‹ Les continuateurs de LoretChapitre 37 sur 217 · Du iS. Juillet 1666 (StmjoMT · texte numérisé non relu

Du iS. Juillet 1666 (StmjoMT

Que Loms sroit sceu choisir,

R>ur aller au Csmp avec Elles 1

Si j'eusse eu sur tous ce pouvoir.

Si j'flTois un Amant comme il hudroit ^ue j'eusse , J'auroïs esté par tout , vous m'eussiez fait tout voir. Et rien ne se feroit , Princb , que je a'j fusse.

On n'avoit pas dressé de Fort,

Et le bruit en Couroit à tort ;

Seulement , pour plaire. A la Rbinb

Qui voulut voir un Campement,

Le RoY, qui vit qu'un armement Ne se tiendroit par là que d'autant en. haleine. Fit mettre tout son Monde en ordre de combat

' Devant cette Rsnra admirable , Et c'est ce qu'en luy seul on trouve incomparable Que jusqu'en ses plaisirs il pense à son Estât.

11 fit au beau Ssze un regale

Dans la campagne de Tksvsu ,

Sous de riants feuillages vers

Qu'on avoit adjustez en Sale ,

Et puis il hasta son retour.

Le lendemain matin , dés la pointe du jour. Mais on dit que , piquant cent pas devant ces Belles Qui TOToient délier les Trouppes après Elles ,

Sans soucy de se voir mouiller , A cheval qu'il estoit marchant en diligence,

II tint un Conseil d'importance *

Avecque Monsieur le 'iblueb.

Hélas ! on a tout sceu , hon I^incb ,

On en a deviné fort bien le résultat , Et l'on s'en va sçavotr de Province en Province Qu'il veut du Monde entier ne EEÛre qu'un Estât.

J'apprens d'une Nimphe que j aime Que TOUS n'allastes pas au premier Campement , Mais en revanche aussi vous fustes doublement A ccluy ^ue l'on fit dans Fontaink-Bleau mcsme.

Rien n'estoit si charmant que vous :

Vous aviez endossé les armes ,

Vous portiez un Buffle dessous Et vous marchiez ainsi , suivy de vos Gehs-d' armes ,

Monté sur un cheval encor A faouase d'écarlatte & presque toute d'or.

De plaisir je serois posmée

En TOUS TOyant dans cet estât ,

Et sur tout VOUS m'eussiez charmée A TOUS voir saluer nostre grand Potektat,

Cor vous le fistes de l'espée

Mieux que n'auroit fait un Pompée.

On admira vos gens de l'un à l'autre bout ,

Et vos Ckevaux-Leobrs sur-tout.

Que dittes vous de la Recredb

Qu'en a £iit Monsieur de Louvot?

^- \ t<nA Ocdmw II pUiDc.

n.i,z.dbvG00l^lc

59 145- — I>u iS. Juillet 1666 (Subuont). 60

Ces GROSSES BASSES U me donnent de l'e^oy ; 14a Je sens i leur portrait mon ame toute émue ;

Où les avoit-îl peschez tous

Si fort égaux en taille , en mine ?

U n'en est pas un d'eux qui ne soit plein de cous

Et dom le regard n'extermine.

14J Quand on les voit comme cela ,

Toussans ferme & marchants d'un air âer à l'extrême, U n'est qui <]ue ce soit qui ne dise en soy-mesme Qu'on ne Eut pas souvent la barbe à ces gens-U. lÙen n'estoit en efîèt plus terrible & plus leste 150 Que leurs chevaux pareils , leurs bûmes & le reste.

Du soin du Marquis de LonvoT

L'on ne pouvoit pas mieux attendre.

C'est son fait de choisir de bons Soldats au Rot ,

Et ceux ^u'il donne , on les peut prendre. i$5 Je croirais trop vous ennuyer

Si j'en disois autant du reste ;

Tout estoit beau , tout estoit leste ,

Et tout ne se pouvoit payer.

Parlons maintenant de la guerre.

iCo On me donne avis d'ANGurrERiiB

Que MoHK est mort certainement, D'autant aue depuis sa déroute Il ne parotst aucunement ; Mais ce « d'autant que » là fait enfin que j'en doute. 165 Ces Peuples sont basds d'une estrange foçon

E;t . dés qu'Us ont en fentaisie Quelque ridicule soupçon , Il leur dure autant que la vie.

Parce qu'on leur defî'end de visiter le Port, 17a lis veulent que tout y soit mort ,

Et je pense , Dieu me pardonne , Que , s'il leur revenoit une pauvre personne De ceux que leur soupçon croit estre anéantis. Dans leur bisorrerie extrême , I7J Pour n'en estre pas démentis ,

Ils la tueroient Je leurs mains mesme.

On sçatt enfin , Seigneur , que nos braves Soldats , Dans risLE saint Christophe , ont mis I'Anolois à bas. Comme depuis la guerre ils fiaisoient sentinelle , iSd Si-tost qu'ils sceurent la Nouvelle

Des ordres qu'avoient les Amqlois '

D'y massacrer tous les François , Ces derniers s'eschauiïans la bile , Au Conseil il fut arresté 1S5 Que l'on mettroit par toute I'Isle

141 J BC Arat-fil. — 151 A moJni. j De cein que leur loupcon croit crtre «neintjt,

1381/f Et DC M potmit pu pajer. j Qii'ai leur biamie txMmc.

179-174^ S'ili revajoicnt quelque penonne | 177 À Ou «çdt en6a que mu Soldat*.

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