‹ Les convertis d'hierChapitre 9 sur 25 · Id., ibid.,p · texte numérisé non relu

Id., ibid.,p

catholique : chez elle seule, en effet, on trouve, dans l'humble aveu de ses fautes, la paix parfaite et, dans l'Eucharistie, la nourriture adorable de l'âme. Et à son frère le pécheur, il conseillait charitablement le remède qui l'avait guéri : « Fais comme moi. Rouvre ton Evangile et reviens vers la Croix. Dépouillé de tout orgueil, présente-toi devant le tribunal fondé par Jésus, où siège une miséricorde qui dépasse nos rêves les plus sublimes de justice1 ».

C'est, à tout prendre, le mot célèbre de Chateaubriand : « J'ai pleuré, et j'ai cru. » Seulement— est-ce une illusion? — dans le récit de Coppée, je trouve une sincérité encore plus grande et une plus vraie humilité que chez le grand écrivain romantique.

C'est, non pas précisément de la douleur physique, mais de la plus profonde détresse morale, que Retté, un autre poète, estremonté vers Dieu. 11 s'en retira par l'entremise de F. Coppée, devenu un apôtre de la vérité reconquise, qui lui dit, comme Jésus au lépreux de l'Evangile : « Allez et montrez-vous au prêtre. » Il y alla, et la paix descendit « dans son

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