‹ Les continuateurs de LoretChapitre 177 sur 217 · Du 33- Juillet 1667 (Rmunr · texte numérisé non relu

Du 33- Juillet 1667 (Rmunr

Partit de cft Edkn , malgré tous ses doux charmei . Pour aller entasser Lauriers dessus Lauriers .

A la Tête de ses Gens-d'snnss ,

Dont il bit de si ^nds Guerriers ,

Et Philipe , trois foun en suite ,

De ce même lieu prit la fuite .

En forçant d'invincibles Nœuds , Des Nouds les plus cbarmans qu'ait -forint l'Hfinénée , Pour suivre de Loms l'illustre EhMtiiiée Et pour prendre encor part & ses Explois £1

Ce Potentat , qu'il feut qu'on aime ou que l'on craigne , A fait grand accueil , dans CoMnteiiE , A l'Awi Rosptouosi , Qui sera Cardinal , sans doute , k bonne enseigne , Etant digne Neveu de ce grand Pape cj. Prédit par Muacbib & non par Nostraimjib , Ainsi que je le mis ailleurs , en fausse Game.

Au Cours le Rov le conduisît , Dans le Carefour des huit Routes , Où le Cerf çoursuiw n'a , ma foy, pas les goûtes , Et la Collation royalement s'v fit , Au son des Instrumens dont les fines mervdlles Cependant cbalouiUoyeQt l'Ame par les oreilles.

Nôtre excellente Retne £toit au mfime Lieu , Avec son Daophim admirable , Plus beau <}ue l'Enfant adorable Qui fait cner les coeurs au feu ; Et je ne sçay comÛen de Belles , Qui trouvent peu d'Ames rebelles .

Escortoyent ses rares appas.

Ainsi le Nrvbu du Pontife Conut qu'on pouvoit dire , & sans être apocfife , Que la Cour des Fxamçois sa pareille n'a pas.

Il est maintenant à Paxu , Chez nôtre Granb Pkibuk se Framcs :

Dieu sçait si ce Seigneur à si belle dépense Le peut traiter ft juste prix !

Non , non , comme il se pique D'£tre un vray Magnifique , Il le régale , en bonne foy.

Comme chez-luy feroit le Roy.

Au reste , il voit comme l'on aime

Son Oncle , couronné du Tripls DudAmb ;

Il voit comme par-tout on fait pour luy dû feux . Et qu'avec une joye extrCme Nos cria s'en vont , jiuques osx Cbeux ,

rouz^db,GoOgW

933 2^1. — Du 33. Juillet 1667 (Ronmri.

Dire que I'Eiput S. a mnply tous nos vceux En donnant à l'Eouas un Chkf si ^orieuz.

Jamais on n'avoit vu , dedans les Villes nôtres, 100 Pour aucun Soocbssbdb du Psum dea Apâtres ,

Njr de semblables Feux , aj de parais transporta ; Toutes nos bonnes gens , lusques decsus les Porta , Y dansèrent autour, aux coatisons , tant que terre. Ainsi qu'à la S. Juh , ou comme A la S. PnaKH ; 105 Et mêmes quelques-uns , dessus un air tout neuf.

En cbantoient en l'honneur de ce grand Clkmext vmr

Mais revenons à nôtre Ausuns , A ce dier Died-donnA , Fils de Louis le Jons. Avant que retourner en son Camp glorieux , 11 est allé mener dans les Places conquise* , Pour en être deux fois ainsi Victorieux , Un Objet souverain sur toutes les Franchises

Et qui le rendit de son cceur, Cjr-devant , malgré M*as , le tout puissant Vainqueur.

Vous entendex sans nule peine

Que je veux dire nôtre Rkime.

Ap^s , il ira , que je cro^.

Apprendre aux Gens opinifttres

Et qui voudroient , comme à Codstsay,

Faire encor les acariâtres ,

Qu'à ses yeux cela n'est pas bon :

Que l'on peut bien , en son abaeace ,

Faire un peu plus de résistance ,

Mais , pour en sa présence , non.

Après cent bôxarres Nouvelles , Qui partageoient maintes cervelles , On a sceu qu'enfin , pour le vny.

Nous avions réduit ce Coobtkat Et sa CiTADKLLX sî boune , Citadelle à la Gasslonne ,

Où sept cent ScuUBOKBAKDOi ,

Prenans nos Gens pour des Bados .

Entreprenoient de se défendre , Quand la Ville eut daigné se rendre.

Mais nôtre Makécrai. d'AmoNT, Sur ce Procédé rodomont , Faisant , de son canon , sortir Boulets &. fiâmes Et tes menaçant mêmement De faire , en ce moment , Exposer Mesdames leurs Femmes A rendroit qu'ils tiroient sur nous , Aussi-tôt ils âlérent doux 1 Et dirent , changeans de langage Et de leur félon procédé :

< Tenes . nous vous cédons le Di .

rc.,z.d.vCo(>t^lc

9^5 341- — I^ 33. Juillet 1667 (Robinbt). 9x6

> Sans le disputer danatage. >

Or le m , sans rien commenter,

Eloit ladite Citadelle ; Donc, comme de la Ville , on fut se saisir d'elle , 1^ Et c'est ainsi qu'on vient de me le raconter.

En deux jours , tout au phis , on termina l'A&ire , Et je blflmois à tort ces Espagnols rendus

D'avoir trop fait les entendus;

Vrtyment , ils ne pouvotent moins faire.

i j) Quant au grand Doc de Roambz ,

Qui fait tant parler de ses Fais • Il n'est pas encor mon une fob en sa vie , Quoy que déjà deux fois , ce disoit un fiiux Ok , Par une pure calomnie , 160 II eut été tué d'un Boulet de canon.

Car, ainsi qu'à Courtrat, vous sçavez bien qu'à Fdrnb Cet On vouloit encor qtl'on prépsrftt une Urne Pour les Cendres de ce Héros.

Hé I demeurez donc en repos .

i6j Belle & digne Momi de ce grand Capitaine ,

Car il s'immortalise A tel pomt par ses Fais Que c'est une chose certaine Qu'il ne peut mourir désonnais.

Au reste , nos chers Vou>NTAntss , 170 Frians des Ûazards militaires

Plus que des douceurs de la Cour,

Les vont rechercher chaque jour.

Le Duc d'Ënodtbn , Guemer de Tyge ,

Et brave au dernier point , vous dî-je , I7J Comme aussi le Duc de BomixoN ,

Dont le sang boult à gros bouillon

Quand il fout faire un Exploit d'Armes ,

Lequel a pour luj mille uiarmes ,

Ayant appris , auprès du Rot, iBo Qu'on avoit de chacun commandé la Brigade ,

Ils parurent en désarroy

Et, par une noble boutade ,

Ils 1 allèrent (je vous dy vray)

Rejoindre , sans aucun déhiy.

■ 8$ D'AuuoNAC , de son Père ayant toujours l'idée ,

Quoy que la sienne alors ne fut pas commandée .

Partit , avec célérité

Aussi, d'auprès sa Majesté, Et ces ardans d'aller, ces Braves pleins de zelle i<M L'évitèrent , bonne-foy, belle.

Us pensèrent , dit-on , être pris au colet

Par de certains Bateurs d'estrade.

Lesquels auroient pu , sans bravade

DiplizsdbyGoOl^lC

Page 1