Du 4- SepMmbre 1667 [Robikit
Sont db sept jodbs après Sanctus Augustinus.
, A propos , je dois témoignage Que le jeune Abbé Talkmawt En fit un Eloge charmant , K» En son pur & fieury langage.
Et que cet Orateur sacré , Qui mérite d'être mytré , En un tel point ravit son brillant Auditoire , Qui des plus beaux Esprits se rencontra tout plein , 105 Qu'il ne fonda pas moins sa gloire
Que celle de ce rare & fameux Afiricsin. Ce fut dans l'Eglise nouvelle Des dignes AncusnNS Oiciuux Qu'il m une Action si belle , jio Et, par un second & propos,
11 faut qu'encore je remarque Que Mail'moiselle de lk Madqdk , Qui tient chez nôtre Reine un des Postes d'honneur. Et peut enchaîner la franchise , Jt5 Sans-doute, de maint & maint cœur,
Faisoit la Queste en cette Eglise Pour le Pavé de la Maison , Et pour lequel encor chacun porte son Don.
A Paru, Ck{ C. CImmU, nuitU hmduUt. Avêt Pris, tê S. M.
LETTRE EN VERS A MADAME
fpAk Chailii ROBINBT.]
Du II. Septembre 1667,
Comme je doi , de loin aussi-tnen que de prêt , Vous rendre mes Devoirs , 6 divine Princessb , Voici ce que j'écris à vdtre auguste Altesse ,
En son charmant Villcrs-cotrés.
Je sçay ou'étant allée en ce Lieu de, Plaisance
"^iLiPK de France , Ce "ert de Gloire &. de Laurier,
lien d'autres afaires , S 1er avec ce beau Guerrier,
cs,i,z.dbvG00i^lc
348' — Du 11. Septembre 1667 (Rosimr).
Qu'à jetter vos beaux Yeux si remplis de lumifcea
Sur cet Historique Cahier; Mais je ne preteiis pas vous troubler nulement Dedans un Entretien k l'Etat nécessaire Et qu'on doit regarder comme un sacré Mystère , Dont il lujr peut venir un Demy-Dieu charmant. Non , non , loin d'y prétendre aporter nul obstacle , Je conjure l'Amour ay produire un Miracle, C'est-à-dire un Héros aussi vaillant que beau. Je consens à ce Pris , Hérotne partâitç ,
J'en jure par le grand Flambeau .
Que vous ne lisiez point ma petite Gaiette Qu'enân nous n'ayons vu ce Chef-d'œuvre nouveau.
^^ L'Atoe de nos CéiiiMONiBs , Ayant remis aux Compaunies ,
ij Comme 11 sçait faire , en bel-arroy, La Lettre de Cachet du Roy, Pour rendre Grâce , en cette Ville , De la Réduction de Lilb , Le pénuldéme Vendredy,
)o A quatre heures aprés-midy, Celff se ât en leur présence , Et du grand Ciunceuer de Fkjjice, En trés-bon Ré-io-fa-sol-la , Le Canon joignant à cela
jf Les Bou-dou-dous qui, sur la Terre, Semblent copier le Tonnerre.
Après , quand la brunette Nuit Eut à Qdu le Jour réduit, On alluma les Feux de joye ,
40 De qui force Bois fut la proye , Dans tous les Cantons de Paris , Où régnoient les Jeux & les Ris , Et des milions de Fozées , Ayans au Ciel pris leurs visées ,
45 Remplirent le vague des Airs De doux & gracieux Eclairs , Et de Serpenteaux & d'Etoiles , Qui de la Nuit perçoient les toiles Et troubloient , par un fort beau
loL'afreux Silence qui la suit, [bruit.
Mais quoy I tout ces Feux ordi-
rnùrci
Etoient , ce Soir-là , Feux vtugaires
Et, pour en voir de tout nouveaux,
Tout spirituels & tout beaux,
;j Et remplis de galanteries , .
Chacun courut aux Tkdileuss , ^,^„ Où nôtre Roy victorieux îaSr™ Sera mieux logé que les Dieux, '^f^.^ Là GissEY, le Concierge habile
6c De ce m^rreilleux Domicile , Par une fa^a d'éclairer Qu'on ne peut assez admirer, N'fitant pomt du tout coûtumiére, Peignoit , avec de U Lumière
^J Dont les yeux étoient éblouis , Les rares Explois de Loms.
Cet auguste & brillant Moiubqub, Que sur la Terre l'on remarque Comme le Soleil dans les Cieux ,
70 S'y voyoit en Victorieux, Ayant d'Apollon la âgurc , Qui mettoit en déconfiture , A la gloire de son grand Nom , La I^ucharde Rébellion
75 Et les Monstres de sa Cabale , Sçavoir la Fraude déloyale, L Injustice qui la soutient , Et l'Ignorance qui maintient De tout bon Droit cette Ennemie;
BoCe qu'expliquer il ne faut nue , Puis-que l'on void trop clairement.
