Du 11. Septembre 1667 (R<»imrr
■9) Mais ce beau Succez, neantmoins, Au raport de mille Témoins , Se dou entier à nôtre Sibk , Cent fois plus grand qu'on ne peut Car ce fut ce Sage Vaikqoeur [dire ;
100 Qui médita dedans son Cceur Ce coup d'Etat qui nous étonne ; Et . comme du Sort il ordonne , Ce fut Luy qui , pareillement , Disposa tout si justement
105 Qu en un mot , il en eut l'issue Tout ainsi qu'il l'avoit conceue.
Apréa ce beau Chef-d'oeuTre-là , Qui &it beaucoup soûpirer-là [Lft , c'est-à-dire dans Bruxelle]
aïo Le déconfbrté Oom Castelle , Qui , dit-on m^e , de dépit , En &it demander & Madrio Permission pour sa Retraite , De peur de sa propre Défaite ,
115 Notre admirable CoNQuÉnAirr , Qu'il faut nommer Locis le Gund, Vinst, dans Abhas, joindre la Reine, Cette adorable Souveraine , Qui , d'un cceur pieux & bénin ,
MO Comme un Moïse féminin, Avoît , dedans son Oratoire , Prié le DiEo de la Victoire , Pour la donner incessamment A ce iosai si charmant.
at; De-lA, ces diers Ports-Couronne, Que la pure Gloire environne , Passèrent par maintes Citez , Où l'on les a félicitez Avec les Transports d'allégresse,
ayt Et de respect & de tendresse Qu'il est aisé d'imaginer.
Mais que l'on ne sçauroit borner.
D'icy, nfitre Srnat suprâmb Alla jusques à Moncm même ,
ijj Comme aussi les trois autres Cours, Dont l'on a besoin tous les jours , Les Comptes , Atdes & Monnoyes , Qui causent ft maints grandes joyes.
Haranguer, sur ses beaux Explois ,
140 Ce plus puissant de tous les Rois , Et qui, pour tout vous dire au reste, Les receut en Vainqueur modeste , Répondant en termes cfaarmans A leurs respects & complimens.
t4j Enfin , terminant sa Cahmohb, Aussi fâcheuse pour I'Espagmb Qu'elle est gloneuse pour Luy, Nous le revoyons aujouird'huy.
En son beau Sâint-Gbriuin en Lin,
ijo Et LuricE en est toute ga3re , '
Souhaitant, par un cher soucy.
Qu'il revienne chez-elle aussy, Etant , sans doute , préparée A luy faire une digne Entrée ,
aj; Et dans ses Murs & dans ses Cczon, Comme au plus charmant desVaiii- I queun , Ainsi que nôtre Cokp»-db-Vilu , Par une Harangue en bon stile , L'a je le sçay, bien protesté
i«oA cette auguste Majesté.
Quand cela se fera. Princesse , DiBO sçait si vôtre belle Aurssb Y fera briller ses Attraits , Ayant quité VîUers-cottrés ,
16; Avec vôtre Epoux si bellîque , Qui , faisant aux Dangers la nique , S'est signalé , depuis trois mois , Par tant de hazardeux Êxplois, Et qui , dans l'Action dernière ,
a-jo Emporté de l'ardeur guerrière , Courut encor aux Ennemis .
Pour les charger semel & bis .
Sans tant soit peu reprendre halûne.
S'il n'eut , par le I^ince Thuxsnne,
a7j Eté dans sa course arrêté , Fort au gré de Sa Majesté , Qui craigaoit qu'une Valeur telle Luy fiit mneste autant que belle.
Lors qu'on parle de ces Hiaos , aSo On ne peut changer de propos ; J'ay presque terminé ma Lettre , Sans pouvoir autre chose y mettre.
Et voicy seulement , tout court .
Un mot du Chevalier d'HARCoORT.
185 Ce Prince, dont l'Ame est hardie, S'est , dit-on , jette dans Candik Avec quarante Champions , Vallans autant de Légions.
Etant Fils de ce rare Cown , lyo Dont les Ezploia ft peine on compte.