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. Nous verrons au traitement, les indications qui résultent de cette action irritante.
9° Action du suc pancréatique sur l’état général. — Sur l'état général, la résorption du sue pancréatique mélangé au sang a une action hautement toxique et peut, soit par intoxication, soit par infection, comme dans les cas d'apoplexie du pancréas, causer la mort.
Mayo Robson fait une place à part à la tendance aux hémorragies. Il est intéressant de faire l'analyse du sang, surtout l'étude de sa coagulabilité, ce pourrait être un argument pour le diagnostic. !
Avec cette étude de l'action du suc pancréatique épanché dans la cavité abdominale, nous n’en avons pas encore fini avec la physiologie pathologique, il est très important de rechercher si la lésion d’un organe aussi important pour la conservalion de l’organisme, ne détermine pas les troubles que l’on observe en général dans les affections du pancréas.
En réalilé ces phénomènes sont très rarement observés. Ceci lient à ce fait que toute fonction physiologique de la glande peut être remplacée par un autre organe, même à un degré plus faible. L'estomac se charge de l’action protéolytique ; la bile et une partie du suc intestinal assurent l’émulsion des graisses ; les glandes salivaires et les sécrétions de certaines glandes intestinales sont capables de produire le dédoublement des substances amylacées. Quant à la lipolyse que l’on considérait jusqu’à ce jour comme une fonction spéciale du pancréas, on tend actuellement à admettre qu'elle est effectuée pour une bonne partie par les microorganismes qui habi-
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tent l'intestin. Après la ligature et la résection du canal pancréatique chez un chien, Lombroso ne put trouver aucun trouble appréciable dans la résorption des produits nutritifs. De même une fistule pancréatique de Pawlow peut ne délerminer chez le chien aucun trouble digestif particulier. Il résulte des expériences que Lazarus a faites sur des chiens, que un mois après la ligature pancréatique et même après l’extirpation totale de la glande, on ne trouve pas dans les ièces des quantités immodérées de graisse non resorbée et de fibres musculaires non digérées.
De même Friedrich Muller a fait la preuve que des affections du pancréas n'’entraînent pas forcément des troubles dans la résorption des graisses, et lorsque ce cas se produit, 1l existe en même temps d'autres états pathologiques, notamment de l’ictère.
Enfin, 1l convient de signaler que le parcréas humain dispose habituellement de deux voies d’excrétion, de sorte que si l'une de ces deux voies se trouve dans l’impossibilité de fonctionner, rupture par exemple, l’autre entre en activité d’une façon vicariante.
Nous voyons donc que dans des cas de contusion pancréatique on ne peut tabler sur une modification de sa sécrélion externe.
Depuis que l’on a reconnu que la digestion pancréatique exerçail avec le concours des bactéries, une influence sur la substance-mère de l’indican, on a eru pouvoir faire, d’après l'évaluation quantitative de la teneur de l'urine en indican, des considérations spéciales sur l'état du pancréas. Par suite de la teneur de l'urine en indican, Gerhardt a admis pour la première fois que dans son
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cas le pancréas était le siège de l'affection, bien que le malade ait présenté quelques symptômes qui plaidaient en faveur d'une occlusion du canal intestinal dans sa partie haute. L’exactitude de son diagnostic fut confirmé à l’autopsie.
L'existence d'indican en grande abondance dans les urines après une contusion de l'abdomen, pourrait donc faire penser à une lésion du pancréas. Or, en se basant sur les résultats de ses expériences faites sur les animaux. Katz obtient des renseignements tout à fait différents. Il a établi avec une grande assurance que dans les affections du pancréas la teneur en indican avait une valeur normale et que les oscillations qui pouvaient se produire dans l'élimination de l’indican, n'étaient nullement en rapport avec la fonction pancréatique. Enfin Friedrich Müller a démontré dans un rapport publié dans le Berliner klinische Wochenschrift de 1887, que dans les cas d'inanition, la teneur de l’urine en indican diminuait déjà dès le premier jour, el que le troisième jour on n'en trouvait plus de traces.
En l'absence d’une modification quelconque de sa sécrétion externe, nous allons rechercher si les contusions du pancréas ne s’accompagnent pas des (roubles de sécrélion interne que l’on rencontre dans certaines affections de cet organe.
Depuis quelque 10 ans, on avait émis l’hypothèse d’un rapport étiologique entre les affections du pancréas et le diabète. Mais ce sont von Mehring et Minkowskv qui, les premiers, ont réussi à en donner une démonstration.
Dans des expériences pour l'étude du diabète pancréatique, ils prirent le chien comme sujet, et ils obser-
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vèrent des différences très grandes entre l’ablation totale et l'ablation parüelle de l'organe. Dans le premier cas, on voyait apparaître tous les signes d'un diabète très grave, dans le second cas, on pouvait observer le diabète avec des degrès très variables d'intensité. Si on laissait au moins la quatrième ou la cinquième partie de la glande, on n'observait pas de glycosurie. Peu importait que le fragment restant du pancréas conservât sa place normale ou qu'il fût transplanté sous la peau de l'abdomen. Si on ne laisse qu'un tout petit fragment (environ 1/8 ou 1/12 de la glande), il se produit un diabète de nature très bénigne sous forme de glycosurie alimentaire. Le même phénomène peut encore s’observer lorsque le fragment pancréalique restant est le siège de troubles du côté de sa nutrition.
Il est certain que ces différentes éventualités peuvent être réalisées par des contusions du pancréas, mais il paraît à première vue impossible qu’un traumatisme lèse un pancréas sans en respecter une portion suflisante pour empêcher la glycosurie, puisque chez le chien, le cinquième de la glande suffit à empêcher cette glycosurie.
Dans un cas de carcinome du pancréas, von Ackeren, a révélé la présence de maltose dans l'urine, et il considère ce fait comme pathognomonique des affections du pancréas. Plus récemment, d’autres expérimentateurs n'ont Jamais trouvé ce corps, de sorte que la présence de maltose dans les urines paraît être d’une extrême rareté.
La réaction de Cammidge a pour certains auteurs, notamment Speese el Goodman, une autre valeur significative, En traitant l'urine à l’ébullition par de l'acide