Sans nul besoin de Truchement , Que ce sont justement les quatre Qu'en cette uuerre il faut combatte,
S5 Et qui font gendarmer Louis Aujourd'huy dans les Bas-Pays.
Sous l'Apollon , à Tresse blonde, Paressoit le Globe du Monde , Où nos triomphans Lis brilloient
90 Et, de cette façon, marquoient Une universelle Puissance Du Grand Monakqdk de la FaAHa.
Au surplus , de tous les c6tez .
Par l'éfet des méoies Clartez .
95 Se voyoient des Masses tracées , De Serpens , Knites enlacées , Avec des Sceptres couronnez ,
Symboles bien imaginez ,
Oq le peut dire ea conscience ;
looDe la Force , de la Prudence Et du fion-heur du Poratn'AT, . Qui fait fleurir son grand Etat IHu* ces tr^ admirables choses , Dedaos tous ses Protêts encloses.
■oj Donc , par ces Feux ingénieux , Leur Auteur avoit fait bien mieux Qu'on ne sçaurott jamais les dire Les Eloges de nâtre Sikb.
Mais Ghsky doit sur nouveaux
iioRetracer cesbrillans I^utraÎB, [firais Car ce ConquAiuiit plein de Glaire, Ce digne Fils de la Victowx , Entassant Lauriers sur Lauriers , Vient , avec ses fameux Guerriers ,
1 1 j D'achever de peindre I'Espagnb , MSme au milieu de sa Campagne.
Vous avez sceu comment Marc», Loin d'exécuter son Dessein Pour la délivrance de Lile ,
iwDevant ce Héros a fait gile , Malgré ses Projets fanfarons , Abandonnant maints Escadrons .
Dont nos Vaillans avéque joye Ont fait leur belliqueuse Proye ;
iijVous avez sceu comment aussi, De son salut prenant soucy.
Le hazardeux PRn<cE de Liones , Qui devoit attaquer nos Lignes , A ce Marcin bien imité ,
130 Laissant, avec' dextérité, [Gages Grand nombre des Siens pour les Et répondre de leurs Courages.
Mais aux Cautions mal en prit , Comme bien-tdt on nous 1 aprit ,
ij; Car trois cents , dedans la Bataille Moururent d'eitoc & de taille , Et plus encor de nos Guerriers Demeurèrent les Prisonniers , Dont sont ANTomt de CoRDomt ,
nù Que de grande bravoure on loue , Le Seigneur de Vilu-Nova .
Qui son courage aussi prouva , Pareillement le Sieur RmNeuvx , Qui tranchoit ainsi qu'eux du Brave.
I4jItIII, un COLONKL LiKBSC,
Qui n'avoit jamais bà Sorbec, Itbn des Majors , dti Alfiers
Du 11. Saptembre 1667 (Ronnbt). 1
Et beaucoup d'autres Oficiers.
D'ailleurs . outre ces Avantages ,
ijoOn enleva maints Equipages ; Des Tymbales , je pense , dix , Dans £e Budn furent compris.
Et dix-huit Etendars encore , Si bien je me le remémore ,
155 Firent trés-assùrement part De cet Exploit assez gaillard.
Ainsi donc , & bonnes Enseignes , Sans que nul contredit tu craignes , Tu peux bien dire , ma Cuom ,
lia Et mêmes sur un plaisant ton , Que ledit Marcw & de LtawBs , Qui sont pourtant Guerriers insi- Ont été défaits pleinement [gnes , Et tout-à-fait gaillardement.
165 Mais quelle était leur Entreprise Et par quelle étrange méprise Avoient41s pu se proposer De s'en venir ainsi gloser Sur les Exploits de nôtre Sirb .
1 7» Et de les pouvoir contredire , Lors que la Victoire en tous lieux Le couronnoit selon ses Vœux ?
Créqdi , si digne de louanges , Av^ue ses fiéres Phalanges ,
17; Tout le beau premier les rossa Et jusque bien loin les poussa ; Le preux Comte de Liubonk .
Doué d'Ame vaillante & bonne , Et qui commande les Lorrains ,
iSoAfin d'acroltrc les chagrins
De ces Gens qu'op venoit de batre , Alla sur eux encore rabatre , En les coupant dans leur chemin , Et Us frota de vive main . [morte ,
18} Et non point vrayment de main Ce qui n'acrûi pas leur Cohorte.
Ënân , le Marquis de Bblfons , Soit sur un haut ou dans un fonds , 'Tombant aussi sur leurs Reliques , 190 Les chargea de coups autendques:
Et voila comment ce Taior De Braves fit pic &. capot > Par des Exploits certes d'eux dignes, Makom & le PaïKfz de Lwmu.
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