‹ Les correspondants de la marquise de Balleroy (volume 2)Chapitre 13 sur 90 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

elle était elle-même très bien avec GaumartiD, si Ton en juge par la liberté de langage du grave magistrat plaisantant avec la marquise, par exemple à propos de la tentative de suicide de la Brinvilliers ^ Cette liaison s'explique par la parenté de M. de Caumartin avec le comte de Guitaut, qui avait épousé Mlle de Verthamon, sœur de la seconde femme de Tancien intendant de Châlons. M. de Guitaut habitait Ëpoisse, en Bourgogne, où Caumartin venait assez souvent. Il était lié encore avec le marquis de Pomponne, et il était chez ce dernier avec la marquise de Sévigné, quand Pomponne, <r parti le matin de cette maison ministre et secrétaire d'État, revint le soir de Paris dénué de tout et simple particulier. » Mais cette intimité se refroidit singulièrement. Une première fois Mme de Sévigné écrivait à M. de Guitaut : <( Vous ferez très sagement et très politiquement de ne rien révéler de ce que vous savez à M. de Caumartin » (7 octobre 1679). Puis, le 7 mars suivant: « Je n'ai apparemment point su cette dernière maladie de madame votre femme. M. de Caumartin ne me voit point et ne m'a pas crue digne de me donner part d'une nouvelle où je prends tant d'intérêt. » De ce moment, elle ne parle plus de lui dans sa vo-

i. Lettre du 6 mai 1676.

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lumineuse correspondance. Nous croyons qu'il faut attribuer cette brouille au caractère de Mme de Gaumartin, au sujet de laquelle la marquise disait à sa flUe le 12 octobre 1677, eu parlant aussi de la comtesse de Guitaut : a Ces deux sœurs-là ont dVtrauges têtes ; quoique la Guitaut soit pleine de mille bonnes choses, il y a toujours la marque de l'ouvrier. »

Deux fois Gaumartin fut envoyé, en 1682 et en 1683, comme commissaire aux états de Bourgogne. Il mourut il Paris d'une attaque d'apoplexie, comme son père, le 3 mars 1687, sans que Mme de Sévigné ait mentionné même ce triste événement. Sa femme lui survécut jusqu'au 23 octobre 1722, et il en est souvent question dans les lettres de Mme de Balleroy. Ils avaient eu de nombreux enfants : quatre fils et six filles, outre le fils né du premier mariage; celles-ci , grâce à leur frère aîm'' , contractèrent toutes de brillants mariages, ce qui fit dire à Mme de Sévigné, dans une lettre du 7 août 1675 à Mme de Guitaut : " M. de Gaumartin vous mariera toutes TDS nièces, quand il y en auroit une douzaine ' ! "

1, Os eiiranL« furent, outre Louis-Crbaiti ;

lo Louis- François, dont nous parlerons uprés son fi-ère alité;

2° Jean-Paul-Franc;f.i9 (10 décembre IWiS — 30 août 1733), d'abord chevalier de Mullc, puis cnlrè dans les ordres, abbé de Buzas et doyen du ctiapiire de Tours, dont nous nous occuperons plus tard aussi ;

8° Félix, seigneur de Méiy, enseigne de vaisseau en 16^, mort capitaine de frégate le 18 février, en 1096;

(o Paui-Victor-.\iigiiste, seigneur d' A rgouges, chevalier de Malte,

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