On 33> JuiiUtt 1666 (Mayolu
^«E MK TOVr BON GRAKD KKNOH , COHMB PODtt SES MaTÂHATIQUES.
NÛTSK Roy, LO01S db Bourbon , Un des Princes plus héroïques , Par u^ sentiment juste et bon ,
Fur ICV PORTER SES RELIQUES, En SUÉDE H BffT TRÂPASSâ ;
En France n. est enfin passé :
Passant, calhe tes plbdrs adublxs.
Si la Mort son corps ict hit.
Dans ses Ouvrages admirables Il nous a laissé bon Esprit.
Au Rot, qu'ta tous lieux ou re-
E^mé de Paris à Rome . [nomme , I5 Chez les Carmes on dédia
Des Thézes , un mois il y a.
^ Le Révérend Père Phiupes .
Fondé sur de très-bons principes .
Soutint dans le Convent cité , 90 En îcelle sainte Cité ,
Ces Thézes de Téolwie.
Saos être-lA , je certifie
Qu'il s'en aquiu dignement ,
Et démêla fûr&itement.
:mmi] i^ bmeux Cardinal Antoins ,
Aussi Religieux (ft'ua Moine ,
Et quantité d'illustres Gens
A cet Acte furent prézens.
Jea'(d»iietspomt, dans mon Epître, lœQu'en ce Carmélitain Chapitre On élut , d'un sufrage égal , Pour leur inaigne Général Le Tres-Révérend Père Orlande, De vertu , de science grande ; laj Et Gabriel de Saint Joseph Fut Eût son assistant en bref.
De la Province de Touraine , IDoot l'ame de vertus est pleine) ; Et , pour Procureur Général , ii« Au£si-t6t , par un Bref Putal , On éublît , par un choix oigne , Le Père La6. trés-insigne.
Le Grand C^rHinal Qinetli,
Protecteur de ce saint parti ,
iij Prézîdoit en cette Assemblée
Pour la gloire de Dieu zélée.
NoHi )e n'en fkis point un secret , Et je dis que le Duc d'Albret , Dont l'illustre & haute naissance
I ao Est une des grandes de France , A soutenu publiquement , '
Avec force , avec agrément , Matin & soir, sa Sorbonique , A nôtre Sorbone autentîque ,
115 Et Messieurs les Argumentans , De ses raizons beaucoup contans, .
De son esprit, de son adresse.
De son sçavoir, de sa sagesse , Oyoient S voyoient de grand cceor
ijoCe Prince répondre en Docteur; L'Assemblée êtoït édatante ,' Aussi nombreuze que sçavante , Et toute , en cet heureux moment , L'admirant généralement ,
tif Dit qu'il sera , par bons présages , Un de nos plus grands Personnages.
Le Duc de Cfaaune, avec son Tfain, Est arrivé chez le Romain.
Alexanme, nôtre Saint-Pére, 140 Que toute l'Eglîze révère .
Maints oficiers lui envoya Devers Cinta Veccbia.
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i49> — ■ Du a5. Ju'iUbt 1666 (Matolas^.
Le lendemain , cène Excétence .
Avec grande magnificence , > 145 Entra dans la belle Cité
Où prézide Sa Sainteté ,
Dans le Carosse dîafone
Du Très-Grand Duc de Braccïane ,
Et les Cardinaux Ursini, 110 Antoine, Retz, Maldachinï,
Dans le susdit char se trouvèrent ,
Civilement l'acompagnérent , .
Jouyssans de son entretien ;
Jusqu'au Palais Farnézien , >S5 Où pluzieurs Personnes allèrent
Et d'abord le complimentèrent
De la part du Pape susdit ,
A quo^ fort bien il répondit ;
Ce qui marque bien que la France ■&>Et Rome sont d'intelUgence.
Vous trouverez îcv d'abord , Que Monsieur CaCelan est mort.
D'Yorck l& Royale Duchesse A fait un Prince avec liesse.
16; Plus que jamaif , les Suédois Sont d'acord avec les François , Car qui toque l'un , toque l'autre.
Pour leur plaizir & pour le nôtre , Nouveau "Traité fijt , l'autre-jour.
17a Renouvelé jiar nôtre Cour, De sorte que , si l'Angleterre Avoit pensé qu'icelle Terre Seroit fort dans son intérêt , Elle se méprend , s'il luy plaît ,
, 75 Et peut , suivant ce que l'on conte , Le rayer de dessus son compte.
La Reine Christine ï Hambour Fera peut-£tre long séjour.
Ardante & rude fièvre tierce , iBo Dont je hays fort le commerce , Pourquoy faut-il que ton ardeur Mal-à-^ropos trouble le cœur De la nouvelle Impératrice ?
C'est uzer de trop de malice .
■tj Au pcùnt de son debarquemetit , 14B Titnae^U.
De caazer son retardement , Et la conduire dans Valance , Ou quelqu'autre lieu de plaiza Pour respirer un air plus sain
190 Que celuy dubord Dénien.
Amour seul , au lieu de ta flâme , Devoit echaufer sa belle Ame.
Lors-que l'Empereur le sçaura , De regret je croy qu'il moura,
195 Si sa prompte convalScence , Ne r'anime son espérance.
Ceux d'Alger sont bien avec nous.
Et députent deux Chiaoux Vers Sa Majesté Trés-Chrêtienne ,
100 Qui par-tout la paix nous moyenne.
Mais , pour plus grande sûreté De leur bonne fidélité , Us amènent vîngt-&-cinq Dames , Soient honnêtes Filles ou Femmes ,
aos Que le destin trop inhumain Avoit fait tomber en leur main , Avec serment , avec promesse De nous rendre avec allégresse Les autres que l'hostilité
aioRetenoit en captivité.
Jeunes , vieilles , laides ou belles.
Mais, rompant leurs chaînes cruelles.
Quelque Captive, ft l'ceil vainqueur, Peut-être enchaînera maint cœur,
ii; Et , sortant de son esclavage , En métra bien dans le servage.
Je déclare fort franchement Que Monsieur l'Abbè Talemant , Qui n'a pas moins d'intelligence
93oQue de génie & d'éloquence.
Au Calvaire , Jeudy dernier, a'tto
Fit son Sermon . le beau premier, A l'honneur de la Madelaine ; Et , l'Eglize étant toute plaine
3JJ De son illustre parenté Et Personnes de qualité , On trouva qu'il fit des mervnlles , Charma les cœurs & les oreilles .
Tant par sa belle expression
ijuQue grâce & modération.
Madanie D'Om-éans Douairière Y tenoit la place première ; L'écoutant atennvemeot, Elle le loua hautemeat.
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■3} Chacun voit , par ce qu'il scah &ire , Qu'il est digne FUs de son Père ; S'il ravit au premier discours , Que fèra-t'il dans quelques jours ?
J'aprens, d'un noble Major-dôme, 140 Que le puissant Duc de Vandôhb Chemine fort diligemment Vers son vaste Gouvernement , Oô sa présence est beaucoup chère Et peût-^tre aussi nécessaire.