Du 28. Aoutt 1667 (RoBDirr
Se promener si froidement, Et )e cro^ que l'on peut m'entendre Sans qu'il faille plus amplement M'expliquer sur ce Point pour le Uiie comprendre.
Mais ie ac tous ey pas dit tout.
Ce PsiHCE, allant à la Trancha , SV rendit en plein jour, & non point par le bout: Mus , sans peur de la Parque , en ce Lieu retrancbée ,
Il voulut passer par dessus
Et tout à découvert , de plus ,
Essuyant , dedans ces Passades ,
Deux centaines de Moutquetades.
Hé-bien 1 quel Nouriçon de Mars
Feroit mieux la barbe aux Hazan ?
Ah I pour Pmu^ j'ay la Fièvre ;
Mais , parlant de Fién'e , à propos ,
N'aguere , elle a bien fait la miirre Dedans le noble Sang de cet autre Hékob , Sçavoir Monsieur le Duc, si propre aux beaux travaux
O qu'il aura bien eu la cnévre De s'être vu contraint i jouir d'un repos
Qui de maints beaux Explois le aévre ,
Dont il auroit accru son los I Mais, avéque son Sang étant mal assortie. Elle en a nit enfin un Branle de sortie ,
Et ce jeune Guerrier Retournera bien-tôt se cha^er de Laurier.
Ainsi , sans nous en mettre en peine.
Dessus d'autres Objets répandons nôtre Veine.
Qu'il s'en présente deux , l'un & l'autre charmant I Qu'ils sont dignes qu'on les admire I Que de Coeurs ils seront l'Aiount Et qu'ils auront partout d'empire I C'est nôtre D^opHni glorieux Qu'on void aussi beau que sa Mtes , Et qui sera Victorieux , Quelque jour, comme l'est son I%ik ; C'est Madake sa jeune San», Qui , quelque>jour, par ses grands charmes , Répandra pai^4out des Allarmei Et de cent Demyr-Dienx enflftmera le coeur.
Or, ce PRmcE '& cette Prihcbssk Ayans CoKPiÂaNE enfin qutté .
Sont , pour nous combler de liesse , Venus prendre Logis proche cette Cité.
n.i,z.dbvGoOi^lc
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Maisons est l'heureux Domicile 110 Où ces beaux Anges sont gîtez ,
Attendant que nos M&jestez Reviennent hyverner en 'cctte grande Ville , Certe le plus digne Séjour D'EUes & de lear belle Codr.
Mais j'ay deux mots encor à dire Du beau Fils de notre Grand Sihb.
A Co>Pi£aNE , avant <iu'en partir, U fut chez les S^vans Ionacbs Fort noblement se divertir A visiter leurs belles Clisses.
Je dis belles , car, en ce Jour, Les Ecoliers y fiisoïent montre De leur Sçavoîr tout à l'entour!
Si bien que , dans cette Rencontre .
On y Ycyoit par-tout maintes InscriptioDS ,
Maints Epigrammes , maints EmbUmes , Maintes Dévises , maints PoSmes Et , bref, maintes Descriptions , En langue Gr^eoise & Latine , Où , d'une manière assez fine , Etoient habilement déduits , Avec l'aide de la Peânture Et même de l'Architectare , Tousles'beaox Explois de LO01B.
Parmy tant de roagni6cences , Notre Dauphin diarmant Etoit dépeint trés-dignement , Tout environné des Soencbs , Lesquelles le félidtoient Et , par ordre , complimentoient Sur les Progrez qu'il fait chez^Elles , Ainsi qu'il en donna des preuves .assez belles. Car il interpréta d'admirable façon Chaque Latine Inscription , Et répondit enfin de même, Certe avec une grâce extrême , A mainte belle Question , Mettant tout le Couioit en admiration.
Illustre PÉKtcMV, q^ue de gloire à vos Veillea , mmSSÎ A qui l'on doit tant de mervûlles 1 i* D*ivUa
A cette Epitre je mets fin , Certainement, par une Histoire La plus digne de mon chagrin , Et qui sent mieux mon humeur noire.
n.i,z.dbvGoOi^lc
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