‹ Les Contusions du PancréasChapitre 23 sur 36 · AS PRE · texte numérisé non relu

AS PRE

Obs. 17 (Dreyrus, Hambourg, Deutsche Zeit für Chir., 1908). — Malade âgé de 19 ans, était à bicyclette, quand il reçut dans la poitrine un coup de timon de voiture. Jeté à terre. il put remonter sur sa machine et rentrer chez lui. I se coucha et passa une nuit relativement tranquille. Le lendemain violentes douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen, pas de vomissements. Température 386. Pouls : 100. Le surlendemain les douleurs augmentent, malade agité, météorisme, contracture de la paroi. Rien de spécial dans les urines.

Laparotomie par Arlsberg 42 heures après l'accident. On trouve un épanchement séro-sanguinolent abondant dans le péritoine eton aperçoit de nombreux foyers de nécrose du tissu adipeux dans le grand épiploon. On pense à une lésion du pancréas. En cherchant à l’aborder, on constate que le ligament gastro-colique est infiltré de sérosité et de sang et contient également des foyers de nécrose graisseuse. À gauche de la ligne médiane, le ligament gastro-colique présente une déchirure qui conduit dans un foyer siégeant au niveau de la partie gauche du pancréas. Tamponnement du foyer à la gaze.

Suites opératoires simples. Mais il se fit par la plaie un écoulement abondant de liquide séro-purulent, contenant des fragments de tissu graisseux nécrosé. La quantité de l'écoulement varie pendant quelques jours entre 100 et 160 centimètres cubes. La fistule se ferme 56 jours après l’opération. À aucun moment le malade ne présenta de sucre dans les urines.

Obs 18. — Wacsrarr décrit un cas de déchirure du pancréas par chute contre une roue. En dehors d’une fracture du fémur, l'examen minutieux du blessé ne permit la constatation d’aucun symptôme, il n’y avait aucun phénomène de shock. Le deuxième jour après la blessure commencèrent des vomissements et un léger gonflement de l'abdomen. Le quatrième jour, mort. A l’autopsie on n’a pas trouvé de péritonite, l’estomac, le foie, l'intestin, la rate, les reins étaient intacts. Par contre, le pancréas était écrasé, Le malade était mort d'hémorragie secondaire. C’est un cas d'action du suc pancréatique sur la paroi des vaisseaux, rentrant dans ceux que nous avons signalés au chapitre précédent,

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