‹ Les conversations du jour de l'an chez Madame Du Deffand il y a un siécleChapitre 4 sur 22 · NOUVELLES · texte numérisé non relu

NOUVELLES

toutes proportions, où tout se remuait, depuis la nouvelle et répigramme du jour jusqu'à des mémoires sur l'administration, des morceaux d'histoire et des peintures de mœurs, de haut goût, faisait à Mairobert une nécessité de deux recueils parallèles, se complétant et se pénétrant Tun l'autre ; il en conçut sans doute le plan du même coup, sauf à débuter par celui qui visait le public le plus nombreux. S'il faisait compte sur des facilités et une tolérance relative pour les Mémoires secrets, il gardait des doutes sur la fortune de rObservateur, dans ses intentions d'une visée plus haute et d'une tout autre portée. En annonçant le premier volume, comme nous l'avons VU; à la date du 14 septembre 1777, il conclut, après quelques détails, que l'ouvrage restera longtemps clandestin ; et en effet, il ne se vendit publiquement qu'après 1789 (i).

L'ardeur dont le censeur royal se porta à ce double couronnement de sa carrière de publiciste et de pamphlétaire, ne fut égalée que par son application singulière a signaler les symptômes de décomposition de la vieille société française, et par son âpreté à jouir des signes précurseurs

(i) Il est annoncé au prix de i5 livres sur un catalogue du libraire Garnery, imprimé à la suite de la première édition de la Police dévoilée, de Manuel, an II.

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