Cf. Ashley, Adjustment of wages, p- 99 et suiv
3. En 1901, il ÿ avait 499 délégués ouvriers et 182 délégués patronaux,
doivent être ensuite approuvés et adoptés en assemblée plénière et à l'unanimité. Il n’y a pas là arbitrage ni conciliation ; il y a entente contractuelle.
Une convention aussi générale exige une interprétation très détaillée, C’est pourquoi elle comprend tout un réseau de conventions locales qui varient pour les quatre Etats inléressés. La convention locale la plus importante est celle de l'Etat d’'Illinois qui s'étend à 40.000 mineurs.
Grâce à cette organisation de premier ordre, l'United Mine workers s’est imposée aux grandes compagnies minières, qui reconnaissent pleinement sa puissance et traitent de gré à gré avec elle (1). Elle ne tend plus aujourd'hui qu’à réaliser un dernier progrès en rendant l’union obligatoire et en imposant les règles suivies par l’union des mineurs à tous les mineurs, même non incorporés.
Les patrons ont non seulement laissé grandir l'union, mais ils ont favorisé sa naissance et ses premiers pas. Ils étaient fatigués, en effet, de la concurrence de plus en plus désastreuse qu'ils se faisaient entre eux. Ils avaient hâte d'arriver à une entente sur les conditions économiques générales et à l’uniformité dans les salaires el la réglementation du travail (2). Pour faciliter encore la conclusion d’un arrangement collectif, les patrons se sont groupés à lear tour. Ainsi, en Pensylvanie, en 1899, 140 compagnies minières ont fusionné en une seule, la
1. Le chef de l’union des mineurs, J. Mitchell, est un homme de premier ordre, qui a décrit avec une vigueur de langage saisissante, la puissance des syndicats ouvriers, dans son livre Organized Labor.
2. Cet état d'esprit est fort bien indiqué dans l’ouvrage de Lavasseur sur L'ouvrier américain. ;
NN
Pitisburg coal company, avec un capital de 160 millions de francs. À la même époque se formait pour les Etats d'Ohio et de Mississipi la Monongahela river coal company, au capital de 150 millions de francs. Ces deux sociétés se sont réunies depuis lors, et forment la plus puissante compagnie minière du monde entier, capable de distribuer 6 millions de tonnes de charbon par an (1).
L'’entente de cette compagnie et de l’'United mine workers a eu lieu sans heurts ni à-coups. Des deux côtés, on a poussé à l'extrême la liberté d'association et les deux groupes se contre-balancent.
Le seul idéal auquel ils tendent est la fusion dans une union ou association générale de tous les mineurs et de tous les patrons, qui travailleraient ainsi d’un commun accord à maintenir à sa juste limite le marché du travail pour les mines.
En Allemagne (2), le nombre et aussi l'importance
des conventions collectives de travail a progressé à pas de géant, dans la période la plus récente de l’histoire sociale germanique (3). La sympathie des