‹ Les continuateurs de LoretChapitre 199 sur 217 · Du 39. Oclobfe 1667 (Rokkvt · texte numérisé non relu

Du 39. Oclobfe 1667 (Rokkvt

Enfin , les Camtohi PROTBaTANS Se soDl mêlez des dif!E£rana

155 De GenévK avec la Savotk , Et , par une amiable tojc , L'on croid t^u'Ui k termineront , Et qu'en Paix ils demeureront.

Déjà la auapensioD d'Armei

160 Fait le Prélude de ses charmes.

On attend bien-tÔt à Pakis , Avecque les Jeux et le* Ris , Le Rétour de la Codr FrahcAse , Dont chacun de Nous est bien aise ,

36$ Faisant incessamment des Voeux Pour ce jour, de nos plus heureux.

Cependant , le Sieur la Reymie , Dont la louange est infinie , Fait toujours dJans cette Cité

370 Observer tant de propreté Que c'est une rare merreille De sa constance nompareille.

Mais nous en verrons, pour certain, Encor, une autre après demain ,

1» Pour le moins autuu admîraUe , De sa Police incomparable :

C'est que , vrai comme je le dy.

Il fera , comme en plein Mîd^, Clair la Nuit , dedans chaque me ,

iBo De courte ou de longue étendue , Par le grand nombre des clartés Qu'il fut mettre , de tous côtei.

En autant de belles Lanternes.

Je ne dis point des Balivernes,

j8j Et ces Mesùeurs . nommez Filous , Ne les verront pas saos courroux; Mais je m'en moque , & Dav bénie Le merveilleux de la Ranna 1

Un galant sujet Pastoral 190 Se fait voir, au Paiais-Rotal , ^ Sur le Théâtre de Mouére ; 1;

Mais , mon Epitre étant pléniére . i»,^ Je vous remets ailleurs le Plat *" Contenant ce Mets délicat , 395 Quand j'en auray taaté moi-même, Car de tels Mets je suis fiiand plus que [decrtoie.

Octobre tiroit à la fin .

Lonque je fis ces Vers pour un Objet divin.

A Parii. A*f Ck. CktnaaU, !mp. & lA. rwt it U Huilutit. Avu PrivOip ii U lâ*i*M. ■74 OBMtia.

.yGOQl^lC

LETTRE EN VERS A MADAME

[Pai Cb*«lii robinet J

Du 5. Norembre 1667.

Attendant qu'on retourne en Flandre, au Biodac,

Et qu'il y fasse chaud tout autant <}u'en Affkiqde ,

Parle feu des Canoni, dont je crains la Mosiqiib,

Cherchons Madère ailleurs , Muzette , sans Mio-Mac ;

Allons où croissent l'Or . l'Indigo, le Tabac,

Discourons de Morale , ou bien de Poutiqdb ,

Remuons Ciel& Terre, & Marbre, & lierre & Briqdx,

Nouvellisons enfin, & ab hoc& As hac.

A tout , fors qu'à la Mort , on trouve du Rsm^de ;

Au début de Sujets parlons de Gandiéu ,

Cherchons l'Historiette & forgeons des Rébus. ,

Faisons voir la vertu qu'a le jus d'une Ecunche ;

Mais, viste, commençons, nous touchons au Dmamchb:

Voici donc mon Début , qui n'est pas de Bnos.

') Un Marquis, d'Ame trés-guerriére.

Qui commande sur la Frontière Les Troupes de Sa MajcstA.

Avec beaucoup d'activité [C'est de Belkws que je veux dire),

M Me fournit ce Début i rire , Aux Dépens da nos Ennemis , Qu'en Ktrt beaux Drapa blancs H a

[mis, N'aguére , eotre Monts & Bnuelle ; Usas donc : l'AeàMi est btUe-

>5 Le Seigneur M4RQVIS de CoNrum, Lequel d^oraueil s'alloît gonflant , Venoit de Cambray, vent en poupe.

Sur un Couruut i large croupe , Avec huit lestes Régimens ,

3«Tous, dit-on. pleios de bravas Les trots quarts ta iDCanttrîe [Gens, Et le reste en Cavaleria :

Le tout dtdettK mille, ijwu prés, T ttqaaii fileyant fv las Guérats ,

)i Avec la fiére contenance

De Gens qui sont en asseurance.

Mais , à leur dépare de Migkàot, Chacun d'eux devint bien peiMUt, Découvrant , dans une Prairie ,

40 La Françoise Cavalerie , Laquelle montroit assez bien Qu elle n'éUHt pas-là pour rien .

Mais à dessein de les combatre, Et , sans doute , aussi de les bMre.

45 Eu £ftt , ndtre de Bklkws , Prudent & vaillant à plein fonds , Conduisit si bien cette Afaire , Que ce fiit un mal nécessaire Aux Espagnols d'6tre batus

;o Et de se retirer confus , Excepté plusieurs de leurs Braves , Que les Nôtres firent Esclaves , Et c'est à dire Prisonniers , Parlant en termes plus guerriers.

)5 Le Butin fut aussi passable

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