel».
Celles de Rohb sont peu belles , Et le Cardikai. Robsiti Fut , dit-on , n'aguére , averti ■ Par Lettres du QoATOitzifeMB , Qu'Alexandre , au Moment extrême, Sentoit enân pancber ses Jours Par un tout visible decours.
Ce qui l'a contraint , sans attendre Le Bonnet qu'on lui venoit rendre , A partir pour aller en ladite Cné Sçavoir rilEaudra iâire une autre SAnrrérti.
J'aj sceu , de bon Lieu , que I'IbAre Dessus les Moyens délibère De s'opposer aux Portugais , Et qu'd s'en va , sur nouveaux frais , Envoyer des Gens de Rapière Les Rembarrer sur la FitoNTtâRE.