‹ Les Conventions Collectives Relatives aux Conditions du TravailChapitre 25 sur 69 · Gazette du Paluis, 1892, I, p · texte numérisé non relu

Gazette du Paluis, 1892, I, p

3. Revue des Sociétés, 1897, p. 303. — Dalloz, 1903, II, 31. — Dalloz, 1905, 1, p. 153 (note de M. Planiol),

lectives de travail sont très nombreuses en France(r). Il suflira de citer les plus intéressantes.

À Calais, nous voyons la chambre syndicale patronale des tullistes présenter aux ouvriers un projet de convention collective le 15 août 1890 (2). L'Union française des ouvriers tullistes répondit aux patrons par un autre projet. On nomma alors une commission de sept délégués patronaux et sept délégués ouvriers qui se réunit à l'Hôtel de Ville, en présence du maire de Calais. Les pourparlers pour l’élaboration d’une convention collective transactionnelle commencèrent le 20 octobre 1890.Le 30 octobre la convention était signée. Elle était valable pour un an, renouvelable, et une commission mixte de six membres était chargée d’en surveiller lapplication.

Mais la discorde vint ruiner l'entente un moment établie entre ouvriers et patrons tullistes. Une première grève éclata en 1897, une seconde en 1900, et la convention collective fut abandonnée.

Dans le Cher, il existe une fédération des büûcherons qui a réussi à établir une convention collective avec les marchands de bois du Cher, le 12 juin 1892 (3). Le tarif arrêté fixe des prix acceptés unanimement dans la région. De plus, grâce à cette convention, les bûcherons ont pu établir la journée

1. Il faut tenir compte, à ce point de vue, du nombre sans cesse croissant des syndiqués dans l’industrie française, Au 1*° janvier 190, l'Office du travailindiquait 5.060.000 syndiqués, contre 250.000 au 1€ janvier 1890 et 650.000 au 1°* janvier 1900.

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