TROISIÈME C0H8B1L DE GUERRE, SÉANT ▲ PARIS
Présidence de M. Sawt-IIaiic, lieutenant-colonel au 101* de ligne.
Audience du t teptembre 1878.
ArpilRB MATlIXQIf. — IHCEHDIE8 DE LA BUE ROYALE. — PARTICIPATIOR A L'iRSDRRECTIOir.
Pierre-Ludovic Matillon, &gé de trente et un ans, ex-^ef de la comptabilité au ministère de la marine sous la Commune, condamné à la peine de mort par contumace, est venu spontanément de la Belgique, où il faisait de bonnes affaires comme commissionnaire en grains à Anvers, purger sa contumace et se faire juger contradictoirement.
Il est accusé : 1* de s'être, en 1871, à Paris, immiscé sans titre dans les fonctions publiques civiles de chef de la comptabilité du ministère de la marine ; 2* d'avoir, en même temps et au même lieu, dans un mouvement insurrectionnel, pour faire attaque et résistance à la force publique, occupé le ministère de la marine, édifice public; 3* d'avoir, en 1871, à Paris, pillé en réunion et à force ouverte une somme de 1100 francs et deux médailles en or, appartenant à l'État et déposées à Thôtel du ministère do la marine; 4» de s'être, le 23 mai 1871, à Paris, rendu complice de l'incendie volontaire des maisons, appartenant à autrui, sises rue Royale, 15, 16, 17, 19, 21, et rue du Faubourg- Saint-Honoré, 1, 2, 3, maisons habitées, en provoi|uant à l'action, par abus d'autorité, des individus restés inconnus, en donnant des instructions pom* la com« mettre et en procurant du pétrole ayant servi à l'action, sachant qu'il devait y servir; 5* d'avoir, en 1871, à Paris, dans un mouvement msurrectionnel, porté des armes apparentes et des insignes militaires, étant revêtu d'un uniforme militaire et avoir ûdt usage de ces armes, crimes et délits prévus et punis, etc.
L'accusé est un homme brun, pâle, de taille moyenne; il est vêtu de noir et a la main gauche revêtue d'un gant de Suède noir ; la droite est fine et blanche et suit par des gestes fréquents les paroles qu'il débite avec intelligence et une gi*ande animation.
Après la constatation de lldentité de Taccnsé, M. le greffier fit le rapport de l'affaire, dressé par M. le capitaine Lob^rt.
Ce document est ainsi conçu :
« Le 15 octobre 1872, le 4* conseil de guerre permanent de la l'* division militaire condamnait par contumace un nommé Matil- Ion, Pierre-Ludovic, ex-chef de la comptabilité au ministère de li marine sous la Commune, à la peine de mort, reconnu coupable d'avoir pillé dans l'hôtel de la îfarine des denrées ou propriétés mobilières et de s'être rendu complice du fait des incendies commis, les 23 et i4 mai, dans la rue Royale.
c Le nommé Matillon, en se réfugiant en Bdgique, 8*était déroliè dès le 24 octobre 1871 à la mise à exécution de trois mandats d'amener décernés contre lui et sa condamnation ne semble guère l'avoir préoccupé avant le mois de novembre 1876, époque i laquelle il aurait essayé, sans succès, d'être autorisé sous certaines conditions à venir purger sa contumace.
c Le 15 mars dernier, la Revue des Deux-Mondes publiait le récit émouvant d'un épisode de la Commune, où Natillon était principalement nommé et mis en évidence. Il se trouva étonné et offôisé de voir son nom mêlé à ce récit, et, le 11 mai, il prit la résolutioo de se présenter devant la justice militaire, demandant à faire h preuve qu'il ne s'était jamais rendu coupable de pillage ni complice du crime d'incendie.
c Dans la séance du 20 mai 1878, le 3* conseil de guerre, ayant entendu Matillon dans ses moyens de justification, rendit, sur les réquisitions du commissaire du gouvernement, un jugement ordonnant qu'il fût procédé à un plus ample informé sur le fond de l'affaire.
