‹ Les Contusions du PancréasChapitre 28 sur 36 · ON EN · texte numérisé non relu

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cellules lésées ne sont plus capables de résister suffisamment à l'action peptique du suc pancréatique, elles se détruisent par autodigestion ; les vaisseaux situés dans leur zone sont attaqués, corrodés, et l'hémorragie en est la conséquence. Nous ne ferons que rappeler les cas de Mikulicz et de Koluczeck, relatés précédemment.

Enfin, si par suite de l’hémorragie, une partie de la glande plus ou moins étendue, a été privée de ses matériaux nutritifs, on peut voir survenir de la nécrose. C'est ainsi que le traumatisme amène de la nécrose du pancréas. Gessner en a mentionné 6 cas.

Les foyers apoplectiques occasionnés par le traumatisme peuvent devenir le siège d'une infection secondaire septique, par l'invasion de microorganismes, et on peut voir s'établir une pancréatite suppurée, cas de Bauermeister et de Seitz. Sur 46 cas d’abcès du pancréas qu'il a observé chez l’homme, Kôrte trouva 3 fois une rupture sous-cutanée à l’origine. Il existe de nombreuses communications entre les voies lymphatiques du duodénum et celles du pancréas. C'est ainsi qu'il peut se produire une invasion des microbes passant du duodénum dans la glande ; ils peuvent également employer le canal de Wirsung, et dans les cas où 1l se trouve déchiré, les microbes, en remontant son trajet, viennent directement inoculer le foyer de contusion. Dieckoff a de plus apporté la preuve qu'à la suite d'un traumatisme, tel qu'une contusion, la lésion de la glande pancréatique créait un état de moindre résistance de l'organe qui devenait incapable de réagir aux microbes de l'infection. Ceux-ci pénètrent dans les canaux excréteurs les plus fins et peuvent atteindre les acini. La suppuration peut alors

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