‹ Les Contractions Péristaltiques Visibles De L'Estomac Sans Sténose Du Pylore Dans L'AphagieChapitre 23 sur 26 · ANT RE · texte numérisé non relu

ANT RE

iractés, spasmodiqués, intolérants, réagissant dès qu'une faible quantité d'air est ingurgitée, estomacs au niveau desquels les réactions douloureuses s’éveillent irès rapidement, comparables à ces « vessies irritables » non extensibles qui ne supportentpas linjection de quelques centimètres cubes de liquide sans que se produise aussitôt le besoin d’uriner ». Cette description s'applique à une catégorie de malades bien déterminée, à une forme clinique dans laquelle nous ne pouvons classer qu'un petit nombre de cas. C'est ainsi que chez les malades qui font l’objet de nos observations, l’aérophagie est nette, d’un diagnostic clinique évident. Cependant, nous avons tenu à reproduire celte description car elle montre bien que les troubles. qu'éprouvent ces malades sont moins dus, comme l’a fait Nr Es Dobrovici, à la distension de l'estomac qu’à son irritabilité.

Par quel symptôme objectif cette irritabilité va: t-elle se traduire ?

« Chaque dyspeptique, dit M. Enriquez, offre un syndrome qui, tout en se répétant chez le même su- Jet avec une certaine fixité, ne répond, le plus souvent, que de loin aux descriptions toujours plus ou : moins schématiques. Les perversions fonctionnelles qui constituent la dyspepsie gastrique portent à la fois sur la sensibilité, la motricité et la sécrétion de l'estomac, de même que les troubles qui constituent l'asthme portent également sur la sensibilité — dyspnée angoissante — sur la motricité — contracture lélanique des muscles inspirateurs et spasme des

Me

muscles de Reissessen

et sur la sécrétion — hypercrinie de la muqueuse respiratoire depuis le pituitaire jusqu'à l'alvéole. Mais en clinique, la réaction paroxystique asthmatique n’est pas toujours complète, elle se manifeste par des crises alypiques, les unes larvées, les autres réduites à un seul symptôme à l'exclusion de tout autre. Pareillement Ia réaction dyspeptique peut se limiter à l’une des perversions fonctionnelles de l'innervation gastrique. »

MM. Leven et Barret ont mis en évidence cette « perversion motrice » en nous décrivant la chorée, la névrose motrice de l'estomac. Or, que cette motricité anormale se manifeste par des contractions péristalliques que seul l'examen radioscopique permette de découvrir, où qu'elle se présente à nos yeux sous forme d’ondulations ou de tension intermittente, il semble qu'il n’y ait entre ces deux manifestations de l’état d’excitation de l’innervation gastrique, qu’une question de degrés et de forme ; du reste, au cours de l’aérophagie, à l'hyperesthésie gastrique, peut s'ajouter le spasme du pylore qui contribuera à rendre ces contractions péristaltiques plus fortes, plus typiques.

Cet estomac hyperesthésique qui réagit dans son ensemble, s'accompagne souvent de spasmes. Certes, les spasmes peuvent précéder l'aérophagie et en être la cause, de même l'existence de l'’aérophagie sans spasme n’est plus à démontrer. Il est certain cependaht que les aérophages sont presque tous des spasmés ; il s’agit souvent de dyspeptiques anciens,

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