‹ Les continuateurs de LoretChapitre 189 sur 217 · Du 4. Septembre 1667 (Robihet · texte numérisé non relu

Du 4. Septembre 1667 (Robihet

w>î Ayant , dans la Déconfiture

Des Espagnols , fait d'un capture , Lequel , en triste désarroy.

Fut conduit devant nôtre Roy.

Ce n'est pas, certe, un Exploit mince

ï(o Pour le Début d'un jeune Prince ; Et , si celuy de son amour Fui tel alors q^ue , l'autre-jour.

Il fot joint à SI belle Amie , Au sortir de l'Académie

"5(Sçavoir à l'Infante Brancas],

La pcstc I que ne fit-il pas ? [vreuse.

Mais n'oublions point de Che- Ce Duc, dont l'Ame est amoureuse Du bel Honneur aussi , ma-foy,

120 Et dans les Dan^rs sans éÎTOy, A la Tranchée a fait conétre Qu'en la Guerre il est passé Maître.

Comment ? blessé tout fraicbement Et même assez notablement,

»»» Il vouloit retourner en Garde , Tant de ferrailler il luy tarde , Si nôtre Rov, d'un ordre altier, Ne l'eut fait rentrer au Quartier.

C'est comme Monsieur son Bz&u- [P£u,

>JoQue ma Clion beaucoup révère , Agit ardamment pour 1 Etat Et sert son brillant Potektat, Et c'est de la sorte se rendre Du fameux Colbsrt digne Gendre.

*n Le brave de Maqalott Fat ajusté, tout de rôty, Dedans cette Tranchée encore.

Car. sans que la Hllule on dore , Il eut, avec quelques Consors ,

*4f> D'un Mousquet & travers le corps ; Mais c'est de Lile assez écrire , N'en pouvant aussi bien tout dire.

C'est à Ro&i. , non ft Maisons, Sçavoir à tous nous le bisons , «45 Que nôtre charmant Dauphin loge ; Mois , dés ce jour, il en déloge Pour ^'en aller à SAnrr-GERHAiK , Où , ce dit-on , Mardy prochain , Nous aurons notre Cour endere.

15a O pour nous la belle matière 1

LE SOLDAT-nLLE.

Quelques Déserteurs, l'autre jour.

Furent pris dans le grand Fauibour.

Et , comme l'on ne garde guéres De semblables malheureux Hères,

>» On les condamne en moins de rien A faire le Saut aSrien , Id est, à dancer sous la corde , Sans aucune miséricorde.

Mais l'un de ces Infbrtunez ,

>6a Comme au Supplice ils sont menei.

Demande à son Juge audiance Sur une affaire d'importance -, II la luy donne , & le Soldat Luy dit: « Monsieur le Magistrat,

ï«S » Il est bon que je vous découvre

> Ce que ce mien Habit vous couvre:

» Je suis fille , & non pas Garçon , » Ainsi que j'en ay ta fecon.

» Depuis quinze ans & davantage, a?"* J'ay vécu sous cet équipage » Et toujours bien servy le Rot, » Jusqu'à ce présent désarroy,

> Dans telle & dans telle rencontre.»

Racontant ces choses , il montre

ï7ï Des marques de tout ce qu'il dit .

Marques qui sont sans contredit

Et qui font voir une Amasone

Qui n'avoit point été Poltrone.

Or, son Sexe étant avéré

)Bo Par un Chirurgien Juré , Lequel la cautionna même Pucelle comme en son Batfane , Le Juge , plein d'étonnement , L'exempta de son Jugement,

»8j Et le Pasteur de SAno^oi-PiCE , Aux vcEux de la fille propice , Qui demanda, changeant d'habit, Qu'en un Monastère on la mit , Se chargea de cette bonne oeuvre ,

"9° Poor couronner le beau chef-d'ceu- De la Providence des Cieux Jvre.

Qui , dans ce cas , brille des micui.

Je m'en vais , api-éa cette Histoire, Vite fermer mon écritoire.

Ces Vermussaiix tous frais pohos

>.Cooi^lc

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