CÊ. Clark, Labor conditions in Australia, 1908 et
années. Bien plus, ces sentences s'imposent, non seulement aux parties en présence, mais, chose beaucoup plus grave, aux autres établissements exerçant le même métier, sauf les modifications qui pourraient paraître nécessaires à raison de la situation spéciale de chacun d’eux.
Ce système est excellent au point de vue de la pacification des rapports du travail et du capital. Mais il faut remarquer qu'avec la législation néo-zélandaise, nous nous trouvons en dehors du cadre des conventions collectives facultatives, telles que nous les concevons en Europe et spécialement en France. La sentence arbitrale, en eflet, n’est pas en Nouvelle- Zélande une véritable convention collective. C’est une réglementation légale des conditions du travail pour chaque profession.
En résumé, si ces dispositions légisiatives étrangères sont intéressantes à noter, elles ne peuvent pas être en France d’une grande utilité. Les milieux sociaux sont infiniment variables ; et c’est une loi adaptée à nos conditions sociales qu'il nous faut pour réglementer les conventions collectives de travail en France. Espérons que cette loi ne se fera pas trop
longtemps attendre.