c Le rapport suivant, qui est la reproduction aussi exacte que possible des nombreux témoignages entendus, permettra d'apprécier la valeur des explications données par l'inculpé.
c Matillon Pierre, né à Moulins le 29 octobre 1845, a contracté en 1863 un engagement volontaire de sept ans, pour aller servir en Afrique au 2* régiment de zouaves. Trois ans plus tard, il changea de corps par décision du gouverneur général, et il fut incorporé aa 2" régiment de spahis. Il avait le grade de maréchal des logis fourrier, quand il passa dans la réserve, au mois de juillet 1869. A cette date il se retira à Moulins, où il se fit employé aux écritures dans diverses maisons de commerce.
a Au mois de septembre 1870, voulant reprendre du service pour la durée de la guerre, il se rendit à Paris, où se reformaient les régiments de spaliis.
a Malgré certaines difficultés qui lui étaient suscitées à cause da peu de considération dont il jouissait de la part des gradés da cadre français, il parvint à se faire incorporer avec son grade au 1"' régiment.
c Les besoins du service l'ayant appelé, par la suite, à remplir les fonctions de maréchal des logis chef, en l'absence du titulaire, M. le commandant de Balin-Corvet s'étonna de le voir manquer à l'appel le jour même où l'on parla du licenciement des engagés pour la durée de la guerre et il le fit chercher en ville pour le mettre & la salle de police.
c Son trouble quand il se retrouva en présence de son commandant, donne à supposer qu'il n'était pas bien certain de laisser en partant des comptes d'une irréprochable exactitude, et il fit connaître, avant de partir, l'adresse de sa famille, dans le cas où l'on aurait des réclamations à lui adresser.
c La journée du 18 mars trouva llatillon à Paris, sans ressources avouables. Il s'était abstenu de profiter des facilités accordées par l'autorité militaire pour retourner dans sa famille et il était allé prendre un logement, 19, rue Gaillon, dans un hôtel garni, où il cessa de reparaître à partir du 50 avril, ayant négligé toutefois de payer sa chambre et de rembourser une certaine somme d'argent qu'il s'était fait avancer.
c On n'est pas parvenu à connaître les relations qu'il s'était créées à Paris pendant le premier siège; on a lieu de s'étonner pourtant de la facilité avec laquelle il fut pourvu, au service de la Commune, d'un emploi tout à la fois important et lucratif.
« En effet, le 10 avril, le délégué à la marine, Latappy, se l'attacha comme chef de comptabilité. Ces fonctions, qui lui étaient rétribuées 425 francs par mois, lui assuraient en outre une indemnité de frais de table de 3 francs par jour et le logement au ministère de la marine.
c 11 n'eut pas la fantaisie de revêtir un costume ofGciel. Il portait journellement un pardessus gris à collet de velours non* et il se coiffait d'un chapeau bas de forme, qu'on désigne vulgairement sous la dénomination de chapeau melon. Il est indispensable de signaler ce costume, car, pour les faits graves dont il sera question plus loin, certains témoins l'ont désigné en l'appelant l'homme au pardessus gris. Il n'est pas établi qu'il ait porté sur lui des armes apparentes ou cachées.
c Matillon et le personnel de la délégation à la marine vivaient plantureusement au ministère de la marine. Une femme Vignon leur taisait la cuisine. Le témoin Juin a remarqué qu'on y buvait du bon vin et du bon cognac et le témoin Langlet s'aperçut qu'on admettait quelquefois des femmes à table.
a Matillon faisait souvent diversion à l'ordinaire de la vie en commun en traitant des amis à la Tavcrae anglaise.
« Le premier acte de l'inculpé et de son ami Boiron, secrétaire général de Latappy, à leur entrée en fonctions, fut de faire forcer la caisse et de saisir une somme de 1100 francs, ainsi que deui médailles en or.
