‹ Les convicts en Australie (volume 2)Chapitre 38 sur 112 · CHAPITRE IV. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. m

frégate anglaise. Le Harrington alla périr avec le bâtiment de guerre qoi rayait capturé sur les cMes de Manille.

Les évasions opérées sur de petites embarcations^ont plus de succès. Quelques Qes, dans le*détroit de Bass , sont peuplées par des fugitifs. Leur Tie cmieuse mérite une description particulière, qui tFOuyera plus loin sa place. La fuite par terre présente beaucoup plus de difficultés, et n'a d'autre résultat que la famine et les souffrances de tout genre dans le désert. Les bandes de coureurs de bois qui se forment de temps en temps sont réduites à errer autour des établissements et à vivre des produits du vol à main armée, sans espoir de sortir de la colonie. Elles finissent toujours par être dispersées et détruites. Dans ce but, le gouvernement a organisé un corps de police à cbeval , qui list commis à la garde des habitations de Fintérieur.

Cependant , à Forigiiie de la colonisation , l'ignorance a jeté un certain nombre de convicts dans le désert, où ils espéraient se frayer une route vers rfnde et la Chine. H. Cumiingham, dans son voyage à la Nouvelle-Galles du sud, raconte ce qui smt :

« La colonie n'était pas établie depuis longtemps, quand les déportés décotavrirent que la Chine^ n'en était pas très-loin. Ou a fait plusieurs tentatix»s pééeaires pour arriver auR dmnainss.cim firèrmr.éU

soleil et de la lune , et beaucoup de ces pèlerins ont réussi, vous disent naïvement ceux qui restenl, puisqu'on n*en a plus entendu parler.

«Le premier détachement qui entreprit ce voyage se composait de vingt personnes. Elles se mirenl en route dans le courant d'août 1791 ; mais elles s'égarèrent dans les bois et revinrent à l'établissement si sales et si maigres, que les corbeaui mêmes auraient reculé devant leurs carcasses. Depuis cette époque, d'autres explorateurs se sonl mis en chemin pour gagner la Chine ou Timor dans la même direction. Il en est même qui oui songé à r Mande !

« Ils vont quelquefois chercher la Chine et Tiiiw dans le sud, et quelquefois à l'ouest; mais ceuxq» veulent aller en Irlande cherchent toujours au soA sachant que, comme l'Irlande est un pays plus froid que l'Australie , et que les vents froids soufflent ifl au sud, l'Irlande doit être dans cette direction. C'est un Irlandais , accompagnant en 1821 iffl gouverneur dans ses terres , qui reconnut le ftt mier la proximité de son pays en découvrante montagnes Bleues de Connaught. Il suffit de ce ren seignement pour mettre en campagne plusieun détachements nombreux qui partirent ensuite mais tous ces voyageurs furent pris ou revinreDi en s'égarant et à l'aspect de la diminution rf frayante de leurs provisions. Ces désappointement

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