‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 178 sur 247 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

La Veuve à la Mode se joue ao puib ny, 500 Et franchement je vous avoue

Que , si Ton veut bien rire, il faut la [voir exprés ; Voyez la donc , je vous en prie.

Elle parât sous les Attrais De Mademoiselle de Brie Qui , Veuve, auroit bientôt un Epoux

J [jeune & tirais, e Molière Y fait le Rôle d'une Sœur Avec ^ui l'amoureux Mystère Est , je croi , bien plein de douceur.

y1 Paris , Cht^ F. Muguet , ruê de la Harpe , aux Trois Rois. Avec Privilège du Rioy.

(Biblîoth. nat.. Lc^, aa Rét. — Bibiioth. Masarine , 296 A3. — Biblioth. de l'Arsenal , B. L. 1 tSoa. — Bibiioth. de M. le baron James de Rothschild.)

LETTRE EN VERS A MADAME

[Par Charlm ROBINET.] Du 29. May 1667.

Jeune Source d'Appas , adorable Merveille,

Pour qui j'ai la Puce à l'oreille

Si tôt que ce Samedy vient

Et qu'enfin , depuis deux Années •

Par de charmantes Destinées ,

En ce Jour ma Muse entretient • Voici • sur nouveaux firais , nôtre Lettre nouvelle : Madame puissiez-vous la trouver un peu belle. Car , quand par tout d'ailleurs on m'en diroit du bien ,

857 2^3- **" I^u ^* May 1667 (Rcminet).

<o Comme on m'en dit assez sans cesse ,

Je compte tout cela pour rien Sans l'approbation de ma grande Princesse.

I n] Le Roy de Pkrse , par le Vw , A ses Jours a vu mettre fin ,

15 Et de ce cas voici l'Histoire .

Comme la conlâent un Mémoire :

Ayant trop pris de ce bon Jus Du Compère indien Baocos, Comme il est plus chaud que l'E^au

[d'Orge.

^11 lui causa dedans la Gorge Une telle inflapiation Qu'il s'en ensuivit , ce dit-on , Une subite Squinancis Qui • Pétran^ant , finit sa vie.

35 Voila donc comment par le Vin Il vdd terminer son Destin A trois fois dix & trois Années , Onze Mois & trente Journées , Qui sont . comptant poétiquement ,

30 Trente-quatre Ans tout justement.

(^j Le Fn^s dudit Sophy m Pbrsb , Lequel n'a plus de Dents en perce , Depuis du moins plus de quinze ans, Pnt place au Trône en même temps,

35 Et , sdon du Pays la Mode »

Qui me parét Jbonne & commode , Nonobstant la Pompe du Dueil Pour le Père dans le Cercueil , On en fit une d'alaigresse

40 Et l'on bannit toute Tristesse Pour le Fils au Trône monté , De qui la Jeune Majesté »

Plus que la Défunte , se pique D'être pimpante & magnifique

45 Dans les Spectacles , les Tournoys Et les autres Plaisirs de Roys.

On ajoute qu'aimant la Guerre , U la doit porter sur la Terre De son Voisin , le Giun]> Moccm ,

5«Non pour avoir ^es Lingots d'or , Car ae Richesses il n'a cure , Mais pour se vanger d'une injure Qu'il a fiûte à l'AmASSADEua De son PéRS , & qu'il prend à cœur.

^ C'est que , dedans une Audiance , U lui fit , avec indécence , Arracher le Turban du Chbf,

Puis , le mal traitant derechef.

Lui fit , par un second outrage .

^£cacher dessus le Visage Je ne sçai combien de Melons (D'insulter étranges façons 1) Et , pour comble de moquerie Et de piquante raillerie ,

^5 L'ayant fait monter en Cadet Sur un misérable Bidet , Le renvoya devers son Maître En ce risible & piteux être.

Mais , d'autre part , on dit aussi

70 Qu'il eut raison d'agir ainsi Et que le feu Sophi de Peicsb , Dés long-temps sa Partie averse , Avoit, avec quelque hauteur , Mal traité son Ambassadeur

75 Et je croi que , dans quelqu'Epitre , Je vous en ay fait un Chapitre.

Quoi qu'il en soit , laissons les là, Car , pour mettre entr'eux les holà , Je voi trop de chemin à faire

^ Et peu nous chaut de leur afbire.

Le Grand Seigneur n'en manque

[pas.

Car plusieurs trop fringans Bassas , Font des leurs en plusieurs Provinces Et tranchent--là des petits Princes.

^5 Son grand Vism n'en a pas moins,

Voyant que , malgré tous ses scnns ,

La maie Peste & la Famine ' Toutes ses Troupes extermine ,

Qu'en vain il attend tous les jours , 90 De divers Endroits , des Secours

Pour exécuter sur Canihb u Tiaoto

Son Entreprise si hardie ,

Et qu*il a des ordres pressans,

Pourtant, de n'y point perdre temps 95 Et de faire cette Conquête ,

Ou d'apporter en Cour sa Tête.

Les Réfubucains de Saint-Marc ly^iSJos Qui de Gloire auroyent maint bon

[marc

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