CHAPITRE SEPTIÈME
Les résultats de son œuvre ne peuvent satisfaire son cœur d'Evêque qu’en trompant ses prévisions de gallican.
Ce n’est pas comme homme seulement, mais aussi comme écrivain que l’illustre doyen de Sorbonne peut s’écrier avec Racine :
Hélas ! quelle guerre cruelle !
Je trouve deux hommes en moi.
Il y a, en effet, chez lui deux hommes, qui parlent tour à tour dans son livre. Il y a l’Evêque, qui, au commencement du premier volume et à la fin du second, proteste éloquemment de son ardent amour pour l’Eglise, et de son humble soumission au vicaire de Jésus-Christ; mais' à côté de l’Evêque, il y a le gallican, qui combat dans tout le cours de l’ouvrage l’autorité souveraine du .vicaire de Jésus-Christ et la croyance commune de l’église.
Rien de plus contradictoire, on le voit, que les tendances de ces deux hommes, si ce n’est peut-être le système, au moyen duquel les prétentions du second luttent contre les aspirations du premier. Car le gallican, homme de parti, prétendant rester catholique, tout en combattant l’Evêque, homme de l’unité, ne peut lui livrer aucune attaque sans con-