‹ Les correspondants de la marquise de Balleroy (volume 2)Chapitre 12 sur 90 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

le nom et la noblesse de sa mère, mais seulement à de très onéreuses conditions, parmi lesquelles figurait la renonciation au tiers de la fortune paternelle.

M. de Gaumartin s'était adjoint d'Hozier pour le seconder dans ces délicates affaires. « Lorsque j\Hois à Ghaalons et que je travaillois aux preuves de la nohk'^so des races principales du pays, estant des amis les plus distingués de feu mon père, M. de Guimurtin me fit venir au mois de décembre 1667, afin do me mettre à portée de m'exercer dans une profi*ssi(>n que je devois suivre dans la suite *. » Il voulut remplir sa mission aussi complètement que possible, et il faut reconnaître que plus d'une fois il montni une rigueur exagérée. Nous en trouvons la preuve dans cette lettre de Mme de Sévigné à sou cousin Uabutin, du 14 août 1668 : « M. de («aiuuartiu met en ordre tous les titres de la noblesse lie f.luuuimgne. Les Goligny, les Étampes et plusiiMus autres ont pani à l'envi. Il en est à nos Rabuluis. Il me |>arolt de conséquence qu'ils aient de quoi se jmrer aussi bien que les autres. M. de Cauuuuiiu a ttit (pfil étoit persuadé qu'il y avoit des

1. CtMU' iioio tv^i on xèie du manuscrit de d'Hozier (cabiœt iliw iMii*s« Onirinaux, t7l5\ dans lequel il consigna toutes S6S l'tMiianiiioH !iiir U\ rtvhoroho; on y trouve les indications les plus |)ii|ii(inlos oi les pnni>0!» do U\ fadlitê avec laquelle i cette éf)oque on iv«*iMiriiii {^ dos ao(os l'aux ou falsifia pour appuyer les prétenlion> itolMliatn^s.

INTRODUCTION iiiv

[ titres pour deux noblesses : cette exagération préleiirfue m'a paru une mi^disance. » Et, le 28, elle lui répond : " J'ai reçu ce que vous m'avez envoyé, touchant notre maison ; je suis entêtée de cette folie.

kM. de Caumartiu est bieu curieux do ces recherches. Jl y a plaisir on ces occasions de ne rien oublier; ^les ne se rencontrent pas tous les jours. » L Caumartiu eut encore d'autres graves préoccupations dans sou intendance, causées par les progrès du jansénisme, dont révéque de Chàlons, Vialari de Herse, était passablement imbu. En 1671, il eut l'honneur de recevoir la cour à l'occasion du mariage du duc d'Orléans avec la princesse PalatiLie, qui fut célébré le 8 novembre dans la cathédrale de Chàlons. Nommé conseiller d'État au mois de mars

ti672, il quitta peu après l'intendance de Champagne, OÙ il laissa les meilleurs souvenirs. Il rentra alors à Paris, où il allait pnnidre une place considérahie dans la société par son esprit élevé et cultivé, et dans

tie gouvernement, où son habitude des affaires lui donnait une situation importante. Il passa désormais ses hivers à Paris et ses étés dans son château de Boissy-Saint-Léger , près de Grosbois. Cette pro- •iétt^ était, paraît-il, charmante. A propos de la tiite d'adieu au cardinal de Rotz qu'elle alla y faire I mois de juillet 1670, Mme de Sévigné dit qu'elle y causa dans le plus agréable bois du monde »;

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