X. SEMAINE
Du Jeudy vingt-neufviéme Juillet 1666.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN
Je ne sçais pas à quoy s'amuse
Le Souverain des Pœm ontois ;
Sa charmante Espouse l'accuse De l'avoir cajolée une seconde fois ,
Et , dit-on , la Cajolerie Dans neuf mois doit paroistre en vie.
Comptons pour deux , Dauphin charmant ;
C'est s'en aquiter galamment.
Si Dieu luy donne long^ue vie ,
Sa race sera bien fournie.
Il faut bien des Sceptres aussi
A qui veut travailler ainsi ,
Et c'est une terrible affidre.
Toutesfois , Monseigneur , il n'en sçauroit trop faire ; Et , de l'air qu'aujourd*huy, je voy qu'il tient son rang » On ne peut trop avoir de Frinces de son Sang.
A son retour de nostre France , CAROcao fut fait par ce grand Souverain Le premier Président du Sénat de Thurin , Qui le receut jpour Chef avec magnificence.
Ce ne rut pas pour recompense
De l'ambassade qu'il nous fit ,
Car, long-temps devant qu'il nous vit ,* Il meritoit déjà ce degré d'importance.
L'estime que, dans nostre Cour,
Nostre Monarque en fit paroistre Acheva seulement, prés du Prince son Maistre , De l'en faire estimer tres-digne à son retour.
Ah I PRmcB , qu'on me vient de dire
I BC porlemt ssmÊpUmemt IX. Semaine.
j1 Madame Rotalle Taccuse.
9-10 A Et « ce beau jeu contione Sinee crt, Dieu-mercy, pour longtemps soustenoe.