Ou ao. Aotut 1667 (Robwkt
Et font une récolte , en un mot, des plus belles.
Ah I ce tour-Ift vaut bien que le juste Destin
Les fasse un jour monter aux Cieux par des Echelles.
Mais pour revenir aux nouvelles Dont nous a fait sortir cette digression ,
Il n'est pas fort constant , dit-on ,
Que les Musulmans infidèles
Ajent , en Candis , encor qiûté
Le siège de la grand' Cité.
Il est seur seulement que le preux Marquis Villk , Qui defî'end comme il faut cette importante Ville ,
Les a repoussez fièrement
Jusques dans leur retranchement;
Et , sur ce point , la Renommée
Un Qot-PKO-Quo sans doute a fait ,
Ayant esté mal informée ;
Voila ce qui , je pense , en est.
Mais parions un peu d'autre chose.
J'ay sceu , d'un grand homme à dada , Que le Traita de Paix , contenant mainte clause . Fut , enfin , rantre-jour, signé dedans Bréda ,
Avec force cérémonies.
Voila donc les noises finies Entre-nous désormais & Messieurs les Anglois ,
Ainsi qu'entr'eux & les Danois , Et les braves Èstats dis Provricei-Unies.
Il n'en est pas de même entre I'Ibérb & nous ; Il aime moins la Paix <]u'il n'aime la Castille , Quoy qu'elle soit du Ciel la sainte & digne Fille , Et que les Siens par-tout succombent sous nos coups. Il s'en va perdre Lile : ouy, dans quelques journées ,
Cette belle Ville est au Roy
Et nos charmantes Destinées
La feront voir dersous sa Loy,
Malgré sa Garnison si forte Et son preux Gouverneur, le Comte de Bitotié,
Qui , selon ce qu'on en rapporte ,
Ne sçauroit être assez loué.
Tant plus brave il sera , Loms aura de gloire
D'emporter sur luy la victoire :
C'«K de tels Ennemis qui sont dignes de luy. Et je sçais qu'il reçoit sur sa brillante Teste
Avec quelque espèce d'ennuy
Le Laurier de toute Conqueste
Qu'il ne doit qu'à ce grand bon-heur Qui si bellement le rend par-tout Vainqueur.
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34$ • — Du 20. Aoust 1667 (Robinet).
Dans les Formes exprès il attaque la Place ;
Avec circonvalatioa ,
Avec contrevalation ;
Et , bref, le beau chemin se trace Avéque plus de peine A sa réduction.
Mais le Pays Conquis , lequel fort bien remarque
Le dessein du Monarqui , Et que pour son honneur il cherche des Travaux , Allume cependant desja ses feux de joye Et vers le Firmament ses nobles Cris envoyé Comme si Lile etoit au pouvoir du Hâbos , Jugeant bien qu'ataquer & prendre est chose même
Pour ce Grand Porte-Dud^e.
J'ay sceu d'un Objet bien charmant Que lorsqu'on repoussa , du cAté de Derhondb ,
Les Espagnols si vertement Au delà de I'Escaut , Rivière très-profonde ,
Un Brave , qu'on nomme Tehnaot, '^pSrtïïSfl^'
A qui jamais le cœur ne faut , ^ camodo coom
Etoit de U belle Partie * a««*i*
Et qu'il y signala son zellc tout ardant . Tuant des Ennemis itlec le Commandant ,
Et que cette Acdon hardie , Dont son Épèe , aux yeux du Roy,
Vint , toute rouge , faire foy, Fut de Sa Majesté hautement applaudie.
Ah I qu'il est doux & gloneux De plaire à cet aimable & grand Victorieux !
Poursuivons par un mot de l'Hôtel de Bourgogne, Oti paressoit jadis une Dame Gigogne.
Le délicat Monsieur Gilbert
Y fait voir, dans le stile tendre.
Où , sans-doute , il est un expen , Ero , l'infortunée , & son triste Léandre , Qui , venant l'adorer, dans les Ondes se pert. Ils sont représentez , on peut dire A merveille , Par le sieur Floridor & la grande Du-Parc. Que l'on nommeroit bien des Grâces le beau Parc.
Voyez-les , je vous le conseille.
MoiriFLEURT fait aussi le Récit de leur mon.
D'un air tres-diçne de leur Sort , Et qui pour eux remplit tous les cœurs de teadmse.
Mais , pour en banir la tristesse , BatoiURT. en stile goguenard , Donne , a l'issue , une autre Pièce
Qui bien vite la bit retirer â l'écart.
Cette Pièce a pour nom I'Ihpantb Saucoquk .
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