‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 39 sur 247 · Du 8. Juilkt 1666 (Svmignt · texte numérisé non relu

Du 8. Juilkt 1666 (Svmignt

On l'en avoit sauvé , je ne sçay pas oommeat.

En vérité , Dauphin aymablb ,

Tromp a bien trompé les Anglo» ,

De leur faire ces coups de Diable , Lorsqu'ils ne vouloient rien que fesser THouaiidois. Je dis ces coups de Diable . & m'ostine à le dire ,

Car, témoin rÂDiciRAL Aiscu ,

Quand par luy-mesme il fut vaincu , Il vit , dit-il , un TkoMP , presque ett Chaque Navire ,

Et pour prendre ainsi tant de corps Vous m'avouerez qu'il faut de diables de ressorts.

Mais t Adieu ; cecy n'est que roses !

A demain beaucoup d'autres choses.

A Paris , Che^ Alexandre Lmelià i du Roy,

2^2 A k lors qu'ils ne vouloient que.

253 m'obstine.

•tt vù^ delaflit Ùa»pkhu, dt^ûàm te Pont nenf. Avec PrMUHt

ILà signature de fauteur et F adresse du libraire me SB troweut que dam A. '^ BC placent ici la data.

{A La Muse de Cour ié66 (voy. tome I, coi. 909], pp. 49-56. B La Muse Dtupirftie 1667 •— pp. 56-64.

C La Muse Davphine 1668 «^ pî>. 56-64.)

LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS

[Par la GRAVETTE ob MaYOLAS.] Du 11. Juillet 1666.

Princesse , j*aurois peine à croire L'heureux succez de mon Histoire , Si les Sçavans & Curieux N'écrivoient de diférens lieux

5 Qu'on trouve ma seule Galette Forte , régulière & discrette.

Ma sincère production A telle réputation Qu'il n'est Envieux ny satire "

10 Qui soit en état de luy nuire , Et j'apréhende que quelqu'un , Jaloux de son sort , oportun Depuis un an & sept semaines , En ayant les fièvres quartaines ,

15 Perdant le courage ou l'esprit, Ne meure à la fin de dépit.

Celuy qui ne peut se contraindre

Est , sans-4oute , le plus à plaindre ; Pour-moy je ne me plains jamais , 20 Je laisse tout le mondé en paix.

On a beau faire , on a beau dire , Je fie me m£le que d'écrire.

Les fomeux & braves François Qui secourolent les Holandois , 25 Tèmoignans par tout leur vaillance , Sont enfin revenus en France , Après avoir, tort bel & bien , Fait rengainer le Munstrien , Pris Châteaux , Villes & Villages ,

18 le plus à craindre. -^ Cette correction mi indiquée par Mayolas lui-même à la fin de sa lettre du t8 Juillet,

3oTravffBé Monts & pâturages , Produit mainte belle action , Digne à^ nôtre Nation.

Âpres avoir fût des merveilles , Receu caresses nompareilles ,

)5 Des Régales &, des Présans Dos Magistrats les plus puissans , Ces Guerriers parurent, Dimanche, En cravate & chemize blanche , Auprès de Mouet , bien montez

40 Et fort galamment ajustez.

Le plus grand Monaroue du Monde, Qui soit sur la Terre ol sur l'Onde , Nôtre Rot Louu db Bourbon , Qui fedt tout trembler par son Nom,

4} Se rendit prés de la rivière Pour voir cette Troupe guerrière , En ordre , équipage fort beau , Prés dudit Moret cl Montreau , Où Ton avoit dressé des Tantes

$oPour des Persoimes importantes .

Qui tout un jour, & voire deux , Can^rent dans ces vastes lieux.

Si-tôt que Monsieur de Pradelle , Commandant vaillant & fidelle ,

55 Salua ce Prince charmant , Luy fûzant quelc^ue eomplimant , Nôtre Monarque incomparable Lui fit acueil trés-favorable.

Monsieur d'ARXAGNAN, sage & preux,

60 Fut receu d'un air gracieux , Et Monsieur Colbbrt, prude & bra> De ce Potentat juste & grave [ve , Fut acueilly civilement Et non moins agréablement.

^Puis il fit faire l'Exercice A cette pimpante Milice :

Gardes-du-Corps, tous bien couvers, Mousquetaires , Chevaux-légers , Ainsi que Daufins & Gens-d'armes ;

ToEt , manians fort bien les armes , Les spectateurs furent ravis D'eux, mais sur^tout du Grand Loms.

Le lendemain , Monssur , Madame Et mainte Damoizelle & Dame

75 De la plus haute qualité Et de la ph» rare beauté Vinrait , avec ce grand Monarque , Vm la Cohorte de remarque , Qui fit son dervoir bravement.

So Après ce divertissement , Dans un salon plain de feuillage , Ressemblant à un verbocage ,

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