Hauser. Ouvriers du temps passé, p
og deuses et de fileuses. De même enfin pour les communautés de bouchers (1) qui louent leurs étaux à des corporations de bouchers exerçant leur métier. On peut dire que ces exemples se rapprochent de notre contrat d'équipe moderne. Quant à la convention collective proprement dite, elle est inconnue.
Dès le début de la Révolution de 1789, l’Assemblée constituante proclama la liberté du travail. Des coalitions ou des groupements professionnels se formèrent aussitôt, presque exclusivement à Paris, pour améliorer les salaires et les conditions du travail des ouvriers. Les compagnons charpentiers et imprimeurs notamment firent les plus grands efforts, dès cette époque, pour implanter en France les conventions collectives de travail.
Les compagnons typographes de Paris avaient rédigé le 27 juin 1790 un règlement général pour le corps typographique (2). Ce règlement, divisé en. trois titres, neuf chapitres et cinquante-deux articles, était un projet de convention collective pour l’ensemble de la profession. Mais les documents précis nous font défaut pour une exacte appréciation.
Nous sommes mieux renseignés sur les compagnons charpentiers. Les charpentiers avaient formé un véritable syndicat, sous le titre d’ &« Union fraternelle des ouvriers en l’art de la charpente » (3). Ce syndicat fut chargé, aux termes mêmes d’une délibération du 18 avril 1991, « d'inviter les ci-devant
1. Levasseur, Histoire des classes ouvrières avant 1789, &. II, p. 98. 2. Sigismond Lacroix, Actes de la Commune de Paris, t. II, p. 711;