Sociule Praxis, année 1904, n° 30 ; el année 1904, n
roc
mais dont l'extension et la nationalisation ne sont qu'une question de temps (1).
Après les industries graphiques, c’est l’industrie du bâtiment qui a vu se développer le plus grand nombre de conventions collectives. Ce qui s'oppose à leur unification, c’est l'absence de circonstances favorables comme pour les imprimeurs ; en revanche, la solide organisation ouvrière etle travail facile à réglementer devaient pousser les patrons dans l'intérêt commun à une entente pacifique. Les conventions collectives sont les plus nombreuses chez les maçons ; puis viennent les potiers, les tapissiers, les peintres, les manœuvres et enfin les verriers (2). A l'opposé des industries graphiques qui, pour la plupart prennent pour base le travail à la tâche, l’industrie du bâtiment écarte cette base en totalitéou en partie. De plus la durée du contrat, au lieu de s’étendre sur plusieurs années, comme pour les imprimeurs, n'est d'ordinaire que d’un an. Il existe des commissions de contrôle qui font que l'application pratique de ces contrats est exemplaire. Une convention collective nationale nous semble cependant impossible pour l'industrie du bâliment, à cause de la diversité des conditions locales du travail, et des différences climatériques et géologiques pour l’exécution du travail (3).