Du Ȕ. Juillet 1667 (Robwct
Il laisse le matin résusdter nos Sens , Si bien que de la Mon il n'est plus lors le Frère , Mais de mille douceurs le déliaeux Père I
Ah ! c'est toy, ma noble Clion , Et des grâces je dois t'en rendre un milion ;
C'est toy, di-je , qui me r^eilles , Et qui , par un charmant & tres-digne souci , Dés que Von voit du Jour les naissantes merretlles ,
Le Samedy, me dit ainsi :
Sus , debout , & reprens une nouvelle Flâme ! Sçais-tu pas qu'au)ourd'huy tes soins sont k Madame Î
Oui , je le sçais . & ce beau Nom , Sur qui de plus en plus s'établit mon Renom,
M'entousiasme & me transporte.
Ça donc , viste , prenons encre , plume & papier,
Et rimons de si bonne aorte Que nous puissions remplir nôtre petit Cahier, Sans j rien recevoir qui ne soit dû^ne d'EUe Et d'aller passer Montre en sa belle Ruelle.
Le pénultième Samed^.
Comme l'Astre du Jour, fort lom de son Mid^, Etalott au Couchant beaucoup plus d'écarlate Qu'il n'en faudroit vraiment à tous les Cardinaux Pour en couvrir leur omoplate Et pour se faire des Chapeaux , Le orillant Phccnix des Monarques , Loms , qui montre k mille marques Qu'il est le Fils chéry des Dieux , Vinst voir le beau Pbîlipe & l'illustre Henriette , Comme aussi l'Héroïne , en Appas si completK, Qu'ont produite leurs nobles Feux.
Leur Palais , dedans ce moment , Fit voir tous les Plaisirs dont il est l'élément , Afin d'avoir. l'honneur de charmer ce Grand Sire Et de ravir son cœur au Démon des Combats , Qui l'a rangé sous son Empire Et iuy parêt seul plein d'appas.
Le beau Dieu des Caurs & les Grâces Semèrent par-tout sur ses traces Leurs enc&antemens plus putssans ; Mais la GLonta , k ses yeux alors toujours présente , . Luy paroissoit , hélas I si belle & si plaisante Qu'à pdne éfieuroyent-ils ses sens.
Dès le lendemain , le Hfoos , Avec cette Déesse aux belliqueux Travaux ,
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