‹ Les convictionsChapitre 15 sur 34 · ÉQUINOXE · texte numérisé non relu

ÉQUINOXE

mer ! que vous savez de lugubres histoires l

ViCTO» Hugo.

SONNET

Les arbres du jardin se courbent sous Torage ; J'entends craquer au vent les branchages froissés ; La trombe emporte au loin les lilas dispersés ; Les oiseaux interdits tremblent sous le feuillage ;

Tout frémit ; tout a peur ; la grêle à coups pressés Comme des grains de plomb bondit sur le vitrage ; L'ouragan gronde haut ; le tonnerre fait rage Et se heurte en fracas dans les échos blessés ;

Ainsi cjue des guerriers sous une épaisse armure, Les grands nuages noirs, avec un long murmure, Lancent de blancs éclairs, rapides javelots;

Ma petite maison, de sa base à son faîte , Tressaille en gémissant aux chocs de la tempête ! — Seigneur, ayez pitié des pauvres matelots !

Avril 1856.

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