Cf. Fagnot. Le syndicalisme anglais, pp. 5x et
juridiction arbitrale parfaite qui a permis la conclusion etle maintien, depuis plus de cinquante, ans des conventions collectives qui lient aujourd’hui la presque unanimité des typographes et des imprimeurs allemands (1).
En Belgique, un ingénieur M. Weyler a fondé en 1895 les Chambres d'explication de Mariemont et de Bascoup (2). En Holiande, les Chambres du travail, en Hongrie, les comités ouvriers (3) sont aussi des juridictions arbitrales chargées de faciliter Îles ententes entre employeurs et employés.
Mais ces institutions facultatives, si elles ne sont pas appuyées sur de fortes organisations ouvrières, ne donnent que de médiocres résultats. Aussi l'Etat intervient-il souvent pour créer lui-même des juridictions d’arbitrage.
Entre toutes les juridictions d'arbitrage dues à l'initiative de l'Etat, la plus intéressante est la Court of arbitralion de la Nouvelle-Zélande, fondée en 1894, dont les décisions sont obligatoires pour les syndiqués, et sanctionnées par des pénalités. Son succès a été tel que depuis dix ans on à surnommé la Nouvelle-Zélande le pays sans grèves ni lock-out (4).
Aux Etats-Unis, sept Etats ont créé des boards of concilialion and arbitration, qui ont aussitôt pro-
cédé à des enquêtes sur les conditions du travail et