Du 1 1. Septembre 1667 (Rmimbï
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Et qui de son glorieux Nom immortalisent le Renom .
Il a voulu , par cette audace , ParJtre digne de sa Race ,
i^j El je croy qu'au Prexiek-Visix Cela n'aura pas fait plaisir.
Car dé'ja le preux Marqbis-Ville Et maints Défendans de la Ville Luy donnoient beaucoup d'embaras,
jooSans qu'il l'eût encor sur les Bras.
Il s'est fait çrand' réjouiss En tous les Lieux de la Provence [Comme j'aysceu d'un nommé Luc), Pour le retour du Prince & Ddc ,
305 Qui la Pourpre maintenant porte D'une très-belle & digne sorte. ' L'Echevinage & le Bourgeois Témoignèrent , à cette fois , De concert avec la Noblesse ,
jroUne merveilleuse Liesse
De revoir leur cher Gouverneur, Et chacun luy rendit Honneur.
Quoy que pleine fût mon Epitre , 11 m'y Woit encor a|oûter ce Chapitre ;
Mais aussi , tout franc &. tout net , Madamx , après cela je ferme mon Cornet.
PaK mot, qui hais tort le GlNOBMBRS ,
Ces Vers furent produtts le nixiéiiE Septembre.
A /■•RI, duf C. Ofnnlt, rut i* U Htdtdb. Ame Prw. it S. M.
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pak Ckakii* robinet.] Du 18. Septembre 1667.
Clion . pour moy si ponctuelle Qu'aussi-tôt que je vous apetle .
Vous VOUE trouvez à mes cotez , Ça , belle Muse Historienne , ; Aujourd'buy dans l'EpItre mienne Venez semer mille beautez.
Vous içavez bien (ju'en cène Tâ-
Dessus toute chose , )e tâche [che ,
De plaire à ce Royal Objet
10 Qui de mes Vers est le beau PAle :
Sus donc, comme il faut qu'on m'è-
Ipaule,
Et qu'on ne souffre r
1 en ma Lettre [d'abjet.
Les Nôtres maintenant , en Flan- [dres.
Laissent plaindre , sur leurs Esdan- [dres, r$ Monsieur Rodrigue & ses Consors , Sans attaquer Villes ny Forts , Ny travailler à d'autres choses (Atendant le retour des Roses , Temps plus propre aux belliqueux Fain)
n.i,z.dbvCo(>glc
94^ — Du iS. Septembre 1667 [RoBontr]..
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M Qu'i comerver le* beaax Aquto , Qu*eQ moins, je croy, de cent jour- Louis , Maître des Destinées, [nées, Vient de ^re en déduction De sa juste Prétention.
>5 S'il l'eût voulu , ce digne Sire , II auroit pu, tout d'une tire.
Prendre par manière d'Ebats Tout le reste des Pays-Bas, Mais il a borné sa Campagne ,
y> Pour donner le temps à I'Ëspagke De rentrer dedans son bon sens Et , sans attendre le Printemps , De luf faire Droit au plus vite , Sans quoy, ma-foy, je la voy cuite.
a Le sage Marquis de Belfons , Fort brave , je vous en répons , Et dans mainte autre chose habile, A le Gouvernement de Lile , Comme aussi d'OscHis & Doday
40 ICét Article est constant & vray].
Et les autres dont je décharge , Icy proche , les Noms en marge , < Ont celuy de ces autres Lieux.
Qu'A cdté je nomme avec eux
45 Ce sont tous Hommes de cervelle,
D'Honneur, de Courage & de Zélé,
Et qui , dans ces Conquestes-lA ,
Ont du moins passé pour cela.
Ainsi , ces Postes d'importance
50 Sont désormais en assurance , Et les Ennemis obstinez N'ont garde d'y porter leur nez.
Mais , & propos encor de Lile , On dit que cette aimable Ville ,
j5 L'une des plus riches Citez , Est féconde en rares Beautez , Et que ces chères Créatures , [res , De qui maints Cœurs sont les captu- Craignoient, en voyans nos Exploita,
fiûDe tomber dessous tes François.
Mais j'ose dire, sans peut-être,
Qu'ayans le bien de les conéire ,
D'autres Passions en leur cceur
Prendront la place de la Peur ;
«f Qu'elles diront , tout au contraire .
Tant leur humeur sçaura leur plaire.
Qu'elles ne pourroientconstammeat.
Jamais tomber plus doucement.
Et même, de façon civile, 70 Pour la sûreté de leur Ville , Voudront, par des soins belliqueux.
Travailler sans-doute avec eux A &ire , sous le Capricorne , De nouveaux Ouvrages à Corne.
7j Mardy dernier, on fît Icy
Grand'cnére & beau feu. Dieu-mercy, Pour les Obsèques de la Guerre Qu'on avoit avec I'Anclsterre , Et le Triomphe de la Paix
SoQui régne entre-nous désormais.
' En chacune Place publique.
D'une façon trés-autentique , Cette aimable Paix l'on prôna Et grand'joye on en témoigna.
85 Les Canons & les Escopettes , Et les Boetes & les Trompettes, En firent retentir les Airs Par leurs énergiques Concerts; Les bonnes Gens s'en trémoussèrent
go Et même en Public en dancèrent:
En un mot , & Grands & Petits De la Capitale des Lys Témoignèrent, de bon courage.
Leur plaisir de ce saint Ouvrage.
9j Dieu veuille qu'il en soit ainsi Dans la ville de Londre aussi Et que , des deux cdttz sincères , Nous vivions toujours comme Frèresl
La propre Veille de ce Jour, 100 Les Dieux d'Hymen & de l'Amour, Dieux d'Union & non de Guerre, Par le saint Noeud qui deux cceun [serre.
Joignirent uo Couple d'Amans , Des plus beaux & des plus cbarmaos [oj Et les plue dignes l'un de l'autre , Du moins c'est la croyance nôtre.
Et c'est la vôtre aussi , je croy.
Car enfin voicy comme quov :
L'Epouse , d'illustre famille , 1 10 Du PsEuiER Présidant est Fille ; ^,\ Elle a des Appas , des vertus J^
Et de la Finance , de plus :
Peut-on voir une Mariée Plus accomplie & mieux triée î
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