318 PIÈGES JUSTMGÂTIYES.
c Procès-verbal fut dressé et signé ; mais les médailles ne fm*cnt jamais retrouvées, et il est possible de douter que Hatillon ait porté sur son registre les 1100 francs en recette. Les perquisitions se continuèrent par la suite sans trop d'interruption.
< Le sieur Juin, serrurier, fut requis pour ouvrir les serrures de toutes les portes et de tous les meubles, ce qui détermina la disparition de tous les menus objets appartenant au personnel absent et Tenlèvement d'une partie de la vaisselle d'argent, qui fut, dit-on, versée au Domaine, par ordre de la Commune.
c L'inculpé prétend être resté étranger à la prise de possession de la vaisselle d'argent. Rien ne vient le contredire. Il a signé, i la date du 15 avril, un bon de délivrance pour im étui de mathématiques et pour une carte grand-aigle, ainsi que différents autres bons de délivrance pour articles de bureau.
a Les fonctions de chef de la comptabilité ont consisté, a dit l'accusé, à tenir les registres des délibérations et le registre-journal des comptes courants, à assurer la solde des équipages, ainsi que celle des employés du ministère, à payer les fournitures courantes, enOn à surveiller la comptabilité du matériel. Hatillon a cherché à établir, en faisant citer différents témoins, qu'il avait tenu une comptabilité régulière et fait le possible pour éviter les déprédations de ceux qu'il administrait.
< Il résulte de l'ensemble des renseignements obtenus, qu'à la délégation de la marine chacun s'attribuait le droit d'ordonner des commandes ou de faire à sa fantaisie toute sorte d'acquisitions pour usage personnel, et que les fournisseurs, toujours inquiets, au lieu de s'adi^esser à l'administration de la Marine, allaient porter leurs réclamations directement à l'Hôtel de Ville, qui faisait ou restituer la fourniture, en tout ou en partie, ou bien délivrer aux intéressés, en personne, des mandats nominatifs à toucher directement aux finances. Ainsi, la commission municipale elle-même éprouvait plus que de la méfiance à laisser intervenir les soi-disant comptables de son délégué à la marine.
a Dans la nuit du 21 au 22 mai, avant de céder la place à Tannée qui venait de franchir l'enceinte de l^ris, au Point du Jour, le comptable et ses aides s'empressèrent de mettre le feu à la compta bilité et à tous les i*egistres.
< Matillon prétend être resté étranger à ce singulier excès de précaution, et il affirme que cette mesure avait été prise par Latappy lui-même. Latappy, il faut le dire, a laissé après lui, sous quelques rapports, une impression moins maumse que celle de ses acolytes.
< Quel intérêt si grand aurait-il eu à faire anéantir des livres de comptes ? Il se savait entouré d'amis tarés à la délégation de la marine, et il n'est guère probable qu'il se soit naïvement sacrifié à couvi'ir leurs vols et leurs excès en tousgcAwwk.
PIÈCES ItJSTinCATIVES. 319
c Le plus intéressé à faire disparaître les traces de sa gestion ne saurait être un autre que le chef de la comptabilité lui-même, qui, le 1*' juin 1871, lors de son arrestation, a été trouTé nanti d'une somme importante et d'une montre en argent, n» 177, propriété de lÉtet.
c L'accusé croit qu'il n'avait alors en poche que 600 francs, fruit de ses économies.
< Mais, en examinant d'un peu plus près, on trouve qu'entré en fonctions sans un sou, avec des arriérés, le 10 avril, et sorti le 23 mai suivant, il n'a eu réellement droit qu'à quarante-trois jours de traitement à 14 francs l'un, c'est-à-dire à un total de 602 francs, sur lesquels il a été forcé de pourvoir à ses dépenses indispensables, à ses plaisirs, et s'assurer aussi les moyens de se soustraire aux recherches depuis le 24 mai jusqu'au 1"' juin 1871.
