‹ Les convertis d'hierChapitre 24 sur 25 · S. Jean, ch. vi, v · texte numérisé non relu

S. Jean, ch. vi, v

il ne sait pas bien pourquoi il est catholique, s'il n'a jamais cessé de l'être1. » Il est possible, en effet, que quelques hommes intelligents se contentent ainsi, bien à tort, delà foi du charbonnier. En tout cas, ceux qui passent de l'incrédulité à la foi ne le font pas sans brisure ni sans beaucoup de raisonnements et de réflexion. Par cela même, leur démarche nous est doublement chère, comme elle est d'autant plus douloureuse, par contre-coup, pour les incrédules militants.

En même temps, par ce travail intérieur, ils saisissent mieux, et nous font mieux saisir, en quoi consiste actuellement le débat entre les soldats de l'Église et les soldats du « monde » ; quelles objections la science actuelle suscite à nos dogmes ; quelle défense et quels arguments il faut employer pour en venir à bout. Ils sont une grande lumière pour l'Apologétique : par leurs hésitations et leurs luttes, ils deviennent, pour ceux qui s'appliquent à l'étude de la religion, comme les esquisses et les linéaments des tableaux des maîtres pour les élèves qui veulent apprendre le dessin et la peinture. Un saint Paul, nourri dans le judaïsme et l'hellénisme2, un saint Augustin, qui avait parcouru la philosophie grecque et romaine et s'était

t. Les Grands Convertis, p. 10.

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