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LES SEPT PLANÈTES

Le mot iDdépeodaoce est uni à des idées accessoires de dignité et de Tertu ; le -mot dépendance est uni h des idée^ d'infériorité et de corruption.

BCITHAM.

Loin des rêves menteurs tout remplis de défaites, Loin des sinistres nuits où dorment les hasards, Loin de Forage ardent où les crimes hagards Lèvent pour nous frapper leurs verges toutes prêtes;

Au-dessus des rumeurs qui passent sur nos lètcs, Vers des pays bénis où Dieu garde nos parts, Dans des cieux éclatants pronfis à nos regards, Au delà de la criiirite, au tHà des tempêtes ;

Bien loin, bien loin, hélas ! dans un monde inconnu, Où nul pas voyageur n*est encor parvenu.

Dans un lieu rayonnant de joie et de puissance;

Dans les airs où grandit l'horizon dévoilé, Sous un azur sans fin que rien n'aura troublé, Je vois sept astres d'or qui roulent en silence !

Le premier est celui qiriiivoquent les penseurs Lorsque, cherchant le mot de la phrase épelée, Ils montent en esprit vers la voûte étoiléf^ Et demandent à Dieu d'illuminer leurs cœurs ;

C4'est celui qu'ont montré lesapôtres vainqueurs Lorsqu'ils parlaient debout à la foule assemblée ; (iVst celui qu'en prison adjurait Galilée Quand il courbait son front sous des bras imposteurs ;

C*est celui dont partout resplendit la lumière, Qui brille hicessamment d'une lueur plus fière, Et que nul Josué n'a jamais arrêté ;

Celui dont le rayon, pénéti'ant les ténèbres, Chasse au loin le mensonge et les hontes funèbres : C'est la planète d'or qu'on i>omme Vérité !

Le second est celui qu'aux sanglantes arènes Les martyrs invoquaient en confessant leur Diet ^ Lorsque bravant le fer, lés tigres et le feu, Ils tombaient, murmurant des^ prières sereines ;

C*est celui qu'ont aimé ces âmes seuveramès Qui s'appuyaient au Droit pour soutenir leur v<bu ; C'est celui qu'on appelle et qu'on prie en tout lieu, C'est celui qui détruit les choses souterraines;

C'est l'astre glorieux, large et couleur de sang, Que chérit l'opprimé, qui frappe le puissant Et ne redoute rien, ni peur, ni sacriiSce ;

Celui qui dans le ciel s'élève le plus haut,

Que rien ne peut voiler, sur qui rien ne prévau :

C'est la planète d'or qu'on nomme la Justice !

Le troisième est celui qu*iiiYoqueQt à geaoux Les froids déshérités qui marchent par le monde, Lorsque, le front penché sur la route inféconde,* Ils heurtent leurs pieds nus au tranchant des cailloux ;

C'est celui dont riaient les grands prêtres jaloux, La solda^sque impure et le Yieux peuple immonde, Lorsque ce vil r^nas de foule vagabonde Déifiait Jésus par Tinjure et les coups;

C'est celui qu*ll a \u quand du haut du Calvaire n tourna ses doux yeux vers Favenk* propre En jetant le grand cri que tous ont répété :

G*est cdui dont les feux, adorés par les femmes, S*aUument dans leurs cœurs et ravissent leurs âmes : Cest la planète d'or qu*on nomme Charité!

Le quatrième est haut, sans taches, immobile ; Malgré les ouragans planant à Thorizon, Malgré les durs forfaits qui troublent la raison , Nous le voyons passer radieux et tranquille ;

Rien ne peut détourner sa lumière subtile Qui perce en souriant les murs de la prison ,' Et vient, comme un éclair de sublime oraison. Réveiller la ferveur en notre âme débile ;

C'est celui qu'au ciel gris ^cherchent les matelots Lorsque les vents hurleurs déchaînés sur les flo^ Ont effacé la voie à toute déUvrance ;

C'est l'astre tout-puissant qui montre le chemin, Le fort et l'invaincu dont la voix dit : demain ; C'est la planète d'or que l'oii nomme Espérance i

Le cinquième est celui qu'a toujours méprisé Le pâle ambitieux, sans pudeur ni croyance, Lorsque étouffant en lui sa lente conscience, Il rejette à Toubli son mandat récusé ;

C'est celui dont le feu, dans le ciel attiré, Garde la source vive où, buvant en silencô, L'honnête homme reprend la joie et la vaillance Oui rendent la vigueur à son être épuisé ;

Celui qui se voila sous des ombres pensives Quand Judas mit le pied au jardin des Olives^ Préparant pour Jésus le baiser traliisseur ;

Celui qui, dispersant les lâchetés du doute, N'aime que le devoir et ne veut qu'une route ; C'est la planète d'or que l'on nomme l'Honneur l

dm

Le sixième est celui que les peuples eu peine, Lorsqu'un dur conquérant, d'un glaive aventureux, Les pousse vers la mort, appellent de leurs vœux En élevant leurs bras qu'un faux devoir enchaîne ;

C'est celui qui se cache alors que dans la plaine Les clameurs, les sanglots et les râles affreux Du sein du noir combat s'élancent vers les eieux Comme un défi sanglant d'épouvante et de haine;

Celui que Madeleine éperdue et pleurant Consacrait à genoux près de Jésus mourant; Celui vers qui s'en vont nos p^res sans noaibre;

Que chacun entrevtdt et qui change toute ombre En édat constellé plus brillant que le jour : C'est la planète d'or que Ton nomme l'Amour!

Vin

Le septièoie est celui qui, calme et tiitélaire, (riiide, comme un flambeau, les hommes au cœur pur, Qui hait le meurtre impie et, du haut de Tazm*, Jette sur Féchafaud un regard de colère ;

(]*est celui qui pardoime et dont la flamme écktire Le poète chantant qu'opprime un destin dur ; C/est celui qui brillait dans le chemin obscur Lorsque Jacob lutta c<»itre Fange adversaire ;

C'est celui qui, roulant dans l'espace lointaiti,

Vers l'infini rêvé laisse Un sillon hautain

Qui sert de phare à Tàme «t dompte tout orage ;

C*est celui vers lequel il faut dresser nos fronts Quand le «ort nou« entraîne aux abtmes profonds : - C'est la planète d'or qu'on nomme le Courage !

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