< La conclusion forcée ne peut en aucun cas être favorable à l'inculpé, qu'on trouve en possession de soi-disant économies assez exagérées ; mais il a réponse à tout et il assure que ses dépenses journalières ne se sont jamais élevées à plus de 2 fr. 50 par jour, et qu'il a été payé de son traitement jusqu'au 10 juin inclus.
a II serait plus simple de convenir qu'on s'est partagé la caisse avant de se séparer, après avoir brûlé le registre-journal des comptes courants.
< Il ne présente pas de raison plus sérieuse au sujet de la montre de marine, qu'il aurait arrachée, assure-t-il, dans la nuit du 23 au 24 mai, des mains d'un certain mousse qui venait de la voler. Mais, dans cette nuit même, que d'occasions l'accusé n'a-t-il pas eues de la remettre, même contre reçu, soit à M. Gablin, soit à d'autres aussi autorisés? Pourquoi ne l'a-t-il pas fait?
« Quand le 22 mai, de grand matin, on fut certain à la délégation de la marine que l'armée s'avançait dans Paris, la peur s'empara de tous les fonctionnaires de la Commune, qui décampèrent dans différentes directions.
c Le 30" bataillon de Bclleville, qui faisait le service en permanence, prit la fuite avec les autres, et pendant quelques heures H. Mahé, médecin de marine, chef de l'ambulance, ainsi que tous les serviteurs dévoués qui par devoir étaient restés à leur poste, purent espérer être délivrés pour toujours de la bande de misérables qui les avaient ^vahis ; cependant leur soulagement ne fut pas de longue durée, car, vers dix ou onze heures du matin, ils voient reparaître plusieurs bataillons insurges et avec eux l'accusé Matillon que le Comité de salut public venait de nommer commandant de la marine.
a Un colonel Brunel alla s'installer avec son étât-major au n" 21 de la rue Royale, dans l'établissement connu sous le nom de c Taverne anglaise ».
« Le 169* bataillon envahit le cercle, rue Royale n» 1. La redoute
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de la place de la Concorde, construite à l'entrée de la rue de Rivoli, ainsi que toutes les barricades fermant les accès de la rue Royale, furent armées et occupées.
c L'inculpé, qui avait avec lui les hommes provenant de l'équipage de la flottille, canonniers et fusiliers, et le 135* bataillon, fit connaître qu'il était chargé de la défense du ministère et qu'en sa qualité d'ancien sous-officier de spahis, il saurait bien se tirer d'affaire.
< Le témoin Fauconnier rapporte que Matillon alla lui-même donner ses instructions aux artilleurs fédérés, leur prescrivant de pointer leurs pièces sur le Palais de l'Industrie et sur le ministère des affaires étrangères, et il leur promit des bombes à pétrole qu'il allait se faire envoyer soit de la délégation à la guerre, soit de l'Hôtel de Ville.
M. Berthaudin l'a vu ce jour même se tenir en conmiunication et s'entendre avec le commandant fédéré du 109* bataillon. Enfin, M. Gablin afGrme que Matillon se montra jusqu'à la fin combattant décidé, exécutant tous les ordres que la Commune lui faisait parvenir.
< Les insurgés entretinrent un feu incessant toute la journée du 22 et toute la nuit suivante. Le vin ne manquait pas derrière les barricades et ils étaient surexcités par la présence et les caresses de filles perdues de mœurs, attachées à leurs bandes en qualité d'ambulancières ou de vivandières.
a Le mardi 23, dans la matinée, l'armée occupait le Palais de l'Industrie; elle s'était avancée par la rue du Faubourg-Saint-Honoré presque en avant du palais de TElysée et elle était maitresse de tout le boulevard Malesherbes jusqu'à la Madeleine. Entre deux et trois heures de l'après-midi, ses tirailleurs étaient parvenus à occuper quelques fenêtres donnant sur la place de la Madeleine et leur feu plongeant vint subitement mettre la déroute parmi les défenseurs de la rue Royale.
