Lettre citée par M. de Falloux
salon de la rue Neuve-du-Luxembourg et par ses entretiens avec M. de Bonald, M. Molé s'initiait silencieusement par des études philosophiques à la science du gouvernement des peuples. Il s'occupait en même temps d'un travail où il désirait exposer le fruit de ses premières méditations sur les sujets les plus élevés de métaphysique et de morale, combattre les doctrines matérialistes du dix-huitième j^ siècle et aborder les problèmes politiques au point
de vue théorique. Un récent voyage en Angleterre lui avait donné l'occasion de voir fonctionner de près le gouvernement qui lui semblait le mieux approprié aux aspirations légitimes des temps modernes. II hésita longtemps avant de parler à M. Joubert du travail qu'il préparait , mais encouragé par de nombreuses marques d'estime et rendant hommage à la supériorité d'un esprit aussi éminent, il se décida enfm à s'ouvrir de son projet.
La première lettre de M. Molé témoigne de ses hésitations :