Du 23. Juillet 1666 (Sobligny
Et , pour voui parler franc , je crains que le Rot mesme Ne soit d'intelligence avec ses Ennemis.
L'Ahbassadsok de Vabsovib Entra hier dans FoiriAiNE-BLEAa , Et d'un cortige grand & beau Son ExcELUHCE y fut suivie.
Il vous verra , Piunce , je cioy.
Soudain qu'il aura veu le Rot ; Surprenez-le aussi bien qu'un autre , Et semblez-luy déjà tres-disne de régner ; Il n'aura jamais veu d'Esprit comme le vostre , Et c'est encor un cœur que vous allez gagner.
Trabuc , un femeux Secrétaire Dont te Rot Casimir feisoit tout son trésor. Partant pour suivre icy cet Homme eitr'ordinaire , Récent de ce Rot là mille bons Ducats d'or , Un très-beau cheval Turc & quelques samopales : Ce sont des pierres sans égales Qu'en ses. doits ce bon Rot portoit.
Tant mieux pour luj , DAUPmN , c'est qu'il le meritmt.
Avec un peu de patience - Nous entendrons parler de Chaune à nostre gré; On me mande qu'il est entré Dans RoHE avec magnîâcence.
Remerciez un peu pour may tM Vostre Mahan, la Maréchalle ;
Je suis confuse, en bonne Soy,
De sa bonté toute Royale.
Si cet avantage si doux
Suit toujours ma ââme fidelle , m Je mouray de respect pour elle ,
Comme je meurs d'amour pour vous.
DE SUBLIGNY
•1 frn , Citf AUxaadri tdiulm , am mm de la nu ÛVÊpUai, itmuU U AMtf-sw^. Avte PrtviUgt "■rmC«M^^«tpHmh da„ BC. 1 fl.îS:f^ i"''f^ 'l'^t','^ ■'
^A Li Mute it Cour 1666 (yej. tarât I , eel. 909), PP' 6j-74. £ Li Mou Diuphine 1667 — |^. 74-Sl.
C Li Miuc Diuphine 1668 — pp. 74-Sl.)
D,s,l,z.dbvG00l^lc
LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS
[Par la ORAVErFE M MAVOLAS.} Du 25. Ju^t lë66>
Altesse , pur les Vers suivans , Ecrits , en faveur des Sçavans , Selon ma bonté coûtumiére , On sçaura de quelle masiére
; On voit manier aux François L'épée & la plume ù. la fois.
Tandis que tes Braves cranbatent Et que nos Ennemis ils bâtent, Les DÎstoriques Ecrivains
lo Aussi-bien ^'eux en sont aux maina, Compozans d'excélens Ouvrages, Exaltans les grands Personnages De qui la vie & les beaux coups Chaque jour reaaiaaeiK par dchu.
15 Parlons du docte Riche-Source :
C'est des beaux Arts la riche source Et l'un des bons modersteura De nos éloquens Orateurs , Cela veut dire Académiques .
ao Très-discrets & scientifiques , Ayant , par ses soins précieux , Fait des Recueils fort curieuxi , Contenant ou quatre ou cinq Livras Qui valent leur pézant de livres.
ij Rmr leurs solides questions Et nétes expositions Qu'il y propoze & qu'il y montre.
Où l'on voit le pour & le contre.
Le inonde , en foule, va chez-lay
jo Pour les acheter aujourd'huy.
Et pour être de l'Assemblée En sa maizon bien înstalée , Sans point de faute les Lundys , La veille de tous les Mardys.
j; 11 loge en la Place Daufine ; C'est-là que l'esprit se r'afine Et que les talens vont croissans , A l'Eoseignc des deux Croissans.
Vous montraat clairement sa route ,
4a Vous la trouverez-bien , sans doute.
l'av sceu d'un amy d'Apollon Que le Chevalier de Tbklon , Trés-digne Ambassadeur de France, Par sa poursuite & diligence,
45 Par son esprit & jugement , A moyéné l'enlèvement Des cendres de Ren£ des-Caktes , Dont les Livres & les Pancartes En tous lieux ressuscitent bien
50 Ce grand Matématicien , Et &meux Philozophe encore .
Que pour son sçavoîr on honore.
Etant mort chez les Suédois , On le perte chez les François ,
55 Dana un brillant cercueil de cuivre , Où son nom le fera revivre.
Par-U, l'on voit vizîblement Que nôtre Monarque charmant, Trés-généreux & magnanime ,
60 Des sçavans fait beaucoup d'estime , Puis-qu'ii les veut voir sur nos bords. Encore même c^u'îls soient morts.
Et moy, qui suis aussi du nombre De ceux qui chérissent leur ombre .
6jJe prétans, sans plus barguigner, A ses mânes le témoigner , Leur îmmolant cet Epitaphe , Qu'au bas de l'article j'ag^apbe :
Cy gît Des-Cartes , DOirr le nom,
PotIR iBI TALENS PHILOSOPHIQUES ,
r.l,z.dbvC0(>glc