< On sait que l'ordre formel du Comité de salut public était d'incendier la rue Royale afin d'arrêter le plus longtemps possible les progrès de l'ai^mée régulière. Les renseignements recueillis dans celte information permettent de préciser la direction que l'inculpé a su imprimer aux incendiaires, et les moyens qui ont été employés par lui pour en assurer l'exécution.
c A deux heures de l'après-midi, M. BertLaudin a revu Matillon en observation avec le commandant du 109* bataillon ; il paraissait alors plus animé que la veille, et l'air d'autorité et de commandement qu'il prenait lorsqu'on s'approchait de lui, fit supposer aia témoin qu'il avait devant les yeux un membre de la Commune.
c Mme Lambert, de son côté, a vu l'accusé dans celte après-midi, malgré la fusillade, traverser la rue Royale à trois reprises différentes. Matillon reconnaît que c'élait dans le but de faire évacuer les
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maisons sacrifiées à la défense, el qu*il s'était particulièrement intéressé au personnel de l'établissement de la Tayerne anglaise où venait de se déclarer, afQrrae-t-il, un commencement d'incendie allumé par les obus de Tarmée.
« L'incendie de la Taverne anglaise n*a jamais été occasionné par les obus de l'armée régulière, mais bien par le pétrole des insurgés, et cela beaucoup plus tard, dans la nuit du 23 au 24, vers une heure du matin. (Déclaration de Mme Weber.)
c Et si l'inculpé voulait expliquer sincèrement son activité si bien remarquée, il avouerait qu'il avait intérêt à aller s'assurer par lui-même de la situation de l'armée, et qu'il allait se concerter avec Brunel sur la nécessité pressante de iaire commencer les indendies.
« En effet, vers trois heures de l'après-midi, une panique se ma* nifesta dans l'intérieur de l'hôtel du ministère ; les fédérés se mettaient à battre en retraite par la rue Saint-Florentin, mais l'inculpé courut les retenir et, étant parvenu à les arrêter dans la cour, il leur persuada qu'il fallait résister; qu'il avait demandé du pétrole à l'Hôtel de Yille et que ce pétrole ne tarderait pas à arriver.
a 11 leur fit faire une distribution de vin et de biscuit.
a Puis il prit soin d'aller lui-même les embusquer aux fenêtres et, pour donner l'exemple, il se mit à tirer avec eux plusieurs coups * de feu dans la direction de la troupe.
c Quelques instants plus tard, les insurgés purent voir sortir du ministère, traînée par deux fédérés, une petite voiture à bras chai^ gée de deux touries de pétrole. La voiture s'arrêta devant la maison où habite Mrne Maréchal, 15, rue Royale. Le pétrole fut répandu dans la maison même, et les flammes ne tardèrent pas à jaillir par les fenêtres du premier étage.
c Le pétrole, en réserve au ministère, était livré aux incendiaires. L'œuvre de destruction allait s'étendre sans interruption aux mai* sons de la rue Royale portant les n<*« 15, 16, 17, 19, 21, et 1, 2, 5 de la rue du Faubonrg-Saint-Honoré.
a La provision aimoncce par Matillon ne tarda pas à arriver sur un camion, expédiée du grand dépôt central de l'Hôtel de Yille.
« Le feu ne prenait pas assez rapidement au gré des fédérés. Ils vinrent chercher une pompe qu'ils voulurent remplir de pétrole, et comme le jeu de cette pompe ne leur donnait pas le résultat attendu, ils retournèrent en chercher une seconde. Ils s'adressèrent même à l'inculpé pour se faire délivrer un eutonnohr, afin de faciliter l'opération du remplissage.
« Celui-ci les envoya à M. Fauconnier.
a Matillon ne cessa pas de suivre tous ces préparatifs avec intérêt* et pour exciter ces scélérats, il n'hésita pas à s'avancer avec eux jusque sur la porte du ministère.