‹ Les continuateurs de LoretChapitre 188 sur 217 · Du 4,' Septeoïbre 1667 (RoBwit · texte numérisé non relu

Du 4,' Septeoïbre 1667 (RoBwit

1 10 Par cette diligence extrême , A plus de cent pas du Glacis , Sans qu'un des nôtres fiit occis , Nonobstant une ou deux Sorties De Gens assez mal assorties ,

1 13 Dont on veid plutôt les talons Que l'on n'eut apperceu leurs fronts.

On fut dessus la Contrescarpe, Deux jours après, jouer de la Harpe, C'est-à-dire qu'on s'en saisit

110 Et gu'un logement on y fit.

Mais , la Parque nous faisant fraude Dedans une action si chaude,

CaVOIS, PRÉVIGNY, VuXE-DiEU

La pnm., UmUaut idx GudM, M ta 1 ntra, CtpltilDM et FIcardlB.

Passèrent d'UIec devant Dieu , iij Ayans signalé leur courage; Et , daas ce martial orage , DâFiTA , qu'on doit louanger.

Fut au Col blessé sans danger.

Au reste , nos chers Volontaikxs .

ijo Avides d'Exploits militaires, Firent miracle , ce dit-on , En cette mSme occasion , Et j'en ay mis la liste en marge , Où vous verrez leurs noms au large.

La CbanUcr d* Lomls*, taCont»d«S. Tinl, 1* Prlnc* te CoartiD», la Comls da FoiilalM, la Marqul* «taBrtnl, la Cornu d* IUr«, la Uuquli da la UoUw Pfc^oa «t aoti Ua la H trauU d* Bmâai*], I» OiaTa- IWr de K Frata, la Sr da rallMrs, la M ti^ da Rambon al da troaUnUk.

IJ5 Mais RAMBDitxK y receut , au chef , Deux coups de neaux , par méchef.

LoNGCSVtL [ô quel fâcheux rôle 1}

Y fit en l'air la capriole ,

par un tour de Fourneau maudit , 140 Qui , de luy, fit dire .■ IcY gît. Le beau Chevalier de Lobraike , D'une Grenade fort peu saine , A la jambe un éclat receut.

De Saikt-Paul pour un autre en fut, 14; Au bras, dont il avoît fait rage En manifestant son courage.

Et, bref, de Cavois & CLBavoNT, Avec le sieur de Marimont,

Y receut , en propre personne , itoQueiqu'autre foveur ne Belone.

Revenons à nôtre Détail , Et disons qu'enfin le Travail Est pou«sé d'une telle aorte

Que , le vingt-&-sept , l'on emporte lïjLes Demi-Lunes hautement,

Et qu'on y fit le Logement ,

Malgré l'homicide furie

De la triple mouaqueterie

Des Espagnols & des Valons, 160 £t des Napolitains félons.

Le Co>iT£ de Monbron, fort brave

Et de plus d'effet que de bave ,

Etant le premier entré-là ,

Sur le Qui vive & Qoi va-la ■âj De Madame la Sentinelle :

« C'est moy, » dît-il , tout plein de

a Vive Lonis , Vive Louis I » [zélé,

Et , sur ces mots , de tous ouys ,

Il donne, & tous les Braves montent •70 Et. comme des Hercules, domptent

Tout ce qui croit leur résister ;

Mais on ne peut vous tout conter.

D'Auvergne , nôtre excellent

[Comte .

Qui vaut bien qu'on le mette au

[compte.

■ 7S En fier & valeureux humain ,

Y monta l'épée à la main ,

Avec trois hardis Volontaires ,

Et , dans ces belliqueux mystères ,

Le preux Duc de Chastkau-Thishrt ■^Ne parut pas moins aguerry.

Sans la maie Fièvre , je pense

Qu'on auroit vu la , d'injportance ,

Agir aussi ce franc Lion ,

A sçavoir le Duc de Bouillon ; ■B5 Mais ce Prince avoit fait merveilles

Dans l'une des premières Veilles

De la Tranchée , où , bravement ,

Avecque tout son R^iment ,

Il essuya Tardante bile ■9° Que , pour lors , dégorgeoit la Ville

Par ses mousquets & son canon ,

Dont son Lieutenant de renom ^ 2™

Receut une insulte de Diable , i^DUod,

Tout du long des reims & du rable .o^ïfÏÏu 'W Lequel confine sa Valeur ^£«2

En paraliiique langueur. mi%(».

Mais retournonsaux Demi-Lunes,

Où mille Actions non communes

Se firent par tous nos Vaillans.

•ooj'ay sceu qu'entre ces Assaillans ,

D'Hahcourt, Prince friand de Gloire,

Et digne d'être en nôtre Histoire,

Parut aussi-là des premiers

Et , vcûre aussi , des plus Guerriers.

ioo3

Page 1