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de contusion isolée du pancréas, nous ne trouvons plus que 5 morts pour 19 interventions, soit 26 °/, de mortalité. Sur 20 cas que R. Picqué a pu réunir il y a :
6 cas non opérés, 6 morts.
14 cas opérés, 10 guérisons.
Des # morts, l’une (Mikulicz) survint au cinquième mois, la lésion pancréatique cicatrisée n'en fut qu'indirectement la cause. Une deuxième concerne une lésion non découverte à l'opération (Villière). Un troisième malade fut opéré deux jours après l’accident. Dans le quatrième cas dû à Heineke, l'opération n'eut lieu que 36 heures après l'écrasement.
La mortalité dans les cas d'opération précoce et dans lesquels la lésion isolée au pancréas a été découverte, ne serait que de 28 °/,.
Un des points intéressants de l'histoire de ces interventions pour contusion du pancréas, est la formation dans tous les cas d’une fistule pancréatique. Elle est constante quelle que soit la technique : suture ou tamponnement et dure en général de deux à trois mois.
Pour arriver à tarir ces fistules pancréatiques Wohlgemuth a insisté sur les avantages d’un régime antidiabétique associé à l'administration des alcalins. Karewski, Heineke, Hofmeier, Schwartz, Walther, Reynier, ont obtenu par ce moyen la guérison de fistules durant depuis deux et Lrois mois sans tendance à la fermeture spontanée. Heineke après trois Jours de traitement. Hofmeier après 10 jours, puis Île traitement cessé, la fistule se rouvrit 21 jours après, nouvelle cure, cicatrisation au bout de 14 jours, définitive.
Tuffier rapporte également trois cas de fistules pancréa-
tiques d’origine traumatique, puisqu'elles étaient consécutives à de larges résections du pancréas au cours d’ablation de cancer de l'estomac. Le traitement antidiabétique en amena rapidement la fermeture. Chez une malade l'écoulement se tarit dès que le traitement fut mis en œuvre et cela dans les 48 heures. Craignant une simple coïncidence, le régime fut cessé, l'écoulement reparut. Le régime fut alors repris et la malade guérit complètement.
Guinard estime que c’est un moyen précieux pour éviter aux opérés du pancréas le découragement lié à la persistance d’une fistule déversant par jour 200 à 300 centimètres cubes de suc pancréatique, affaiblissant considérablement le malade, et s'accompagnant souvent d’inflammation des bords du trajet fistuleux.
En dehors de ces interventions immédiates pour remédier aux déchirures du pancréas, il est des interventions plus ou moins tardives, pour remédier à des troubles qui ne sont que la conséquence de la contusion | pancréatique. Nous voulons parler des interventions dans les cas de kystes du pancréas. Le traitement le plus simple consiste dans la marsupialisation du kyste, avec tamponnement, drainage à l’intérieur de la poche. Cette méthode, employée dans 17 cas de kystes pancréatiques, a donné 16 guérisons. Krecke dit que dans 27 cas traités de cette manière, la guérison survint toujours. Six cas traités par la dissection du kyste, ne se terminèrent par la guérison que dans irois cas ; il y eut trois morts. ‘
Le traitement des péritonites enkystées, consécutives à une lésion du pancréas, ne différera pas du traitement des kystes; ce sera toujours l’incision et le drainage. Il
semble plus logique dans ce cas d'établir un drainage postérieur ; c'est ce que certains auteurs ont réalisé. Par une incision lombaire, on arrive sur la face postérieure du rein gauche, on repère le pédicule rénal; la queue du pancréas et la paroi postéro-latérale de l’arrière-cavité des épiploons est située juste au-dessus et en dedans des vaisseaux du rein, on peut alors y introduire un drain qui peut avoir un effet maximum, étant au point le plus déclive. Cette méthode a déjà donné de nombreux succès. -