‹ Les Coréens: Aperçu ethnographique et historiqueChapitre 6 sur 28 · ÉNUMÉRATION DES PEUPLES DE LA CORÉE · texte numérisé non relu

ÉNUMÉRATION DES PEUPLES DE LA CORÉE

Le nom de la Corée a été emprunté à celui d'un étal constitué jadis dans la péninsule coréenne, et que les Chinois appelaient KaO'li\ les Japonais Kaiirai, et les indigènes Koryé. On a cherché à expliquer ce nom d'après la signification des deux signes chinois qui le représentent, et on lui a donné de la sorte le sens de pays de la « Haute-élégance ». Cette étymologie est très douteuse, et il est probable qu'elle repose simplement sur un jeu de mots. Vers la lin de la dynastie des Hariy un homme appelé Kao^ originaire du Fou-yii^ s'empara de la Corée et lui donna le nom chinois de Kao-li qui signifiait « Résidence de Kao». Ce n'est d'ailleurs point sous ce nom que les péninsulaires de l'Extrême -Orient désignent aujourd'hui leur pays. On fait actuellement usage d'un mot

qui est prononcé Tchao-sien par les Chinois^ Tyausen, par les Japonais, Tyo-syen par les indigènes, et qui signifie la « Fraîcheur du Matin ». Cette dénomination remonte aux époques les plus anciennes de la monarchie, ainsi qu'on le verra plus loin.

L'histoire de la Corée, comme celle de la plupart des nations orientales et même européennes, commence par une série d'épisodes fabuleux. Nous voyons apparaître tout d'abord un homme surnaturel qui , rencontré sous un arbre de santal [tan-mouh] * est élu roi par les indigènes.

« Originairement ce pays n'avait point de roi. Vers le temps de Tempereur de Chine Yao', un homme surnaturel vint s'établir sous un arbre de santal; les indigènes en firent leur chef. On l'appela Tan-kiun* « prince du Santal ». Son royaume reçut le nom de Tchao-sien « la Fraîcheur du Matin. » Sa résidence fut d'abord Ping-jang * ; plus tard, il la transporta à Peh-yo*. Dans la huitième année

1. On a placé ici un astériqae * à la suite des noms coréens cités pour la première fois et qui ont été donnés suivant la prononciation chinoise. Les autres noms sont figurés d'après la prononciation en usage chez les indigènes de la péninsule.

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